
Mondial élargi : les sarcasmes d’Infantino envers l’Italie provoquent une vive polémique
En évoquant l’hypothèse d’un tournoi à 64 équipes, le président de la FIFA a raillé les absences répétées de l’Italie, suscitant l’indignation de la classe politique et des médias transalpins.
Le coup d’envoi de la Coupe du monde 2026 entre le Mexique et l’Afrique du Sud a été le théâtre d’une sortie fracassante de Gianni Infantino. S’exprimant au micro de la chaîne brésilienne CazéTV, le président de la FIFA a évoqué avec un sourire appuyé l’extension future du tournoi à 64 sélections, avant de cibler ironiquement l’Italie, grande absente pour la troisième fois consécutive. « Peut-être que l’Italie se qualifierait avec 64 équipes… ou on pourrait aller jusqu’à 208 pour en être sûr », a-t-il lancé, faisant écho aux discussions internes à la FIFA sur un mondial toujours plus inclusif. La boutade, immédiatement relayée par les médias sud-américains et européens, a rouvert les plaies d’une nation quadruple championne du monde, éliminée lors des barrages face à la Bosnie-Herzégovine pour l’édition nord-américaine.
Dans la péninsule, la réaction ne s’est pas fait attendre. Les journaux italiens, de Il Post à Affari Italiani, ont dénoncé une « moquerie malheureuse » et un manque de respect envers la Squadra Azzurra. Le ton est monté au Parlement : le député Gaetano Amato a fustigé le comportement « futile » du dirigeant, soulignant que « ce n’est pas le discours d’un supporter dans un café, mais celui du président de la FIFA, un poste qu’il occupe grâce au soutien de la Fédération italienne ». Ce rappel met en lumière un inconfort géopolitique : Infantino doit en partie son élection au vote italien, et sa raillerie apparaît comme une ingratitude aux yeux d’un pays qui a longtemps pesé dans les instances du football mondial.
Au-delà de la polémique transalpine, les propos d’Infantino s’inscrivent dans un débat plus large sur le format de la compétition reine. Déjà passée de 32 à 48 formations en 2026, la Coupe du monde pourrait franchir un nouveau cap en 2030, sous l’impulsion du président de la CONMEBOL, Alejandro Domínguez, fervent avocat d’un tournoi à 64 participants. Cette vision, qui séduit les confédérations africaine et asiatique, promet une plus grande représentativité mais suscite des craintes sur la dilution sportive et le calendrier déjà surchargé. L’ironie d’Infantino, reprise au Brésil comme une boutade sans conséquence, prend un relief particulier en Europe, où les sélections historiques voient leur hégémonie menacée par l’élargissement.
L’incident révèle ainsi les tensions entre la gouvernance mondialisée de la FIFA et les identités footballistiques nationales. Alors que l’Italie traverse une crise générationnelle, incapable de se qualifier depuis 2014, la plaisanterie présidentielle touche à un orgueil blessé. Pour le lectorat francophone, la situation rappelle que même les grandes nations du football — pensons à la France ou à la Belgique — pourraient à terme voir leur parcours de qualification fragilisé par une concurrence élargie, tout en subissant la rhétorique parfois désinvolte des dirigeants du jeu. Le député Amato a exigé des excuses, mais la FIFA n’a pas officiellement réagi, préférant se concentrer sur le succès du tournoi en cours.
À l’heure où les stades nord-américains vibrent, la sortie d’Infantino laisse entrevoir les batailles à venir. L’évaluation du format à 48 équipes après ce Mondial sera cruciale pour décider de l’avenir à 64. D’ici là, la polémique italienne rappelle que le football reste un miroir des rapports de force géopolitiques, où une simple boutade peut devenir une affaire d’État diplomatique.
| Presse européenne continentale | −0.80 | critical |
|---|---|---|
| Presse africaine subsaharienne | 0.00 | neutral |
| Presse arabe Levant-Maghreb | −0.90 | critical |
Le président de la FIFA a raillé l'Italie pour sa troisième absence consécutive en Coupe du monde, suggérant que seule une expansion à 64 ou 208 équipes pourrait lui donner une chance. Les médias italiens ont réagi avec indignation, qualifiant la plaisanterie d'humiliation gratuite envers une nation quadruple championne du monde.
Le président de la FIFA a plaisanté en disant que l'Italie pourrait se qualifier si la Coupe du monde passait à 64 équipes, voire 208. La remarque, faite en riant, a été rapportée de manière neutre, en se concentrant sur l'idée d'un tournoi élargi.
Les propos moqueurs du président de la FIFA sur l'Italie ont provoqué la colère d'un député italien, qui a qualifié ce comportement de mesquin et offensant. L'incident a été présenté comme une insulte à une nation quadruple championne du monde, absente pour la troisième fois consécutive.
Élargis ton regard
Trump annonce des négociations avec l'Iran, Téhéran dément et le pétrole chute
4 langues · 89 sources
Depuis Economy & MarketsLa guerre au Proche-Orient propulse les bénéfices des majors pétrolières à des sommets
2 langues · 21 sources
Depuis TechnologyWashington exclut les modèles d’IA ouverts, y compris chinois, de son nouveau cadre de sécurité
3 langues · 11 sources