
L'Irak valide un oléoduc vers la Syrie pour s'affranchir du détroit d'Ormuz
Le gouvernement irakien a approuvé un mémorandum d'entente avec Damas pour un pipeline reliant ses champs pétroliers à la Méditerranée, cherchant une alternative à la voie maritime bloquée.
Le Conseil des ministres irakien a approuvé, samedi 25 juillet, un projet de pipeline destiné à acheminer du pétrole brut vers la Méditerranée via le territoire syrien, rapportent les quotidiens An-Nahar et Kommersant. Le gouvernement a autorisé le directeur général de la Basra Oil Company à signer un mémorandum d'entente avec le ministère syrien de l'Énergie, officialisant la relance d'un projet visant à diversifier les voies d'exportation du brut irakien.
Cette décision répond à l'arrêt des exportations par les ports du sud, consécutif au blocage du détroit d'Ormuz après l'opération militaire américano-israélienne contre l'Iran en février 2026, comme le rappelle Kommersant. Le ministre irakien du Pétrole, Bassem Mohammed Khoudair, a souligné lors d'une réunion de crise la nécessité de « trouver des alternatives » pour garantir la continuité des flux, selon An-Nahar. Pour Damas, le pipeline promet des recettes de transit et des investissements dans les infrastructures, indique The National, cité par Interfax. Des discussions ont eu lieu en juillet entre l'émissaire américain Tom Barrack et des responsables syriens et irakiens au sujet de ces approvisionnements contournant Ormuz.
L'initiative s'inscrit dans une recomposition régionale des routes énergétiques. D'après une analyse de CNN Arabic, les États du Golfe accélèrent les projets de pipelines pour réduire leur dépendance à un passage par où transitaient, avant la guerre, près de 23 millions de barils de produits énergétiques par jour. La banque Goldman Sachs estime que ces itinéraires de contournement pourraient acheminer environ 60 % du pétrole qui transitait par Ormuz d'ici fin 2028. Le volet irako-syrien, évalué par la même source à un potentiel de 2 à 3 millions de barils par jour, viendrait compléter l'expansion du pipeline Est-Ouest saoudien et le doublement des capacités émiraties. Tom Barrack a déclaré que ces projets visent à rendre le détroit « secondaire » d'ici 2030, précise CNN Arabic.
Le mémorandum ne précise ni le calendrier, ni la capacité, ni le financement du futur ouvrage, relèvent plusieurs médias. Parallèlement, Bagdad a approuvé un mémorandum avec un consortium mené par ConocoPhillips pour le développement du champ gazier d'Akkaz, et le ministre du Pétrole a annoncé la signature de sept contrats majeurs avec des entreprises américaines, dont Chevron et Halliburton, pour un montant dépassant 200 milliards de dollars. La signature du mémorandum avec Damas est désormais autorisée, mais aucune date n'a été communiquée.
| Presse israélienne | −0.70 | critical |
|---|---|---|
| Presse arabe Levant-Maghreb | +0.20 | neutral |
| Presse atlantique / anglosphère | 0.00 | neutral |
The Iraq-Syria pipeline is a strategic threat. Israel views it as bolstering the Iranian axis, bypassing sanctions and prolonging the war. The project is condemned as a hostile act amid military escalation.
The new pipeline from Iraq to Syria is a pragmatic step to bypass the Hormuz blockade. It promotes regional economic integration and eases pressure on the Levant. It is welcomed as a move of resilience against external pressures.
The pipeline is a market-driven response to geopolitical risks, potentially altering global oil flows and reducing dependence on the Strait of Hormuz. Financial analysts focus on its impact on supply diversification and price stability.
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