
L’équipe d’Iran au pied du mur : visas et guerre avant la Coupe du monde 2026
Alors que l’équipe iranienne s’entraîne en Turquie, l’obtention des visas américains reste incertaine, dans un climat de guerre suspendue.
C’est dans un climat de tension extrême que la sélection iranienne de football a posé le pied à Antalya, en Turquie, pour son ultime stage de préparation avant la Coupe du monde 2026, qui se déroulera aux États-Unis, au Mexique et au Canada. Au-delà des enjeux sportifs, c’est une véritable crise diplomatique qui se profile : alors que les joueurs et l’encadrement doivent obtenir des visas américains pour entrer sur le territoire des États-Unis, ces derniers mènent depuis le 28 février, avec Israël, une campagne de bombardements contre l’Iran, suspendue par un cessez-le-feu le 8 avril. L’entraîneur Amir Ghalenoei n’a pas caché son inquiétude : « J’espère que les vingt-huit joueurs obtiendront leur visa, sinon notre tâche sera bien plus compliquée. »
Du côté de Téhéran, on tente de rassurer. Le ministère iranien des Affaires étrangères a indiqué que la Fédération internationale de football (FIFA) avait fourni des garanties quant au respect des droits des sportifs et à la délivrance des visas par le pays hôte. Une rencontre s’est tenue à cet effet en Turquie entre des responsables iraniens et des hauts cadres de la FIFA. Pour autant, la sélection iranienne accuse un retard physique de 40 % dans sa préparation, selon son entraîneur, qui a dû composer avec les seuls joueurs évoluant dans le championnat local – vingt-deux sur la liste provisoire – en raison des difficultés de déplacement. La composition finale reste soumise à l’obtention des visas.
La Turquie, pays hôte du stage, offre un contraste frappant avec le tumulte géopolitique. Les médias turcs, dont le quotidien Sabah, ont largement couvert l’arrivée de l’équipe iranienne, soulignant son sérieux. Mais l’ombre de la guerre plane. Si un cessez-le-feu tient depuis avril, les négociations de paix piétinent, et de nouvelles menaces formulées par le président Trump, couplées à des frappes de drones contre des pays du Golfe, font craindre une reprise des hostilités. L’équipe iranienne, dont les matchs de groupe se dérouleront en Arizona, pourrait ainsi se retrouver au cœur d’une tempête politique, où le sport serait instrumentalisé.
Au-delà du cas iranien, cette situation révèle les tensions croissantes entre la logique universaliste du sport et les réalités des conflits armés. Les garanties de la FIFA, bien que rassurantes, n’effacent pas le risque que la Coupe du monde devienne un théâtre diplomatique. Pour la diaspora iranienne en Europe, au Canada (pays coorganisateur et francophone) et en Afrique francophone, l’événement est suivi avec une attention particulière, mêlant fierté nationale et crainte pour la sécurité des joueurs. L’issue des négociations sur les visas, attendue dans les prochains jours, déterminera si l’équipe d’Iran pourra se concentrer sur le terrain plutôt que sur les aléas de la géopolitique.
| Presse atlantique / anglosphère | +0.20 | neutral |
|---|---|---|
| Presse latino-américaine | 0.00 | neutral |
La FIFA et la fédération iranienne de football ont tenu une réunion constructive à Istanbul, réglant les détails opérationnels pour la participation de l'Iran à la Coupe du monde 2026. L'équipe s'entraînera en Turquie, complétera les demandes de visa, puis se rendra aux États-Unis pour ses trois matchs de groupe. Les responsables ont exprimé leur confiance et leur satisfaction quant aux progrès, malgré le conflit en cours au Moyen-Orient.
Après une réunion constructive à Istanbul, la FIFA a réaffirmé la participation de l'Iran à la Coupe du monde malgré les doutes soulevés par les attaques américaines et israéliennes contre l'Iran en février. La délégation iranienne s'est concentrée sur la résolution des obstacles de visa et de logistique causés par les tensions géopolitiques. La rencontre a été jugée positive, mais le récit sous-jacent met en avant l'Iran comme victime d'agressions étrangères, sa place dans le tournoi étant incertaine.
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