
Menaces de Trump et création d’un organe iranien : la crise du détroit d’Ormuz s’aggrave
Les prix du pétrole bondissent après l’ultimatum de Trump à Téhéran, tandis que l’Iran crée une autorité pour gérer le détroit d’Ormuz.
L’ultimatum lancé par Donald Trump à l’Iran, assorti d’une menace d’anéantissement, a provoqué une flambée des cours du pétrole lundi 18 mars. Le baril de Brent a franchi la barre des 111 dollars, soit une hausse de près de 2 % en une journée, tandis que le brut américain s’échangeait à plus de 107 dollars. Cette escalade verbale survient alors que les pourparlers de paix, censés mettre un terme au conflit déclenché fin février par des frappes américaines et israéliennes, sont au point mort. « Ils feraient mieux de se dépêcher, VITE, sinon il ne restera plus rien d’eux », a écrit le président américain sur les réseaux sociaux, reprenant son style martial.
En riposte, le Conseil suprême de sécurité nationale iranien a annoncé la création d’une « Autorité du détroit du Golfe Persique » (PGSA), chargée de réguler le transit maritime dans le détroit d’Ormuz et d’y percevoir des droits de passage. Cette décision officialise le contrôle de facto exercé par Téhéran depuis le 28 février, date à laquelle il a fermé cette voie stratégique par où transite un cinquième du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondiaux. Le ministre iranien des Affaires étrangères a promis des « surprises » en cas de nouvelle agression, avertissant que les forces armées ont préparé des ripostes inédites.
Les marchés financiers mondiaux ont immédiatement réagi à cette montée des tensions. En Asie, l’indice Nikkei 225 de Tokyo a chuté de 0,9 %, tandis que le rendement des obligations d’État japonaises à dix ans atteignait 2,8 %, son plus haut niveau depuis la fin du XIXe siècle. Les Bourses européennes et américaines ont également reculé, et les coûts d’emprunt des États, notamment aux États-Unis, se sont accrus sous l’effet des craintes inflationnistes. Dans un entretien au magazine Fortune, Donald Trump a reconnu que la Réserve fédérale pourrait attendre la fin de la guerre pour abaisser ses taux, le nouveau président de la Fed, Kevin Warsh, confirmé la semaine dernière, se trouvant dans l’incapacité d’évaluer les données économiques tant que le conflit perdure.
L’imbroglio diplomatique persiste : bien que Trump affirme que les Iraniens « veulent désespérément signer » un accord, il les accuse de modifier leurs positions à chaque échange. Téhéran nie toute contradiction et dénonce les menaces américaines comme une tentative d’intimidation. La création de l’autorité du détroit d’Ormuz pourrait exacerber les tensions, en transformant une mesure de rétorsion en un instrument permanent de souveraineté. Si aucune avancée n’est enregistrée, le monde pourrait voir les prix du pétrole s’envoler encore davantage, tandis que les chaînes d’approvisionnement énergétique subiraient des perturbations durables.
| Presse latino-américaine | −0.60 | critical |
|---|---|---|
| Presse indienne et sud-asiatique | 0.00 | neutral |
| Presse du Golfe arabe | 0.00 | neutral |
| Presse arabe Levant-Maghreb | −0.20 | neutral |
Latin American coverage emphasizes the aggressive stance of the US and Israel, portraying the attack on the UAE nuclear plant as a consequence of stalled peace efforts. The narrative highlights Trump's threats and Iran's defiance, framing the oil price surge as a result of US warmongering, with a critical tone towards Western policies.
Indian and South Asian coverage focuses on the economic impact of geopolitical tensions, highlighting supply disruptions and the threat to the Strait of Hormuz. The attack on the UAE nuclear facility is seen as a serious escalation that could further disrupt global oil flows, with a pragmatic tone emphasizing market reactions.
Gulf Arab media report the oil price rise in a market context, focusing on supply disruptions and tightening inventories. The coverage is factual, with emphasis on price levels and key days, and little commentary on political rivalry, preferring to highlight economic consequences and potential volatility.
Arabic media from the Levant and Maghreb convey the news with concern, emphasizing stalled peace efforts and renewed threat of military action. The attack on the nuclear plant is presented as a dangerous development that could prolong the conflict, mixing factual reporting with skepticism about a resolution.
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