
Mondial 2026 : la une glaciale de la presse italienne face à l’absence récurrente
Alors que le tournoi planétaire s’élargit à 48 nations, l’absence répétée de la Squadra Azzurra alimente un sentiment d’habitude qui interroge sur l’avenir du football italien et européen.
Le 11 juin 2026, jour d’ouverture de la Coupe du monde de football, le quotidien sportif italien La Gazzetta dello Sport affichait en une une formule lapidaire : « Tout le monde sauf nous ». Un constat amer pour la Nazionale, une nouvelle fois spectatrice du tournoi planétaire, pour la troisième édition consécutive. L’élargissement à 48 sélections, qui promettait de rouvrir les portes aux grands absents européens, n’a fait qu’accentuer le sentiment d’exclusion d’une nation au palmarès pourtant prestigieux.
En Italie, la déception semble avoir cédé la place à une résignation morne. La presse transalpine note que le pays s’est habitué à manquer le rendez-vous, au point que l’événement se réduit désormais à un fond sonore estival, intégré sans passion dans les discussions de comptoir ou les choix de restaurants où regarder les matchs. Comme si le Mondial s’était détaché de l’imaginaire collectif national, vidé de son sens par l’absence continue des Azzurri.
Cette indifférence nouvelle interroge au-delà des frontières. Depuis l’Argentine, où le football est religion, plusieurs médias ont relevé avec une ironie douloureuse le désarroi italien, rappelant que l’Europe du ballon rond n’est pas épargnée par les secousses des hiérarchies établies. La France, voisine et rivale, voit peut-être dans ce déclin un avertissement sur la fragilité des grandes nations, à l’heure où la mondialisation du football multiplie les talents sur tous les continents.
L’absence répétée de l’Italie pose la question de son avenir compétitif, alors que le vivier national peine à renouveler ses gloires. Si l’effet de surprise s’estompe, la banalisation de cet échec pourrait compromettre durablement la ferveur populaire et, à terme, la capacité du pays à redevenir une destination attractive pour les jeunes générations. En attendant, le Mondial 2026 se déroule sans une sélection quadruple championne du monde, un vide que les stades nord-américains, du Canada francophone aux États-Unis, ne manqueront pas de souligner.
| Presse latino-américaine | −0.20 | neutral |
|---|---|---|
| Presse européenne continentale | −0.80 | critical |
La dernière absence de l'Italie en Coupe du monde est accueillie avec un mélange d'incrédulité et une pointe de sarcasme. On souligne l'échec d'un système footballistique incapable de suivre l'évolution mondiale.
Le football italien est en plein chaos : une honte nationale qui se répète. L'analyse est impitoyable : manque d'investissement dans les centres de formation, incapacité à planifier et une fédération paralysée par les jeux de pouvoir.
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