
Le VfB Stuttgart arrache son billet pour Berlin dans un final en apothéose
C’est par un coup de génie à la quatre-vingt-dix-neuvième minute de la prolongation que le VfB Stuttgart a obtenu son ticket pour la finale de la Coupe d’Allemagne, le 23 mai prochain au Stade olympique de Berlin. Alors que le match contre Fribourg semblait filer vers une séance de tirs au but, le remplaçant portugais Tiago Tomas, entré en jeu au début de la prolongation, a transpercé la défense adverse d’une talonnade aussi imprévisible que décisive, offrant à son équipe une victoire 2-1 et la perspective d’un choc au sommet contre le Bayern Munich.
Ce scénario haletant n’est que le dernier rebond d’une compétition où Stuttgart, tenant du titre, a dû puiser dans ses réserves pour renverser un Fribourg qui menait depuis la vingt-huitième minute grâce à Maximilian Eggestein. L’égalisation de Deniz Undav, peu après l’heure de jeu, avait déjà ravivé les espoirs d’une équipe qui, comme l’an dernier, entend bien défendre son trophée. Le Bayern, de son côté, s’était déjà qualifié en dominant le Bayer Leverkusen (2-0), confirmant sa suprématie nationale dans un duel qui, pour le directeur sportif munichois Max Eberl, aurait tout d’une « suite logique ». Invoquant les précédents affrontements en Supercoupe et en championnat, Eberl a clairement exprimé sa préférence pour un « derby du Sud » contre Stuttgart, symbole d’une rivalité qui transcende les simples rencontres de club.
Au-delà de l’émotion purement sportive, cette finale revêt une signification particulière pour le football allemand. Elle oppose l’hégémonie bavaroise, renforcée par une saison quasi parfaite, à la résilience d’un Stuttgart qui incarne le renouveau d’un football moins ostentatoire mais tout aussi efficace. Dans les milieux du football européen, on observe avec attention ce duel qui pourrait consacrer un exploit historique : voir un club remporter deux fois consécutivement la Coupe face au rouleau compresseur munichois. Pour les observateurs francophones, notamment ceux d’Afrique de l’Ouest et du Maghreb où la Bundesliga est très suivie, ce match est aussi l’occasion d’apprécier la vitalité d’un championnat qui résiste à la concentration des talents dans quelques grands clubs.
Reste à savoir si Stuttgart parviendra à rééditer l’exploit de la saison passée. Le contexte est différent : le Bayern, échaudé par son élimination précoce en Ligue des champions, voudra imposer sa loi. Mais le VfB, porté par une ferveur populaire intacte et un collectif qui a appris à renverser les situations, semble armé pour un nouveau suspense. Le 23 mai, Berlin verra peut-être naître le premier doublé de l’histoire récente de la Coupe pour Stuttgart – ou confirmera la mainmise du Bayern sur le football allemand. Quoi qu’il en soit, les deux camps ont déjà gagné leur place dans la légende de cette édition 2026.
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