
Foire d’Alger : 781 exposants et une Afrique en quête de souveraineté sur ses ressources
La 57e Foire internationale d’Alger illustre la dynamique industrielle algérienne, tandis que la RDC et le Congo-Brazzaville cherchent à reprendre le contrôle de leurs données géologiques et de leurs hydrocarbures.
L’inauguration de la 57e Foire internationale d’Alger par le président Abdelmadjid Tebboune a rassemblé 781 exposants de 36 pays, sur 35 347 m², avec l’Espagne comme invité d’honneur. Placée sous le thème « Confiance et stabilité pour une croissance durable », la manifestation a été le cadre d’une déclaration présidentielle : l’Algérie « ne devrait plus importer de pièces détachées », sauf les composants très techniques. Cette affirmation s’appuie sur des données sectorielles : le pays couvre 82 % de ses besoins en médicaments grâce à 250 unités pharmaceutiques, et 100 nouveaux projets d’investissement sont en cours d’examen, majoritairement dans la production de médicaments et de dispositifs médicaux.
La dynamique s’inscrit dans un environnement réglementaire rénové. La loi sur l’investissement de 2022 et la création de l’Agence algérienne de promotion de l’investissement ont, selon la confédération patronale, accru la confiance des opérateurs étrangers, comme en témoigne la participation de 36 nations. Des lenteurs bureaucratiques demeurent néanmoins, et les milieux d’affaires appellent à accélérer la numérisation des procédures. La foire a servi de plateforme pour esquisser des coopérations : avec le Tchad sur l’exploration gazière et une cimenterie, avec Oman dans la sidérurgie, et pour réaffirmer le soutien à la Tunisie. Les projets ferroviaires, notamment la ligne vers Tamanrasset, illustrent la volonté de désenclaver le sud et de stimuler les échanges intérieurs.
Au-delà de l’Algérie, d’autres pays africains engagent des démarches de souveraineté sur leurs ressources. La République démocratique du Congo (RDC) négocie avec la Belgique la restitution et la numérisation des archives géologiques coloniales, conservées au Musée royal de l’Afrique centrale, afin de renforcer sa « souveraineté géoscientifique » et d’accélérer la découverte de gisements de cobalt, cuivre et lithium. Parallèlement, la société américaine Virtus Minerals, avec le soutien de Washington, a acquis deux mines de cobalt et cuivre en RDC – une première depuis l’accord stratégique bilatéral de décembre 2025, présenté comme une riposte à la domination chinoise sur les minerais critiques. Le Congo-Brazzaville, de son côté, a triplé sa capacité d’exportation de GNL à 3 millions de tonnes par an et adopté un code gazier, tandis que le Venezuela annonce un forum de transactions d’actifs pétroliers pour octobre 2026. Ces initiatives convergent vers une renégociation des termes de l’investissement extractif. La feuille de route RDC-Belgique pour le transfert des données, le développement du corridor de Lobito soutenu par 5 milliards de dollars américains, et les prochains forums énergétiques de Brazzaville et Caracas constitueront autant de jalons pour mesurer la reconfiguration des flux de capitaux et de technologies.
| Presse arabe Levant-Maghreb | +0.20 | neutral |
|---|---|---|
| Presse africaine subsaharienne | +0.30 | aligned |
| Presse du Golfe arabe | +0.10 | neutral |
| Presse chinoise | +0.40 | aligned |
Algeria asserts its sovereignty through concrete partnerships, without waiting for approval from great powers.
By presenting bilateral actions as pragmatic common sense, the narrative normalizes sovereignty as mere resource management.
The role of the Democratic Republic of the Congo and any criticism of Algerian governance are omitted.
Africa builds its resource sovereignty through targeted industrial policies, not rhetorical proclamations.
The narrative turns sovereignty into a technical matter of procurement and investment, stripping it of political connotations.
The specific roles of Algeria and the Democratic Republic of the Congo, as well as regional power dynamics, are omitted.
The Gulf views African resource sovereignty as a matter of market and investment, not politics.
The narrative reduces sovereignty to economic variables, making it plausible that resource control is a function of prices and capital flows.
The political and social dimensions of sovereignty, as well as the role of African state actors, are omitted.
China presents itself as the guarantor of supply chain stability and an indispensable partner for African sovereignty.
The narrative legitimizes China's presence in Africa by presenting it as a systemic necessity, not a unilateral interest.
Negative impacts of Chinese investments, such as debt and environmental conditions, and the role of other actors like the West are omitted.
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