
Le Japon et Venise augmentent le prix d’entrée face à la pression touristique
Tokyo relève pour la première fois depuis 1978 ses tarifs de visa pour les étrangers, tandis que la ville italienne propose de multiplier par dix sa taxe pour les excursionnistes.
À partir du 1er juillet 2026, les ressortissants étrangers souhaitant se rendre au Japon devront s’acquitter de frais de visa nettement revus à la hausse. Le visa à entrée unique passera de 3 000 à 15 000 yens, et le visa à entrées multiples de 6 000 à 30 000 yens, soit un quintuplement des tarifs. Décidée en conseil des ministres le 20 juin, cette première révision depuis quarante-huit ans reflète, selon Tokyo, l’inflation et la dépréciation du yen. Le ministre des Affaires étrangères, Toshimitsu Motegi, a précisé ne pas anticiper d’effet immédiat sur le tourisme entrant, tout en soulignant que ces nouveaux montants rapprochent le Japon des pratiques en vigueur dans les autres pays du G7.
Cette augmentation s’inscrit dans une refonte plus large de la politique migratoire nippone. Les recettes supplémentaires doivent financer l’amélioration des services consulaires, le renforcement des programmes d’apprentissage du japonais et la lutte contre les dépassements de durée de séjour. Selon les données officielles, la population étrangère résidant au Japon a atteint un niveau record de 4,13 millions de personnes fin 2025. Au-delà du tourisme, les tarifs de changement de statut de résidence et de demande de résidence permanente devraient également connaître des hausses significatives d’ici à mars 2027.
En Europe, une autre destination emblématique, Venise, envisage de durcir sa propre contribution touristique. Le nouveau maire, Simone Venturini, a proposé de faire passer le ticket d’entrée pour les visiteurs à la journée de 5-10 euros à 30-50 euros lors des pics de fréquentation, soit un quasi-décuplement. Destinée à endiguer le surtourisme, cette mesure se heurte toutefois à des critiques. L’ex-maire Massimo Cacciari y voit une « barbarie » qui transformerait la ville en musée, et des juristes s’interrogent sur une éventuelle entrave à la liberté de circulation. Le plafond actuel étant fixé par une loi nationale, le projet exige l’aval de Rome avant toute mise en œuvre.
L’actualité des deux pays illustre une tendance mondiale : face à la saturation des sites les plus fréquentés, le recours au levier tarifaire gagne du terrain, qu’il s’agisse de financer des infrastructures d’accueil ou de réguler les flux. Pour le Japon, la nouvelle grille tarifaire s’appliquera dès le mois prochain ; à Venise, le dialogue avec le gouvernement italien décidera si le « superticket » voit le jour.
| Presse d'Asie du Sud-Est | −0.20 | neutral |
|---|---|---|
| Presse européenne continentale | −0.40 | critical |
| Presse atlantique / anglosphère | 0.00 | neutral |
| Presse indienne et sud-asiatique | −0.70 | critical |
The reports highlight the sharp increase in Japanese visa fees, noting it is the first hike since 1978 due to inflation and yen depreciation. They convey a cautious tone, repeating the foreign minister's assurance that the move is not expected to immediately affect tourism. However, the substantial rise—from 3,000 to 15,000 yen—is presented as a significant change for travelers from the region.
The European coverage focuses on Venice's proposal to increase the entry fee for day-trippers up to 50 euros, a tenfold rise from the current 5-10 euros. The tone is critical and alarmed, highlighting the mayor's controversial suggestion and the heated public debate it has sparked. The framing emphasizes the potential deterrent effect on tourism and the ethical questions around pricing access to the city.
The Atlantic bloc reports the Japanese visa fee hike in a straightforward, factual manner, noting it is the first increase in nearly 50 years. The tone is neutral, simply stating the new fees and the effective date. There is no editorializing or speculation about impacts, consistent with a detached news wire style.
The Indian coverage frames the visa fee hike within the broader narrative of soaring costs for studying abroad, exacerbated by the weakening rupee. The article takes an emotional and personal tone, portraying overseas education as an unaffordable debt burden. The focus is on the financial strain on Indian students and families, rather than the official rationale.
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