
Damas cherche un accord sécuritaire avec Israël sans renoncer au Golan
Le président syrien par intérim Ahmed Al-Sharaa a annoncé des négociations avec Israël, tandis que l’ONU réaffirme la souveraineté syrienne sur le plateau du Golan.
Dans un entretien accordé à la chaîne Al Jazeera, le président syrien par intérim Ahmed Al-Sharaa a déclaré que Damas œuvrait, avec la participation de plusieurs pays, à la conclusion d’un accord sécuritaire avec Israël. Selon ses propos, relayés par la presse régionale, un tel accord pourrait servir de prélude à une paix globale, sans que la Syrie n’abandonne ses droits sur le Golan occupé. Le dirigeant a insisté sur l’absence d’intérêt syrien pour un affrontement direct avec l’État hébreu, tout en exprimant sa crainte d’un élargissement du conflit dans la région.
Cette annonce intervient alors que le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, effectuait sa première visite à Damas depuis 2009. Lors d’une conférence de presse conjointe avec le ministre syrien des Affaires étrangères, il a rappelé que « le Golan est un territoire syrien » et a qualifié d’inacceptables les violations de la souveraineté syrienne, appelant à leur cessation immédiate. M. Guterres a également plaidé pour un soutien international à la reconstruction du pays, soulignant qu’aucun État ne peut se relever seul d’un conflit aussi dévastateur.
Concernant le Liban voisin, M. Al-Sharaa a exclu toute intervention militaire syrienne et a réitéré son appui au monopole de l’État libanais sur les armes et les décisions de guerre ou de paix. Selon des informations publiées par le quotidien libanais Al-Akhbar et reprises par des médias iraniens, le président syrien aurait rejeté une demande américaine d’intervenir contre le Hezbollah, tout en recevant des mises en garde de responsables irakiens quant aux conséquences d’une déstabilisation du Liban depuis le territoire syrien. Damas considère que tout chaos au Liban aurait des répercussions directes sur la Syrie.
Sur le plan intérieur, le chef de l’exécutif provisoire a lié l’efficacité d’une levée des sanctions économiques au retrait de la Syrie de la liste des États soutenant le terrorisme, tout en reconnaissant des lenteurs dans la mise en œuvre de l’accord avec les forces kurdes. Les discussions avec la Russie sur l’avenir de ses bases militaires en Syrie se poursuivent, tandis que les relations avec Bagdad connaissent une amélioration continue. Le dossier sécuritaire avec Israël reste à l’état de négociations exploratoires, sans calendrier annoncé.
| Presse iranienne et apparentée | +0.30 | aligned |
|---|---|---|
| Presse israélienne | −0.40 | critical |
| Presse arabe Levant-Maghreb | +0.50 | aligned |
| Presse d'Asie du Sud-Est | 0.00 | neutral |
Syria, strengthened by its resistance, seeks security agreements with Israel without conceding on Golan sovereignty. The UN reaffirms Syrian rights, isolating Israeli claims. This move reasserts the legitimacy of the struggle against occupation.
Syria's pursuit of a security agreement is seen as a tactical move to buy time, while terrorist threats from the West Bank and Golan remain high. The UN reaffirmation weakens Israel's position. The situation is tense and potentially dangerous.
Syria seeks a security agreement without compromising Golan sovereignty, and the UN confirms international law. This is a step against Israeli occupation in a context of regional resistance. The international community must support Syria.
The UN Secretary-General visits Damascus for the first time since 2009, pledging support for Syrian recovery. The reaffirmation of Golan sovereignty is part of the standard UN position. Syria seeks a security agreement with Israel, but details remain vague.
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