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samedi 9 mai 2026

Adoption de l’IA : les Émirats franchissent le cap des 70 %, Taïwan dépasse les États-Unis

Les Émirats arabes unis dominent le classement mondial de l’adoption de l’IA avec 70,1 %, tandis que Taïwan intègre le top 20, devançant les États-Unis et l’Allemagne.

Pour la première fois, un pays dépasse le seuil symbolique des 70 % d’adoption de l’intelligence artificielle générative parmi sa population active. Selon le dernier rapport de diffusion de l’IA publié par l’Institut de l’économie de l’IA, une émanation de Microsoft, les Émirats arabes unis occupent la première place mondiale au premier trimestre 2026, avec un taux de 70,1 %. Cette progression est d’autant plus remarquable qu’elle s’inscrit dans une trajectoire ascendante régulière – de 59,4 % à 64 %, puis à ce nouveau sommet –, faisant de la péninsule arabique un laboratoire grandeur nature de l’intégration des technologies cognitives dans les pratiques professionnelles et éducatives. Le rapport souligne que de vastes régions du globe stagnent encore sous la barre des 10 %, creusant un fossé numérique inédit.

Cette dynamique émiratie ne doit rien au hasard. Alors que la première livraison de puces d’IA avancées est déjà parvenue dans le pays, et que d’autres sont attendues, le plus grand campus dédié à l’intelligence artificielle au monde est en construction dans l’émirat, fruit d’un partenariat avec Washington. Comme l’a déclaré l’ambassadeur des Émirats aux États-Unis, Youssef al-Otaiba, lors du salon SCSP AI+ Expo, l’avenir de l’IA appartiendra aux nations qui sauront investir, s’engager et se montrer responsables. Une triple promesse que les Émirats entendent incarner, avec l’ambition affichée de servir de modèle pour d’autres.

Dans le même classement, d’autres économies asiatiques confirment leur montée en puissance. Taïwan, avec un taux de 31,8 %, fait son entrée dans le top 20 mondial – vingtième exactement –, dépassant les États-Unis (31,3 %), le Danemark (31,2 %) et l’Allemagne (31,1 %). Une progression de 3,4 points de pourcentage en six mois, identique à celle du Japon, qui place les deux îles au sixième rang des plus fortes hausses. La Corée du Sud, quant à elle, conserve une longueur d’avance avec 37,1 %, se classant seizième. Ces chiffres témoignent d’une accélération dans la région Asie-Pacifique, où la compétition pour la souveraineté technologique s’intensifie.

Au-delà des performances nationales, ce rapport révèle une géographie très contrastée de l’adoption de l’IA. Tandis que les Émirats et quelques autres pôles d’innovation – Singapour, la Corée, les pays nordiques – tirent leur épingle du jeu, la majorité des économies émergentes et une partie de l’Europe francophone, notamment en Afrique subsaharienne et dans certains départements d’outre-mer, peinent encore à dépasser le seuil des 10 %. Cette fracture risque de se creuser à mesure que les investissements et les infrastructures se concentrent dans quelques zones privilégiées, conférant aux premiers entrants un avantage compétitif décisif.

Pour l’Europe et les régions francophones, le message est clair : sans une politique volontariste mêlant infrastructures, formation et cadre réglementaire favorable, le retard pourrait devenir structurel. Les Émirats, par leur exemple, montrent qu’une combinaison de vision gouvernementale, de partenariats internationaux et d’acceptation sociale des usages de l’IA permet d’atteindre des taux d’adoption inédits. Reste à savoir si d’autres puissances, des États-Unis à la Grande muraille numérique chinoise, sauront ou voudront suivre cette voie. Le rapport de Microsoft pose ainsi les jalons d’un débat qui s’annonce central pour la décennie à venir : comment faire de l’IA un bien commun plutôt qu’un monopole ?

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samedi 9 mai 2026

Adoption de l’IA : les Émirats franchissent le cap des 70 %, Taïwan dépasse les États-Unis

Les Émirats arabes unis dominent le classement mondial de l’adoption de l’IA avec 70,1 %, tandis que Taïwan intègre le top 20, devançant les États-Unis et l’Allemagne.

Pour la première fois, un pays dépasse le seuil symbolique des 70 % d’adoption de l’intelligence artificielle générative parmi sa population active. Selon le dernier rapport de diffusion de l’IA publié par l’Institut de l’économie de l’IA, une émanation de Microsoft, les Émirats arabes unis occupent la première place mondiale au premier trimestre 2026, avec un taux de 70,1 %. Cette progression est d’autant plus remarquable qu’elle s’inscrit dans une trajectoire ascendante régulière – de 59,4 % à 64 %, puis à ce nouveau sommet –, faisant de la péninsule arabique un laboratoire grandeur nature de l’intégration des technologies cognitives dans les pratiques professionnelles et éducatives. Le rapport souligne que de vastes régions du globe stagnent encore sous la barre des 10 %, creusant un fossé numérique inédit.

Cette dynamique émiratie ne doit rien au hasard. Alors que la première livraison de puces d’IA avancées est déjà parvenue dans le pays, et que d’autres sont attendues, le plus grand campus dédié à l’intelligence artificielle au monde est en construction dans l’émirat, fruit d’un partenariat avec Washington. Comme l’a déclaré l’ambassadeur des Émirats aux États-Unis, Youssef al-Otaiba, lors du salon SCSP AI+ Expo, l’avenir de l’IA appartiendra aux nations qui sauront investir, s’engager et se montrer responsables. Une triple promesse que les Émirats entendent incarner, avec l’ambition affichée de servir de modèle pour d’autres.

Dans le même classement, d’autres économies asiatiques confirment leur montée en puissance. Taïwan, avec un taux de 31,8 %, fait son entrée dans le top 20 mondial – vingtième exactement –, dépassant les États-Unis (31,3 %), le Danemark (31,2 %) et l’Allemagne (31,1 %). Une progression de 3,4 points de pourcentage en six mois, identique à celle du Japon, qui place les deux îles au sixième rang des plus fortes hausses. La Corée du Sud, quant à elle, conserve une longueur d’avance avec 37,1 %, se classant seizième. Ces chiffres témoignent d’une accélération dans la région Asie-Pacifique, où la compétition pour la souveraineté technologique s’intensifie.

Au-delà des performances nationales, ce rapport révèle une géographie très contrastée de l’adoption de l’IA. Tandis que les Émirats et quelques autres pôles d’innovation – Singapour, la Corée, les pays nordiques – tirent leur épingle du jeu, la majorité des économies émergentes et une partie de l’Europe francophone, notamment en Afrique subsaharienne et dans certains départements d’outre-mer, peinent encore à dépasser le seuil des 10 %. Cette fracture risque de se creuser à mesure que les investissements et les infrastructures se concentrent dans quelques zones privilégiées, conférant aux premiers entrants un avantage compétitif décisif.

Pour l’Europe et les régions francophones, le message est clair : sans une politique volontariste mêlant infrastructures, formation et cadre réglementaire favorable, le retard pourrait devenir structurel. Les Émirats, par leur exemple, montrent qu’une combinaison de vision gouvernementale, de partenariats internationaux et d’acceptation sociale des usages de l’IA permet d’atteindre des taux d’adoption inédits. Reste à savoir si d’autres puissances, des États-Unis à la Grande muraille numérique chinoise, sauront ou voudront suivre cette voie. Le rapport de Microsoft pose ainsi les jalons d’un débat qui s’annonce central pour la décennie à venir : comment faire de l’IA un bien commun plutôt qu’un monopole ?

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