
Fauci face à un vote de contempt : le Sénat américain juge son recours au Cinquième Amendement
Le comité sénatorial présidé par Rand Paul doit se prononcer jeudi 6 août sur une résolution de contempt contre l'ancien conseiller médical, qui a invoqué plus de cent fois le Cinquième Amendement lors d'une audition.
Le comité sénatorial de la Sécurité intérieure et des Affaires gouvernementales, présidé par le républicain Rand Paul, doit voter jeudi 6 août une résolution de contempt contre le Dr Anthony Fauci, ancien conseiller médical de la Maison-Blanche. Selon le texte de la résolution publié mardi par Paul, Fauci aurait « renoncé à son droit d'invoquer le privilège » en ouvrant son témoignage par de brèves remarques portant sur « des sujets pertinents pour les questions faisant l'objet de l'enquête ». Paul estime que le pardon accordé par Joe Biden à Fauci avant son départ de la Maison-Blanche rend irrecevable le recours au Cinquième Amendement, qui protège contre l'auto-incrimination.
L'audition du 29 juillet, au cours de laquelle Fauci a invoqué le Cinquième Amendement plus d'une centaine de fois, a été convoquée par Paul pour enquêter sur la gestion de la pandémie de Covid-19 et sur l'origine du virus. Fauci a accusé Paul d'une « obsession évidente à demander ma mise en accusation » et a affirmé que l'audition visait à « me faire dire quelque chose, n'importe quoi, qui pourrait justifier ses promesses publiques répétées de me voir, selon ses mots, derrière les barreaux ». Son avocat, David Schertler, a déclaré que Fauci était « sur un terrain juridique solide » en invoquant ses droits, ajoutant que Paul « est peut-être médecin, mais il n'est pas avocat ».
La validité du recours au Cinquième Amendement par Fauci fait débat. Des experts juridiques cités par plusieurs médias estiment que Fauci pouvait légitimement craindre des poursuites au niveau des États, ce qui justifierait l'invocation de ce droit. Selon Michael Gerhardt, professeur de droit à l'Université de Caroline du Nord, « il a été invité dans une situation où tout le monde comprenait que Rand Paul essayait de le piéger pour une poursuite pénale ». Le pardon de Biden, qui couvre les infractions fédérales potentielles commises entre le 1er janvier 2014 et le 19 janvier 2025, ne protège pas contre des poursuites au niveau des États. Plusieurs procureurs généraux d'États ont annoncé l'ouverture d'enquêtes sur d'éventuels crimes d'État commis par Fauci.
Paul a indiqué qu'il pourrait transmettre la citation directe au ministère de la Justice sans passer par un vote du Sénat entier, qui nécessiterait 60 voix. Le contempt est un délit fédéral passible d'une amende et d'une peine d'emprisonnement pouvant aller jusqu'à un an. Paul a déclaré que Fauci avait « menti au Congrès » et que « les personnes qui mentent au Congrès devraient être inculpées pour un crime et, si elles sont reconnues coupables, aller en prison ». Le vote en comité est attendu jeudi 6 août à 8h30, heure locale.
| Presse latino-américaine | −0.50 | critical |
|---|---|---|
| Presse arabe Levant-Maghreb | 0.00 | neutral |
| Presse atlantique / anglosphère | 0.00 | neutral |
Bolsonaro allies exploit Fauci's hearing to revive Covid conspiracy theories, ignoring scientific evidence.
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