
Washington retarde une escalade majeure contre Téhéran, tout en maintenant la pression militaire et diplomatique
Donald Trump a indiqué n’avoir pas encore décidé de lancer des frappes de grande ampleur contre l’Iran, jugeant que les négociations en cours montrent un Téhéran « de plus en plus sérieux ».
Le président des États-Unis a déclaré vendredi 24 juillet qu’il n’avait « pas pris de décision » quant à une opération militaire d’envergure contre l’Iran, tout en soulignant que les forces américaines restaient « prêtes à agir ». Selon des propos rapportés depuis le Bureau ovale par plusieurs agences, M. Trump a estimé que les dirigeants iraniens se montraient « de plus en plus sérieux » dans les pourparlers, « peut-être pour une raison évidente », en référence aux treize nuits consécutives de frappes américaines ayant suivi l’effondrement du cessez-le-feu. Washington a présenté deux voies de sortie du conflit : une intensification de la campagne militaire, pouvant aller jusqu’à « éliminer tout ce qu’ils ont », ou une « stratégie plus intelligente » passant par un accord diplomatique.
Du côté de Téhéran, le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi a imputé l’insécurité dans le détroit d’Ormuz au « recul des États-Unis par rapport à leurs engagements » et au blocage de la mise en œuvre du mémorandum d’entente dit d’Islamabad. Lors de rencontres en marge d’un sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai au Kirghizistan, M. Araghchi a échangé avec son homologue chinois Wang Yi, qui a appelé à une reprise rapide des négociations et à l’application de ce mémorandum, estimant que « la porte des négociations, une fois ouverte, ne doit pas être refermée ». Le chef de la diplomatie iranienne s’est également entretenu avec ses homologues omanais, pakistanais et russe, réaffirmant la détermination de l’Iran à défendre sa souveraineté tout en se disant prêt à une issue diplomatique.
Le conflit, qui entre dans son cinquième mois, pèse sur la popularité du Parti républicain à l’approche des élections législatives américaines de novembre, selon des analyses relayées par la presse internationale. Sur le plan militaire, les frappes américaines visent à empêcher la fermeture du détroit d’Ormuz, tandis que l’Iran a riposté par des attaques contre des bases américaines en Irak, au Koweït, à Bahreïn et en Jordanie, qui auraient causé la mort de quatre militaires américains. Les Gardiens de la révolution iraniens ont revendiqué des tirs contre des infrastructures liées à la Ve Flotte à Bahreïn, ainsi que contre un centre de données d’Amazon, allégation non confirmée par l’entreprise ou les autorités bahreïnies. Parallèlement, le conflit s’est élargi au Yémen, où les rebelles houthis, soutenus par l’Iran, ont décrété un blocus maritime contre l’Arabie saoudite et attaqué des pétroliers en mer Rouge, entraînant des frappes de représailles saoudiennes sur le port d’Hodeïda.
M. Trump a par ailleurs affirmé que la Russie et la Chine ne fournissaient pas d’armes à l’Iran, en dépit d’informations de presse évoquant un partage de renseignements. « Le président Xi a dit qu’il ne participerait pas, et le président Poutine a dit la même chose. Je leur fais confiance », a-t-il déclaré. La prochaine étape diplomatique attendue est la visite du premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou à la Maison Blanche, prévue mardi 28 juillet, alors que les cours du brut ont brièvement dépassé les 100 dollars le baril avant de refluer.
| Presse atlantique / anglosphère | 0.00 | neutral |
|---|---|---|
| Presse arabe Levant-Maghreb | +0.50 | aligned |
| Presse latino-américaine | +0.40 | aligned |
US media report that Trump ordered a halt to further strikes on Iran after initial extensive bombing, indicating a shift to diplomatic efforts. The coverage focuses on the scale of the military operation and the conditional nature of the pause, signaling that military action could resume if diplomacy fails.
Arab media highlight Trump's decision to halt strikes as a victory for diplomacy, framing it as a wise move that opens the door for negotiations and de-escalation in the region. The narrative emphasizes the potential for a peaceful resolution and downplays the preceding military actions.
Latin American media frame Trump's move as part of a broader strategy to broker a historic peace between Israel and Saudi Arabia, linking the Iran nuclear issue to regional normalization. The narrative portrays Trump as a master negotiator using military pressure to achieve diplomatic breakthroughs.
Élargis ton regard
Iran et Oman finalisent un accord temporaire sur le détroit d’Ormuz, Washington sous pression
4 langues · 30 sources
Depuis Economy & MarketsProvisionnement en hausse : les banques émergentes entre expansion du crédit et dégradation des actifs
2 langues · 6 sources
Depuis TechnologyAmazon confirme une centrale à gaz géante au Texas pour ses data centers
4 langues · 10 sources