
La promesse du « Trump Phone » se brise : près d’un an après, aucune livraison et des conditions révisées
Près d’un an après son lancement, le « Trump Phone » n’a pas été livré. Les conditions de précommande ont été modifiées, semant le doute parmi les 600 000 acheteurs.
Le 16 juin 2025, dans le faste du Trump Tower, Donald Trump Jr. et Eric Trump dévoilaient le T1, un smartphone doré « fabriqué en Amérique » destiné à briser l’hégémonie d’Apple et Samsung. Six cent mille Américains versèrent cent dollars chacun, soit près de 60 millions de dollars de dépôts, espérant un appareil à 499 dollars promis pour l’été suivant. Plus de neuf mois plus tard, aucun téléphone n’a été expédié. Les dates de sortie, repoussées à plusieurs reprises – novembre, décembre, mars – ont finalement disparu du site. Pire, le 6 avril 2026, les conditions générales ont été discrètement modifiées : « Trump Mobile ne garantit pas qu’un appareil sera produit ou mis en vente », et le dépôt n’offre qu’« une opportunité conditionnelle ». En Europe, la presse suédoise parle de « bondfångeri » (arnaque), tandis que les médias francophones d’Afrique et du Canada pointent un schéma familier de promesses électorales non tenues.
Aux États-Unis, l’indignation gagne jusqu’aux partisans les plus fidèles de Donald Trump. Des clients, interrogés par MSNBC, se disent « dupés » et « en colère ». Le site de précommande, dépourvu de champ d’adresse de livraison, a même facturé des utilisateurs par erreur. L’enquête de 404 Media révèle que l’expression « fabriqué aux États-Unis » a été effacée au profit de « conçu aux États-Unis », un glissement sémantique qui évoque les délocalisations dénoncées par le président lui-même. Pour les observateurs canadiens, ce fiasco rappelle les arlésiennes du marketing politique : une opération de captation de fonds déguisée en patriotisme consumériste.
Au-delà du scandale immédiat, ce revers soulève des questions sur la viabilité des entreprises adossées à une marque politique. En Belgique et dans les médias francophones, l’analyse met en garde contre la confusion entre allégeance et achat : les dépôts, non remboursés, sont désormais considérés comme un prêt sans intérêt à une société opaque. Le professeur de droit commercial de l’Université de Montréal rappelle que les clauses unilatérales ne suffisent pas à écarter les recours collectifs. Alors que Trump Mobile accumule les reports, l’avenir du T1 semble aussi incertain que la promesse d’un âge d’or manufacturier américain.
| Presse atlantique / anglosphère | −0.80 | critical |
|---|---|---|
| Presse européenne continentale | −0.30 | critical |
| Presse indienne et sud-asiatique | −0.20 | neutral |
L'effondrement de Trump Mobile, qui laisse 600 000 abonnés sans service, est le dernier d'une longue série d'échecs d'entreprises Trump qui abusent de la confiance des consommateurs. La 'promesse dorée' s'est révélée n'être qu'une marque vide, privant des familles d'un moyen de communication essentiel. Cette débâcle souligne le schéma habituel de l'ancien président : promesses excessives, résultats désastreux, et ce sont les citoyens ordinaires qui en paient le prix.
L'arrêt brutal de Trump Mobile a laissé 600 000 utilisateurs sans service, soulevant des questions sur la viabilité des entreprises de télécommunications adossées à une marque célébrité. Commercialisée comme une expérience 'en or', l'entreprise semble avoir simplement subi une faillite commerciale classique. Les autorités de protection des consommateurs examinent désormais comment une perturbation d'une telle ampleur a pu survenir sans préavis.
Trump Mobile, qui était entrée sur le marché avec de grandes promesses, a cessé ses activités, affectant 600 000 abonnés. L'incident rappelle que même les services adossés à des marques de premier plan peuvent trébucher en raison de défaillances opérationnelles. Les observateurs du secteur notent l'ironie d'une promesse 'en or' qui se termine par un black-out des communications.
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