
Israël étend ses frappes au Sud-Liban, Beyrouth somme le Hezbollah de choisir le Liban
L'armée israélienne a ordonné l'évacuation d'une vingtaine de villages, tandis que le Premier ministre Nawaf Salam presse le Hezbollah de faire passer les intérêts nationaux avant ceux de Téhéran.
L'armée israélienne a considérablement élargi, samedi, le périmètre de ses opérations dans le sud du Liban, en émettant des avertissements d'évacuation immédiate pour une vingtaine de localités situées autour du Iqlim al-Touffah, de Nabatieh et de Jezzine. Selon des médias libanais et des dépêches régionales, les habitants de Deir al-Zahrani, al-Namiriya, al-Sharqiya, Kfar Roummane, Haboush et bien d'autres villages ont été sommés de se déplacer au nord de la rivière Zahrani. Cette injonction a été accompagnée de tirs d'artillerie sur Jebel al-Rihan, Qalaouiyeh et Srifa, ainsi que de frappes de drones, dont l'une a tué une personne dans le cimetière de Maarakah. Les forces israéliennes ont par ailleurs dynamité des habitations et des bâtiments officiels à Bint Jbeil, tandis que l'armée libanaise évacuait préventivement la caserne de Kfar Tebnit pour éviter toute confrontation directe.
Face à cette escalade, le Premier ministre libanais Nawaf Salam a adopté un ton inhabituellement direct envers le Hezbollah. Dans un entretien accordé à Reuters, il a exhorté le parti chiite à « sauver le pays » en faisant primer les intérêts du Liban sur ceux de la République islamique d'Iran, et à soutenir sans ambiguïté les négociations directes que Beyrouth mène avec Israël sous médiation américaine. « Nous vous demandons de respecter vos engagements, rien de plus », a-t-il déclaré, appelant le Hezbollah à s'aligner sur la position du gouvernement pour obtenir un retrait israélien complet et le retour des centaines de milliers de déplacés. Ces pourparlers doivent reprendre le 22 juin à Washington, et le Liban insiste sur un cessez-le-feu permanent comme préalable à tout accord.
La démarche de Beyrouth a provoqué une vive irritation à Téhéran, rapportent des sources proches des discussions citées par la presse libanaise et iranienne. La République islamique considère que le Liban, en négociant de manière indépendante, la prive d'une carte maîtresse dans son propre bras de fer avec Washington. Cette crispation régionale se double d'un autre signal de défiance : selon CNN, repris par des médias persans, l'Iran a renforcé la protection de ses stocks d'uranium enrichi en détruisant des tunnels et en minant les entrées de ses installations, compliquant d'éventuelles vérifications internationales et un accord avec les États-Unis. Ce verrouillage nucléaire illustre la volonté de Téhéran de sanctuariser ses leviers stratégiques alors que son influence régionale est contestée.
La conjonction de ces dynamiques – offensive militaire israélienne, pressions politiques internes sur le Hezbollah et raidissement iranien – dessine un paysage libanais plus que jamais fracturé. Le Hezbollah se trouve pris entre la nécessité de préserver sa crédibilité interne et les injonctions d'un gouvernement déterminé à restaurer la souveraineté de l'État. La reprise des négociations le 22 juin pourrait offrir une fenêtre de désescalade, à condition que le parti chiite accepte de dissocier le sort du Liban des calculs géopolitiques de son parrain iranien. À défaut, le risque d'un enlisement militaire et d'une fragmentation politique durable reste entier.
| Presse iranienne et apparentée | −0.80 | critical |
|---|---|---|
| Presse atlantique / anglosphère | +0.20 | neutral |
| Presse arabe Levant-Maghreb | −0.10 | neutral |
Le régime sioniste, prétextant faussement une violation du cessez-le-feu par le Hezbollah, a émis des menaces et des ordres d'évacuation pour plus de 20 localités du sud du Liban, déclenchant des attaques massives qui mettent en danger les civils. Cette agression s'inscrit dans un schéma continu d'occupation et de brutalité contre le peuple libanais, tandis que l'Iran insiste pour lier toute négociation à la fin de la guerre.
Malgré les tentatives de l'Iran de lier les pourparlers diplomatiques au front libanais, Israël étend ses opérations militaires contre le Hezbollah, une organisation terroriste désignée, pour faire respecter le cessez-le-feu. Le gouvernement libanais lui-même prend ses distances avec le Hezbollah, le Premier ministre exhortant le groupe à faire passer les intérêts du Liban avant ceux de l'Iran et à soutenir les négociations en vue d'un retrait israélien.
L'armée israélienne a émis un avertissement d'évacuation urgent pour plusieurs localités du sud du Liban, invoquant la violation du cessez-le-feu par le Hezbollah, et a mené des frappes qui ont tué un maire et d'autres civils. Pendant ce temps, le Premier ministre libanais Nawaf Salam a publiquement appelé le Hezbollah à respecter ses engagements, à faire passer l'intérêt national libanais avant celui de l'Iran et à s'aligner sur les efforts diplomatiques du gouvernement pour obtenir un retrait israélien.
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