
Les refus de visas américains assombrissent le Mondial 2026
Du président palestinien aux supporters ivoiriens, les restrictions migratoires de Washington contredisent les promesses d’unité de la FIFA et soulèvent un tollé international.
Dès l’ouverture de la Coupe du monde 2026, la politique migratoire américaine éclipse les célébrations. Le cas de Jibril Rajoub, président de la Fédération palestinienne de football, est emblématique : invité par la FIFA, il reste bloqué à Mexico, sans visa pour les États-Unis, après avoir assisté au match d’ouverture entre le Mexique et l’Afrique du Sud. Il n’est pas un cas isolé : des supporters iraniens se sont vu retirer leurs billets, un arbitre somalien a été refoulé, et les fans ivoiriens ont dû annuler leur voyage, leurs demandes de visa ayant été rejetées. La promesse de Gianni Infantino d’un Mondial ouvert à tous se heurte à la réalité des restrictions imposées par l’administration Trump.
Les obstacles sont multiples et touchent tous les continents. En Afrique, au-delà de la Côte d’Ivoire, la Fédération ghanéenne s’inquiète des difficultés pour ses ressortissants. Au Moyen-Orient, l’Iran, déjà privé de son personnel d’encadrement, voit ses supporters stigmatisés dans un climat de tensions persistantes avec Washington. Même des officiels accrédités, comme les quinze responsables iraniens mentionnés par les médias d’État, se sont vu refuser l’entrée. Cette situation met en lumière un deux poids, deux mesures qui contredit ouvertement le discours d’unité promu par la FIFA, dont le président avait pourtant assuré que « tout le monde sera le bienvenu ».
Face à cette dérive, la voix des organisations de défense des droits humains, notamment européennes, s’élève. La Sports & Rights Alliance, qui regroupe Amnesty International, Human Rights Watch et Reporters sans frontières, dénonce l’inaction de la FIFA. « Si la FIFA ne peut même pas protéger ses propres arbitres et joueurs, comment peut-elle garantir le respect des supporters ? » interroge Andrea Florence. Pour ces groupes, le silence de l’instance dirigeante envoie un signal glaçant aux journalistes et aux citoyens du monde entier : le football n’est plus ce sanctuaire d’égalité qu’elle prétend défendre. Les critiques venues d’Allemagne, par le biais de la Frankfurter Allgemeine Zeitung, soulignent la dimension politique d’un choix qui dépasse le cadre sportif.
À mesure que la compétition avance, l’accumulation de ces refus risque de ternir durablement l’image du tournoi. La Coupe du monde 2026, coorganisée avec le Canada et le Mexique, se voulait un moment de rapprochement entre les peuples. Elle devient le symbole d’une Amérique qui se referme. Pour les nations du Sud global, cette sélection par le visa rappelle les inégalités persistantes dans l’accès aux événements internationaux. Si la FIFA ne parvient pas à obtenir des garanties de la part de ses hôtes, c’est la crédibilité de son modèle qui est en jeu. Reste à savoir si les pressions diplomatiques pourront infléchir la position de Washington, ou si cette Coupe du monde restera celle des exclus.
| Presse européenne continentale | 0.00 | neutral |
|---|---|---|
| Presse israélienne | 0.00 | neutral |
| Presse du Golfe arabe | −0.80 | critical |
The president of the Palestinian federation, Jibril Rajoub, was denied visas for the US and Canada for the 2026 World Cup. He attended the opening ceremony in Mexico and criticized the decision as unfair. The story is reported in a factual manner without partisan commentary.
Israeli media report that Jibril Rajoub, a veteran political figure, is still waiting for a US visa. He attended the opening match in Mexico and complained about the use of football for political purposes. The coverage is measured and objective.
Arab Gulf media strongly condemn the US and Canada's denial of a visa to Jibril Rajoub, calling it an act of arrogance. Rajoub accuses the host countries of being 'silly' and using football as a tool of oppression. The narrative is highly critical and sympathetic to the Palestinian cause.
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