
Le déficit commercial américain se contracte en juin, mais les importations asiatiques et mexicaines s'envolent
La baisse globale du déficit masque une hausse record des échanges avec l'Asie et le Mexique, alimentée par les achats préventifs des entreprises face à l'incertitude tarifaire.
Le déficit commercial des États-Unis en biens et services s'est réduit de 5,6 % en juin par rapport au mois précédent, pour s'établir à 73,3 milliards de dollars, selon les données du département du Commerce. Cette contraction s'explique par un recul des importations (-1,8 %), le premier depuis le début de l'année 2026, plus marqué que celui des exportations (-0,9 %).
Pourtant, cette amélioration d'ensemble dissimule une forte poussée des importations en provenance d'Asie, les entreprises ayant accéléré leurs achats pour anticiper de nouveaux droits de douane. Le déficit commercial américain avec douze pays asiatiques a ainsi bondi de 11 % en juin, à 81,3 milliards de dollars. Le déficit avec la Corée du Sud a presque doublé, tandis que celui avec le Japon a été multiplié par plus de quatre. Sur l'ensemble du premier semestre, le déficit avec ces partenaires atteint 417 milliards de dollars, en hausse de 6 % sur un an. Daniel Hackett, associé du cabinet Hackett Associates, a confirmé au Nikkei Asia que « les préoccupations liées aux tarifs douaniers ont provoqué une anticipation des achats, qui, selon nous, atteindra un pic entre mai et juillet ».
Le Mexique, principal partenaire commercial des États-Unis, a également vu ses exportations vers son voisin du Nord bondir de 12,95 % au premier semestre, pour atteindre un niveau record de 298,2 milliards de dollars. Le déficit bilatéral américain s'est creusé de 6,62 % sur la même période, à 102,6 milliards de dollars. Parallèlement, la demande en équipements pour l'intelligence artificielle a soutenu les importations de biens d'équipement, notamment en provenance de Taïwan, dont le déficit commercial avec les États-Unis a presque doublé pour atteindre 107 milliards de dollars au premier semestre. Toutefois, le dernier rapport montre une pause en juin dans les importations d'ordinateurs et de semi-conducteurs.
L'incertitude reste élevée. L'administration Trump, après avoir vu la Cour suprême rejeter en février une première tentative de tarifs généraux, cherche d'autres voies pour maintenir des prélèvements. Des enquêtes sur les surcapacités de production dans seize pays pourraient déboucher sur de nouvelles taxes. De plus, Washington a décidé de ne pas renouveler son accord commercial avec le Mexique et le Canada, optant pour des révisions annuelles, ce qui accroît l'incertitude pour les entreprises. Jeremy Schwartz, économiste à la Nomura, s'attend à ce que le taux tarifaire global continue de baisser, mais la volatilité des flux commerciaux devrait persister.
| Presse latino-américaine | +0.40 | aligned |
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| Presse atlantique / anglosphère | 0.00 | neutral |
Mexico and Colombia lead the export boom to the United States, capitalizing on American demand while the deficit with Asia rises due to tariff uncertainty.
The narrative selects only positive Latin American export data and places them in the foreground, while the context of the rising US-Asia deficit is mentioned but not explored, making the regional success appear self-contained.
It omits that the surge in Asian imports could lead to future US trade restrictions that would also affect Latin America, and that the overall deficit decline is due to a temporary import slowdown.
Canada attributes its trade surplus solely to the weaker loonie, ignoring the role of US demand and the evolution of the American deficit.
The report establishes a direct causal link between the exchange rate and the surplus, without considering other factors such as import composition or global trends, oversimplifying the dynamic.
It omits the decline in the US deficit in June and the surge in the deficit with Asia, elements that could challenge the exchange-rate-only interpretation.
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