
Face à la crise pétrolière, le Brésil et la Russie subventionnent le diesel
Les deux pays déploient des mécanismes de soutien aux importations pour contenir les prix, sur fond de conflit au Moyen-Orient et d’attaques sur les raffineries russes.
La résurgence des affrontements entre les États-Unis et l’Iran, après l’échec du mémorandum de juin sur le détroit d’Ormuz, ravive l’instabilité des marchés pétroliers mondiaux. Cette voie de passage stratégique, essentielle au transport d’hydrocarbures, est redevenue un point de tension, poussant plusieurs États à intervenir directement sur les prix intérieurs des carburants. Le Brésil et la Russie, confrontés à des réalités économiques et géopolitiques distinctes, ont chacun annoncé le 17 juillet des dispositifs de subvention ciblant le diesel.
Au Brésil, le président du Sénat a prorogé de soixante jours la mesure provisoire autorisant le versement d’une aide de 1,12 réal par litre de diesel routier aux producteurs et importateurs agréés par l’Agence nationale du pétrole. Le mécanisme, en vigueur depuis juin et valable jusqu’à fin décembre, impose aux bénéficiaires de répercuter intégralement cette réduction sur leurs prix de vente. Selon les autorités brésiliennes, l’objectif est de stabiliser l’offre et les tarifs face au choc provoqué par la guerre au Moyen-Orient. Le coût mensuel de cette subvention était estimé en mai à 1,7 milliard de réaux pour le seul diesel, dans le cadre d’un ensemble de mesures pesant près de 2,9 milliards de réaux par mois.
En Russie, le gouvernement a étendu au gazole le mécanisme de « démperf » à l’importation, déjà en vigueur pour l’essence. Ce dispositif fiscal, inscrit dans un projet d’amendement au Code des impôts, prévoit le versement d’une compensation aux importateurs lorsque le pays impose une interdiction d’exporter du diesel, du kérosène ou des distillats moyens. D’après le ministère de l’Énergie, il s’agit de créer un incitatif économique pour attirer rapidement des volumes supplémentaires depuis l’étranger, en préservant la rentabilité de ces opérations. La mesure intervient alors que la Russie fait face à des pénuries régionales de carburant : selon les médias économiques russes, plus de 80 régions ont instauré des restrictions de vente à la pompe, conséquence des arrêts répétés de raffineries endommagées par des attaques de drones ukrainiens et d’une demande saisonnière soutenue.
Le Bélarus, principal fournisseur de produits pétroliers de la Russie, a vu ses exportations d’essence vers ce pays multipliées par vingt au premier semestre, atteignant un niveau record en juin. Les milieux économiques biélorusses soulignent que cette réorientation des flux, économiquement avantageuse compte tenu des prix élevés pratiqués en Russie, ne devrait pas provoquer de pénurie interne, le secteur étant étroitement contrôlé par l’État. Les deux grands ensembles régionaux suivent désormais des trajectoires de court terme : le Congrès brésilien doit examiner la mesure provisoire dans un délai de soixante jours, tandis que la Douma russe s’apprête à débattre des amendements fiscaux, dans un contexte où la volatilité des approvisionnements mondiaux reste entière.
| Presse russe et CEI | +0.60 | aligned |
|---|---|---|
| Presse latino-américaine | 0.00 | neutral |
| Presse atlantique / anglosphère | −0.30 | critical |
The Russian government extends the import compensation mechanism for diesel, ensuring price stability and supply.
Emphasizes the technical necessity and speed of government intervention, presenting the measure as a logical and inevitable solution to prevent crises.
Does not mention possible criticisms or negative effects such as increased import dependence or budget costs.
The Brazilian Congress extends the provisional measure for the diesel subsidy, maintaining the value of R$ 1.12 per liter.
Simply reports the procedural facts without comment, lending authority through the citation of official dates and figures.
Does not discuss the broader political or economic implications of the subsidy, nor any opposition.
Belarus exports record volumes of gasoline to Russia, raising fears of shortage and domestic price increases.
Uses record export data and expert opinions to create a sense of urgency and potential crisis.
Does not mention Russia's reasons for expanding the damping mechanism, nor the context of sanctions or refining issues.
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