
Gaza : des funérailles collectives pour 112 victimes d’un bombardement israélien, près de trois ans après l’attaque
Les corps, restés prisonniers des décombres depuis novembre 2023, ont été inhumés mardi dans la ville de Gaza, alors que des milliers d’autres dépouilles demeurent ensevelies faute de moyens de déblaiement.
La ville de Gaza a été le théâtre, mardi 4 août 2026, de ce qui est décrit comme les plus grandes funérailles collectives pour une même famille dans l’histoire récente de l’enclave. Cent douze corps, appartenant aux clans Abu Sharia et Al-Hasayna, ont été inhumés après avoir été extraits des ruines d’un immeuble du quartier d’Al-Sabra, bombardé par l’aviation israélienne le 22 novembre 2023. Selon le porte-parole de la Défense civile palestinienne, Mahmoud Basal, l’attaque avait fait plus de 300 morts, dont 44 enfants, et 153 personnes restent à ce jour portées disparues.
D’après les témoignages recueillis par les médias, les victimes s’étaient réfugiées dans un sous-sol après avoir fui de maison en maison. Neuf missiles ont transformé l’abri en tombeau. Les opérations de récupération, entamées dès 2023, n’ont pu s’accélérer que récemment, lorsque les autorités israéliennes ont autorisé l’usage, pendant environ 2 000 heures, d’une pelleteuse et d’une chargeuse louées par le Comité international de la Croix-Rouge. Les restes, souvent réduits à l’état d’ossements mêlés au béton, ont été enveloppés dans des drapeaux palestiniens et portés jusqu’au cimetière Al Mamdani sous une pluie de pétales de roses.
Ce funéraire exceptionnel met en lumière l’ampleur de la crise humanitaire liée à l’impossibilité persistante de déblayer les décombres. Le ministère de la Santé de Gaza estime qu’environ 8 000 corps demeurent prisonniers des gravats à travers la bande côtière. La Défense civile palestinienne, qui dispose de moyens lourds extrêmement limités, attribue ce blocage aux restrictions imposées par Israël, qui continue de classer les engins de chantier comme biens à double usage. Selon l’organisation Save the Children, citée par la presse italienne, le gouvernement israélien bloque également l’entrée d’équipements spécialisés et de ressources médico-légales, rendant l’identification des dépouilles presque impossible.
Ces inhumations interviennent dans un contexte de trêve fragile, entrée en vigueur en octobre 2025, mais régulièrement violée. Le ministère de la Santé de Gaza a recensé 1 254 Palestiniens tués depuis le début du cessez-le-feu, dont 18 lors de frappes aériennes menées au moment même où les corps étaient évacués à Al-Sabra. Face à cette situation, le ministère indonésien des Affaires étrangères a condamné des attaques qui, selon lui, « violent gravement le droit international » et entravent délibérément la mise en œuvre du plan de paix pour Gaza. De son côté, le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a réaffirmé que ses troupes ne se retireraient pas avant le désarmement complet du Hamas, marquant publiquement son désaccord avec un projet américain pour l’avenir de l’enclave.
| Presse d'Asie du Sud-Est | −0.70 | critical |
|---|---|---|
| Presse latino-américaine | −0.60 | critical |
| Presse européenne continentale | −0.50 | critical |
| Presse arabe Levant-Maghreb | −0.70 | critical |
Indonesia condemns the Israeli attack and calls for not worsening the humanitarian crisis.
Indonesia associates the evacuation of bodies with the new strikes to create a sense of continuous violence.
It does not specify that the 112 bodies are from a 2023 attack, not from the recent incursions.
The Abu Sharia and Al-Hasayna families denounce the 2023 Israeli bombing and demand justice.
The description of the 986-day wait turns mourning into an accusation of prolonged suffering.
It does not mention the recent Israeli incursions that killed 18 Palestinians, focusing only on the funeral.
Palestinians and humanitarian organizations emphasize that thousands of bodies are still under rubble due to Israeli restrictions.
The comparison between the 112 recovered bodies and the 8,000 still buried highlights the exceptional nature of the recovery and the systematic obstruction.
It does not refer to the new Israeli incursions ongoing during the funeral.
The Palestinian Ministry of Health denounces Israeli violations of the ceasefire and updates the death toll.
The use of official figures and the term 'martyrs' legitimizes the narrative of resistance and occupation.
It does not mention the collective funeral of the 112 people, focusing only on the aggregate toll.
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