
Pyongyang revendique son statut nucléaire et fustige la « militarisation » du Japon
Kim Jong Un ordonne l’accélération du programme nucléaire et naval nord-coréen, tandis que Tokyo rejette les accusations de militarisme et que Séoul juge les sanctions inefficaces.
À l’issue d’une réunion de trois jours du Comité central du Parti des travailleurs, le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un a réaffirmé que son pays exercerait pleinement sa position d’État doté d’armes nucléaires, seule voie, selon lui, pour faire face à un environnement sécuritaire international « imprévisible et complexe ». Il a également ordonné l’accélération de la construction d’un croiseur lance-missiles stratégique de 10 000 tonnes et le renforcement des capacités militaires conventionnelles. Le porte-parole du gouvernement japonais, Minoru Kihara, a immédiatement rejeté les accusations de Pyongyang selon lesquelles le Japon chercherait à devenir une puissance militaire, qualifiant ces propos de « hors de propos » et rappelant que la politique d’autodéfense de Tokyo reste inchangée, limitée au minimum nécessaire.
Selon l’agence centrale de presse nord-coréenne (KCNA), Kim Jong Un a imputé la dégradation de la situation sécuritaire dans la péninsule coréenne aux manœuvres militaires conjointes des États-Unis et de la Corée du Sud, à leurs activités de renseignement et à la mise en place d’un « groupe consultatif nucléaire » visant, d’après lui, à planifier une guerre nucléaire contre le Nord. Il a aussi accusé Washington d’aggraver les effusions de sang en Europe et au Moyen-Orient par ses actions « arbitraires et gangster-like ». Pour la première fois, le dirigeant nord-coréen a employé les termes de « militarisation » et de « puissance militaire » pour critiquer le Japon, qu’il décrit comme un « État vaincu en Asie » saisissant l’occasion des troubles actuels pour se défaire de toutes les entraves à son réarmement. Cette rhétorique fait écho aux mises en garde exprimées récemment par le président chinois Xi Jinping contre toute tentative de « ranimer le militarisme », une formule perçue à Pékin comme visant directement Tokyo.
Du côté sud-coréen, le président Lee Jae Myung a indiqué, à l’issue du sommet du G7 en France, avoir fait part à son homologue américain Donald Trump de l’inefficacité des sanctions imposées à la Corée du Nord, et que ce dernier aurait convenu qu’il était temps de « prêter attention à la question nord-coréenne ». Les analystes à Séoul interprètent les déclarations de Pyongyang comme une volonté de fermer définitivement la porte aux négociations de dénucléarisation et d’obtenir une reconnaissance de facto comme État nucléaire, éventuellement pour engager des discussions sur une réduction d’armements plutôt que sur un démantèlement. La référence aux ambitions sud-coréennes de se doter d’un sous-marin à propulsion nucléaire sert, selon ces mêmes sources, à justifier l’accélération du programme nucléaire nord-coréen.
La réunion du Parti des travailleurs a également mis l’accent sur la modernisation de l’industrie charbonnière et la rénovation des communautés minières, présentées comme une priorité stratégique pour atténuer les pénuries énergétiques chroniques du pays. La Corée du Nord, qui a défié les sanctions onusiennes et américaines imposées entre 2006 et 2017, continue de traiter son statut nucléaire comme un fait accompli irréversible, ainsi que l’a rappelé la sœur du dirigeant, Kim Yo Jong, en évoquant une « ligne de non-retour ». Dans ce contexte, les perspectives de reprise des pourparlers de dénucléarisation apparaissent nulles, tandis que Pyongyang accélère la montée en puissance de ses forces de dissuasion, avec des plans qualifiés par KCNA de « plus grandioses, novateurs et encourageants ».
| Presse russe et CEI | +0.30 | aligned |
|---|---|---|
| Presse nippo-coréenne | −0.70 | critical |
| Presse iranienne et apparentée | +0.50 | aligned |
Russia projects its own NATO-encirclement experience onto North Korea, casting it as a victim of similar aggression.
The mechanism equates North Korea’s situation with Russia’s, using a vocabulary of ‘defense’ and ‘sovereignty’ to normalize Pyongyang’s stance.
Omitted are North Korea’s human rights abuses and the missile provocations that triggered international sanctions.
Japan and South Korea position themselves as the primary targets of the North Korean threat, calling for an immediate international response.
The mechanism builds a hierarchy where North Korea is the sole aggressor, ignoring the context of joint U.S.-Japan military drills.
Omitted is the role of U.S. and Japanese military exercises that Pyongyang cites as justification for its nuclear program.
Iran sides with North Korea as a fellow fighter against imperialism, legitimizing every Pyongyang move as defensive.
The mechanism universalizes North Korean resistance as part of a broader battle against the West, using a vocabulary of ‘resistance’ and ‘sovereignty’.
Omitted are UN sanctions against North Korea and human rights violations, which would weaken the solidarity narrative.
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