
Moscou déploie le missile Sarmat : une escalade nucléaire aux répercussions mondiales
La Russie teste avec succès le missile intercontinental Sarmat, vanté comme le plus puissant au monde, et promet une modernisation accélérée de sa triade nucléaire.
Le 12 mai, Vladimir Poutine a salué le tir d’essai réussi du missile balistique intercontinental RS-28 Sarmat, qualifié par le Kremlin de « système le plus puissant au monde ». Devant les ingénieurs de l’Institut de thermique de Moscou, le président russe a annoncé que ce missile entrerait en service d’ici la fin de l’année 2024, tout en promettant de poursuivre la modernisation des forces nucléaires stratégiques. Conçu pour remplacer l’antique Voevoda soviétique, le Sarmat affiche une portée exceptionnelle de 35 000 kilomètres et une capacité de charge utile quadruple par rapport à tout équivalent occidental, selon les autorités russes. Le tir a été précédé d’une notification aux États-Unis conformément aux accords bilatéraux, mais Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin, a indiqué n’avoir reçu aucune réaction officielle de Washington — tout en notant « l’émoi » dans la presse occidentale, preuve selon lui que l’Occident mesure l’enjeu de cette démonstration de force.
Du côté atlantique, les analyses oscillent entre constat technique et inquiétude stratégique. L’administration américaine n’a pas commenté officiellement, mais des experts militaires cités par la presse anglo-saxonne soulignent que le Sarmat, avec ses têtes multiples et sa capacité à contourner les systèmes antimissiles actuels et futurs, constitue un bond qualitatif. Denis Mantourov, premier vice-Premier ministre, a revendiqué une avance technologique d’« au moins plusieurs années » sur les homologues américains. Cette vantardise russe s’inscrit dans un récit plus large de renaissance industrielle : Poutine a révélé que la production manufacturière a augmenté de 12 % par rapport au niveau d’avant les sanctions de 2021, et a appelé à supprimer la distinction artificielle entre entreprises civiles et militaires pour accélérer l’innovation. Sur le plan diplomatique, Pékin s’est contenté de « prendre note » du tir, tandis que les médias iraniens ont amplifié le message comme une riposte aux violations américaines des traités de désarmement, lui donnant une dimension de rééquilibrage géopolitique.
Au-delà de la démonstration technique, ce tir intervient dans un contexte de délitement des accords de maîtrise des armements. Les analystes européens et canadiens rappellent que Washington s’est retiré du traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire en 2019 et que le New START est en sursis. La mise en service du Sarmat, que Moscou destine à être déployé en silos fixes et mobiles, pourrait durcir les positions en vue d’éventuelles négociations. Pour la francophonie, notamment en Afrique et en Belgique où les questions de non-prolifération sont suivies de près, cette escalade ravive le spectre d’une nouvelle course aux armements, d’autant que la Russie a officiellement suspendu sa participation au New START en février 2023. L’avenir proche dira si cette capacité nouvelle est un outil de dissuasion ou le prélude à une ère où le parapluie nucléaire s’étend à des théâtres jusqu’ici sanctuarisés.
| Presse russe et CEI | +0.90 | aligned |
|---|---|---|
| Presse européenne continentale | −0.50 | critical |
| Presse iranienne et apparentée | +0.80 | aligned |
| Presse chinoise | +0.50 | aligned |
La Russie a procédé avec succès au tir d'essai du missile balistique intercontinental Sarmat, qualifié par Poutine de plus puissant au monde. Le premier régiment équipé de ce système entrera en service d'ici fin 2026, renforçant la dissuasion stratégique. Moscou a notifié au préalable les États-Unis et d'autres pays, respectant les accords internationaux.
La Russie a testé le missile Sarmat, surnommé 'Satan-2' en Occident, avec une portée annoncée de plus de 35 000 km et la capacité d'emporter plusieurs têtes nucléaires. Ce tir intervient après l'expiration du traité New START, suscitant des inquiétudes sur une course aux armements. Les experts y voient un signal de défi envers l'Occident.
La Russie a testé avec succès le missile Sarmat, qualifié par Poutine de système le plus puissant au monde, avec une portée dépassant 35 000 km. Le président a souligné que le missile peut emporter des ogives nucléaires d'une puissance totale quatre fois supérieure à tout équivalent occidental. Ce test montre la capacité de Moscou à contrer les menaces à la sécurité nationale.
La Russie a testé un nouveau missile balistique intercontinental à capacité nucléaire, le Sarmat, que Poutine a qualifié de plus puissant au monde. Le missile entrera en service d'ici la fin de l'année dans le cadre de la modernisation des forces nucléaires russes. Ce test intervient dans un contexte de tensions avec l'Occident et d'expiration du traité New START.
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