
Des orques du golfe de Californie filmées en train d'éventrer des poissons-lunes à coups de bélier
Des scientifiques ont observé des orques percuter à grande vitesse des poissons-lunes morts, une technique inédite qui pourrait servir à nourrir les juvéniles ou à jouer.
Des orques (Orcinus orca) ont été filmées en train de percuter à grande vitesse des carcasses de poissons-lunes (Masturus lanceolatus) dans le golfe de Californie, une technique de fragmentation jamais décrite auparavant, selon une étude publiée dans la revue Frontiers in Ethology. Les images, capturées en 2024 et 2025 par des chercheurs, montrent une femelle tenant un poisson-lune mort par la nageoire tandis qu’un mâle fonce vers elle et le heurte de la tête, provoquant une explosion de tissus. Les scientifiques ont observé que les fragments ainsi créés étaient ensuite consommés par les jeunes orques, tandis que les adultes se nourrissaient des parties restantes du corps.
Selon Erick Higuera, biologiste marin et coauteur de l’étude, cette fragmentation par impact faciliterait l’accès à la nourriture pour les juvéniles, qui ne possèdent pas la force de mâchoire des adultes pour déchirer la peau dense et caoutchouteuse du poisson-lune, un poisson qui peut peser jusqu’à deux tonnes et mesurer plus de trois mètres de long. Kathryn Ayres, autre coautrice, a précisé que les orques lâchent le poisson juste avant l’impact, ce qui suggère une coordination précise. Les chercheurs estiment que ce comportement pourrait aussi avoir une fonction sociale, servant de jeu ou d’exercice d’apprentissage pour les jeunes.
Les orques de cette région, notamment un groupe mené par un mâle nommé Moctezuma, sont déjà connues pour chasser les requins et les raies. Cette nouvelle observation s’ajoute à un catalogue croissant de techniques de prédation dans le golfe de Californie. Les scientifiques soulignent que le bélier n’est pas utilisé pour tuer la proie, mais pour la traiter après la mort, et que les carcasses restent en grande partie intactes après l’impact.
Les auteurs de l’étude espèrent pouvoir observer davantage d’interactions avec des poissons-lunes pour déterminer la signification exacte de ce comportement au sein des populations d’orques. « Nous continuons à voir de nouvelles techniques de chasse et de traitement des proies », a déclaré Kathryn Ayres, ajoutant que les orques restent « l’un des prédateurs marins les plus emblématiques du monde, et pourtant elles continuent de nous surprendre ».
| Presse atlantique / anglosphère | 0.00 | neutral |
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| Presse russe et CEI | −0.20 | neutral |
| Presse latino-américaine | +0.20 | neutral |
Orcas ramming sunfish in the Gulf of California are reported as a rare natural phenomenon, with emphasis on ecological balance and behavioral studies. Coverage avoids alarm, presenting it as a fascinating display of predator intelligence.
The story is presented as a trivial distraction from real issues like US imperialism or the Ukrainian crisis. The tone is dismissive, implying Western media fabricate nature stories to divert attention.
The event is reported with a mix of local pride in marine biodiversity and concern for fishing communities. It is framed as an ecological curiosity that underscores the need to protect the Gulf.
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