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mardi 28 avril 2026

Grèce : un octogénaire en cavale après une double fusillade au cœur d’Athènes

Une chasse à l’homme d’une ampleur inhabituelle mobilisait mardi les forces de l’ordre athéniennes, à la recherche d’un suspect de 89 ans accusé d’avoir ouvert le feu dans deux bâtiments publics du centre de la capitale grecque, blessant cinq personnes. La nouvelle, reprise par l’ensemble de la presse hellénique et les grands médias internationaux, a sidéré le pays, moins par le nombre des victimes que par le profil de l’assaillant présumé : un homme né avant la Seconde Guerre mondiale, éboueur de métier, qui aurait agi avec un sang-froid glaçant, une carabine à canon scié dissimulée sous son manteau.

Le premier coup a été tiré en fin de matinée dans une agence de l’organisme public d’assurance sociale EFKA, située dans le quartier de Kerameikós. Selon les autorités, l’homme a fait irruption, visé un employé à la jambe, puis quitté les lieux avant même l’arrivée des secours. Des images de vidéosurveillance, relayées par la télévision d’État ERT et abondamment commentées dans la presse européenne, montrent peu après un individu marchant tranquillement dans la rue, l’arme à la main, sans que les passants ne semblent s’alarmer. Ce détail troublant a nourri les analyses des correspondants de la presse anglo-saxonne, qui y voient tant le signe d’une banalisation de la violence que l’impuissance des forces de l’ordre face à un geste prémédité.

Après cette première attaque, le suspect a emprunté un taxi pour parcourir environ cinq kilomètres jusqu’au quartier d’Ampelókipoi. Là, au rez-de-chaussée du palais de justice, il a déchargé une nouvelle série de plombs, blessant légèrement quatre greffières. Il a ensuite abandonné son fusil sur place, accompagné d’enveloppes destinées à des journaux, avant de s’évanouir à pied. Les médias italiens et espagnols, qui suivent le récit avec une attention particulière pour les tensions sociales en Méditerranée, rapportent que ces missives pourraient contenir des revendications liées à un différend sur ses pensions de retraite, hypothèse que la police grecque n’a pas confirmée mais que reprennent plusieurs titres, du South China Morning Post au quotidien indien Mint.

Au-delà du fait divers, l’affaire fait ressurgir en Europe les interrogations sur le désarroi silencieux d’une génération mise à l’épreuve par des décennies de réformes des retraites et d’austérité. Dans les capitales francophones, de Paris à Bruxelles, les commentateurs établissent un parallèle avec la vulnérabilité des systèmes de protection sociale, tandis qu’au Canada et dans plusieurs pays d’Afrique francophone, où les diasporas grecques restent influentes, on redoute l’image d’un État hellénique incapable de prévenir une telle dérive. La presse grecque, elle-même, s’interroge : comment un homme de cet âge, collecteur de déchets sans antécédents judiciaires notables, a-t-il pu se procurer une arme, puis passer à l’acte dans des lieux aussi symboliques que l’agence des assurances sociales et un tribunal ?

Alors que les recherches s’intensifiaient dans les rues d’Athènes, les analyses prospectives esquissaient deux scénarios. D’un côté, une capture rapide sans violence, qui pourrait permettre d’éclairer les motivations exactes et d’évaluer l’impact de la précarité sur les personnes âgées. De l’autre, une cavale prolongée qui nourrirait les discours sur les failles de la sécurité publique et exacerberait le débat, déjà vif au sein de l’Union européenne, sur la nécessité d’un contrôle plus strict des armes à feu détenues par des particuliers, même âgés. L’émotion suscitée par l’âge du suspect a, en tout cas, donné à cette double fusillade une résonance bien au-delà des frontières helléniques, rappelant qu’une société ne se mesure pas seulement à sa croissance, mais à la manière dont elle protège les siens jusqu’au crépuscule de leur existence.

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Grèce : un octogénaire en cavale après une double fusillade au cœur d’Athènes

Une chasse à l’homme d’une ampleur inhabituelle mobilisait mardi les forces de l’ordre athéniennes, à la recherche d’un suspect de 89 ans accusé d’avoir ouvert le feu dans deux bâtiments publics du centre de la capitale grecque, blessant cinq personnes. La nouvelle, reprise par l’ensemble de la presse hellénique et les grands médias internationaux, a sidéré le pays, moins par le nombre des victimes que par le profil de l’assaillant présumé : un homme né avant la Seconde Guerre mondiale, éboueur de métier, qui aurait agi avec un sang-froid glaçant, une carabine à canon scié dissimulée sous son manteau.

Le premier coup a été tiré en fin de matinée dans une agence de l’organisme public d’assurance sociale EFKA, située dans le quartier de Kerameikós. Selon les autorités, l’homme a fait irruption, visé un employé à la jambe, puis quitté les lieux avant même l’arrivée des secours. Des images de vidéosurveillance, relayées par la télévision d’État ERT et abondamment commentées dans la presse européenne, montrent peu après un individu marchant tranquillement dans la rue, l’arme à la main, sans que les passants ne semblent s’alarmer. Ce détail troublant a nourri les analyses des correspondants de la presse anglo-saxonne, qui y voient tant le signe d’une banalisation de la violence que l’impuissance des forces de l’ordre face à un geste prémédité.

Après cette première attaque, le suspect a emprunté un taxi pour parcourir environ cinq kilomètres jusqu’au quartier d’Ampelókipoi. Là, au rez-de-chaussée du palais de justice, il a déchargé une nouvelle série de plombs, blessant légèrement quatre greffières. Il a ensuite abandonné son fusil sur place, accompagné d’enveloppes destinées à des journaux, avant de s’évanouir à pied. Les médias italiens et espagnols, qui suivent le récit avec une attention particulière pour les tensions sociales en Méditerranée, rapportent que ces missives pourraient contenir des revendications liées à un différend sur ses pensions de retraite, hypothèse que la police grecque n’a pas confirmée mais que reprennent plusieurs titres, du South China Morning Post au quotidien indien Mint.

Au-delà du fait divers, l’affaire fait ressurgir en Europe les interrogations sur le désarroi silencieux d’une génération mise à l’épreuve par des décennies de réformes des retraites et d’austérité. Dans les capitales francophones, de Paris à Bruxelles, les commentateurs établissent un parallèle avec la vulnérabilité des systèmes de protection sociale, tandis qu’au Canada et dans plusieurs pays d’Afrique francophone, où les diasporas grecques restent influentes, on redoute l’image d’un État hellénique incapable de prévenir une telle dérive. La presse grecque, elle-même, s’interroge : comment un homme de cet âge, collecteur de déchets sans antécédents judiciaires notables, a-t-il pu se procurer une arme, puis passer à l’acte dans des lieux aussi symboliques que l’agence des assurances sociales et un tribunal ?

Alors que les recherches s’intensifiaient dans les rues d’Athènes, les analyses prospectives esquissaient deux scénarios. D’un côté, une capture rapide sans violence, qui pourrait permettre d’éclairer les motivations exactes et d’évaluer l’impact de la précarité sur les personnes âgées. De l’autre, une cavale prolongée qui nourrirait les discours sur les failles de la sécurité publique et exacerberait le débat, déjà vif au sein de l’Union européenne, sur la nécessité d’un contrôle plus strict des armes à feu détenues par des particuliers, même âgés. L’émotion suscitée par l’âge du suspect a, en tout cas, donné à cette double fusillade une résonance bien au-delà des frontières helléniques, rappelant qu’une société ne se mesure pas seulement à sa croissance, mais à la manière dont elle protège les siens jusqu’au crépuscule de leur existence.

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