
Les États-Unis et l'Arabie saoudite frappent des milices pro-Iran en Irak après une attaque surprise iranienne en Jordanie
Washington et Riyad ont lancé des frappes coordonnées sur les Forces de mobilisation populaire en Irak, faisant au moins 20 morts, tandis que Téhéran a visé une base américaine en Jordanie et attaqué trois pétroliers dans le détroit d'Ormuz.
L’escalade militaire au Moyen-Orient a repris de manière brutale dans la nuit du 28 au 29 juillet. Selon le Commandement central américain (Centcom), l’Iran a lancé « plusieurs missiles balistiques » depuis son territoire lors d’une « tentative d’attaque surprise » visant des forces américaines déployées dans la région, interceptés avec succès. L’armée jordanienne a confirmé avoir abattu cinq missiles iraniens qui se dirigeaient vers le royaume. En riposte, les États-Unis et l’Arabie saoudite ont mené des frappes aériennes conjointes de précision contre des infrastructures logistiques et des dépôts d’armes des Forces de mobilisation populaire (Hachd al-Chaabi) dans sept provinces irakiennes, dont Bagdad et Ninive. Les milices chiites pro-Iran, intégrées aux forces de sécurité irakiennes, ont fait état d’au moins 20 morts et 32 blessés, dénonçant une « escalade dangereuse » et une « violation flagrante de la souveraineté » irakienne.
Les justifications des parties dessinent une carte des responsabilités diamétralement opposée. Le Centcom a lié les frappes à « plus de 30 attaques de drones » orchestrées, selon lui, par les Gardiens de la révolution (IRGC) au cours des 72 heures précédentes contre les forces américaines et les infrastructures pétrolières saoudiennes. Le ministère saoudien de la Défense a invoqué son droit à l’autodéfense en vertu de l’article 51 de la Charte des Nations unies après l’interception de drones visant ses installations pétrolières dans la province orientale. Le président américain Donald Trump a promis, dans un entretien à Fox News, de « frapper durement » l’Iran, tout en affirmant que les opérations en Irak avaient été coordonnées avec Bagdad – une assertion contredite par la présidence irakienne, qui a condamné les bombardements comme « inacceptables ». Téhéran, par la voix de son ministère des Affaires étrangères, a qualifié ces frappes d’« agression flagrante » s’inscrivant dans une stratégie visant à « élargir la guerre et accroître l’instabilité » régionale. L’IRGC a revendiqué le tir de missiles balistiques sur une base aérienne et un centre de commandement américains en Jordanie, ainsi que l’arraisonnement de trois pétroliers qui empruntaient une « route illégale » dans le détroit d’Ormuz.
Cette reprise des hostilités a immédiatement ébranlé les marchés pétroliers. Le baril de Brent a bondi de plus de 4 % pour dépasser 87 dollars, effaçant une partie du repli observé les jours précédents. La navigation par le détroit d’Ormuz, par où transitait avant le conflit environ un cinquième du commerce mondial de brut, demeure pratiquement à l’arrêt. Dans le même temps, l’Iran a rejeté une proposition omanaise de cogestion régionale de la voie navigable, soutenue par les États du Golfe, qui prévoyait un contrôle partagé à parts égales et le paiement de droits de passage volontaires. Un haut responsable iranien a estimé qu’une telle formule ne servirait pas les intérêts de Téhéran, qui réclame une maîtrise exclusive de la route d’entrée.
La trêve fragile, instaurée après la suspension par Donald Trump d’une campagne de bombardements de treize jours, semble avoir vécu. La visite à Washington du Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou, décrite par les deux dirigeants comme « positive et productive », n’a pas empêché la reprise des combats à un moment où Washington et ses alliés exercent une pression croissante sur Bagdad pour désarmer les milices pro-iraniennes. Le premier ministre irakien Ali al-Zaidi a convoqué une réunion d’urgence du Conseil de sécurité nationale, tandis que les efforts diplomatiques pour rouvrir Ormuz et relancer les négociations sur le programme nucléaire iranien restent dans l’impasse.
| Presse latino-américaine | −0.30 | critical |
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| Presse iranienne et apparentée | −0.70 | critical |
| Presse atlantique / anglosphère | 0.00 | neutral |
| Presse indienne et sud-asiatique | +0.20 | neutral |
Trump promises an extremely violent response against Iran after the attack on a base in Jordan. The truce breaks and oil prices spike over fears of regional war. The US president's belligerent language dominates the coverage.
Trump threatens to retaliate against Iran's attack, which came in response to US aggression. Iranian forces hit US bases in Jordan and frame it as self-defense against US escalation.
The US and Saudi Arabia conducted coordinated strikes on militant bases in Iraq, while President Trump vowed to hit Iran hard after an attack on US forces in Jordan. Oil prices rose on supply disruption fears.
Trump threatens Iran with a severe beating using profanity, vowing to retaliate hard after a surprise missile attack on US bases in Jordan. The focus is on the president's aggressive language and the potential for all-out war.
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