
La Confédération asiatique s'oppose au projet de privatisation de la FIFA
L'AFC rejoint l'UEFA et la Concacaf, menaçant de bloquer la création d'une filiale commerciale et révélant des fractures profondes dans la gouvernance du football mondial.
La Confédération asiatique de football (AFC) a annoncé vendredi 31 juillet son rejet du projet FIFA Forward Enterprise (FFE), s'alignant sur les positions de l'UEFA et de la Concacaf. Cette décision, communiquée après une réunion extraordinaire, plonge la Fédération internationale dans une crise de gouvernance sans précédent. L'AFC estime que l'initiative, qui vise à ouvrir le capital des droits commerciaux des compétitions majeures à des investisseurs privés, « ne peut, de façon réaliste, atteindre le large consensus et l'unité nécessaires pour aller de l'avant ». La confédération asiatique, qui représente 46 fédérations membres de la FIFA, a ainsi rejoint le front du refus initié par les Européens, lesquels menacent d'un boycottage total des compétitions de la FIFA, et par les Nord-Américains, qui ont unanimement rejeté la proposition.
Le projet, dévoilé mardi, prévoit la création d'une filiale valorisée à 20 milliards de dollars, dont jusqu'à 20 % pourraient être cédés à des fonds privés, pour une levée de fonds espérée de 4,2 milliards. Mais la méthode a cristallisé les critiques : absence de consultation préalable, opacité du processus décisionnel. « Une proposition de cette importance, susceptible d'influencer l'avenir commercial, sportif et stratégique du football mondial, ne doit pas aboutir à l'issue d'un processus donnant l'impression d'avoir écarté les confédérations », a dénoncé l'AFC, pointant des « faiblesses fondamentales » dans la gouvernance de l'instance dirigée par Gianni Infantino. La démission de Carlos Cordeiro, principal conseiller du président, a illustré ces tensions : l'ancien banquier a jugé que « vendre une participation permanente dans l'actif le plus précieux du football pour lever 4,2 milliards de dollars n'a pas de sens ».
Face à la levée de boucliers, la FIFA a tenté de désamorcer la crise en niant toute vente du football et en promettant une consultation « ouverte et démocratique », tout en imputant la polémique à des « informations inexactes » dans les médias. Mais l'opposition de trois des six confédérations continentales – l'Afrique et l'Océanie s'étant montrées plus mesurées – rend improbable l'adoption du projet en l'état. L'AFC a d'ailleurs exhorté la FIFA à engager « d'urgence une révision de son cadre de gouvernance », un appel qui résonne comme un désaveu cinglant pour l'équipe dirigeante.
Les conséquences sportives pourraient être immédiates. Le boycottage brandi par l'UEFA menace directement la Coupe du monde féminine des moins de 20 ans, prévue en Pologne en septembre, où sont attendues des sélections comme les États-Unis, l'Espagne ou la France. Plus largement, le processus de désignation du pays hôte du Mondial féminin 2035, pour lequel les quatre fédérations britanniques sont seules candidates, se trouve fragilisé à quelques mois du vote du 23 novembre. La crise ouverte par le projet FFE dépasse ainsi le simple désaccord commercial pour toucher au calendrier même des compétitions.
| Presse d'Asie du Sud-Est | 0.00 | neutral |
|---|---|---|
| Presse latino-américaine | −0.40 | critical |
L'AFC, en s'alignant sur l'UEFA et la Concacaf, rejette le plan FIFA Forward Enterprise sans commentaire supplémentaire.
Le bloc présente le rejet comme un simple alignement factuel, évitant tout langage évaluatif ou cadrage de crise.
Il omet la démission du conseiller d'Infantino et la demande de réforme de la gouvernance, mises en avant dans la couverture latino-américaine.
L'AFC, avec l'UEFA et la Concacaf, rejette le FIFA Forward Enterprise et exige une réforme urgente de la gouvernance, présentant le plan comme une menace pour l'intégrité du football.
Le bloc amplifie le rejet en soulignant l'unité sans précédent entre les confédérations et la crise interne à la FIFA, rendant l'opposition écrasante et moralement justifiée.
Il omet l'intention déclarée de la FIFA de poursuivre les consultations ouvertes, brièvement mentionnée dans ses propres documents, minimisant ainsi toute possibilité de dialogue.
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