
Négociations américano-iraniennes en Suisse pour transformer un cessez-le-feu en paix durable
Sous médiation du Pakistan et du Qatar, les délégations se réunissent au Bürgenstock pour concrétiser le mémorandum signé le 18 juin, au lendemain de nouvelles tensions autour du détroit d’Ormuz.
Les délégations américaine et iranienne convergent ce dimanche 21 juin au Bürgenstock, en Suisse, pour une première session de négociations visant à transformer le mémorandum d’entente (MoU) signé le 18 juin en un accord de paix permanent. La partie américaine est menée par le vice-président J.D. Vance, accompagné de l’envoyé spécial Steve Witkoff et de Jared Kushner ; en face, le président du Parlement iranien, Mohammad‑Bagher Ghalibaf, conduit une délégation élargie comprenant le ministre des Affaires étrangères Araghchi, le vice‑secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale Bagheri et le gouverneur de la banque centrale. Le Pakistan, représenté par le Premier ministre Shahbaz Sharif, et le Qatar jouent le rôle de médiateurs officiels. L’avion iranien arbore le hashtag #minab168, en mémoire des 168 victimes – dont 110 écoliers, selon Téhéran – d’une frappe américaine sur une école du sud de l’Iran au premier jour du conflit, le 28 février.
Pour la diplomatie iranienne, la durabilité du processus dépend entièrement de la mise en œuvre par Washington de cinq dispositions clefs du mémorandum, a souligné le porte‑parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaei. Le chef de la délégation, Ghalibaf, martèle que les «enfants innocents de Minab» observent chaque geste des négociateurs, inscrivant la mémoire de cette attaque au cœur des pourparlers. Téhéran a par ailleurs annoncé, samedi, une nouvelle fermeture du détroit d’Ormuz en réaction aux bombardements israéliens au Liban, où seize personnes ont péri le même jour. Cette mesure de rétorsion, qui perturbe le commerce pétrolier mondial, rappelle que toute avancée bilatérale avec Washington reste suspendue à l’arrêt des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban – condition explicitement inscrite dans le MoU mais sans participation du Hezbollah ni de Beyrouth aux discussions.
Côté américain, M. Vance s’est déclaré confiant avant son départ : « Nous espérons progresser sur la question de l’énergie nucléaire et sur le cessez‑le‑feu au Liban », a‑t‑il indiqué. Toutefois, l’accueil du mémorandum au Congrès a été largement défavorable, plusieurs élus dénonçant un texte trop flou. Sur le plan de la responsabilité du bombardement de Minab, les agences de renseignement américaines ont depuis longtemps conclu à une faute des forces américaines, mais le Pentagone ne l’a jamais officiellement reconnue – un silence qui alimente le discours iranien sur l’injustice subie.
Le mémorandum d’Islamabad – du nom de la capitale du médiateur pakistanais – est le fruit d’une guerre éclair déclenchée le 28 février par une attaque conjointe américano‑israélienne contre l’Iran. En quinze semaines, le conflit a tué près de 3 900 personnes au Liban et un nombre similaire en Iran, embrasé le Moyen‑Orient et provoqué une flambée des prix du pétrole après la fermeture effective du détroit d’Ormuz par Téhéran. Le texte prévoit une fenêtre de 60 jours, extensible par consentement mutuel, pour conclure un accord définitif et stipule que l’Iran assurera la libre circulation des navires marchands, tout en travaillant avec Oman à définir l’administration future de la voie maritime. Les discussions techniques de ce dimanche doivent se dérouler en deux temps : une première réunion avec les seuls médiateurs, suivie d’une quadripartite incluant les États‑Unis. L’horloge des 60 jours tourne déjà.
| Presse européenne continentale | +0.20 | neutral |
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| Presse russe et CEI | 0.00 | neutral |
| Presse iranienne et apparentée | +0.50 | aligned |
Les négociations sont prometteuses, mais Israël doit cesser les bombardements. Les États-Unis ont le pouvoir d'imposer la paix.
Il établit une condition explicite pour le succès des pourparlers, transférant la responsabilité à Israël et aux États-Unis.
Il ne mentionne pas la reprise des exportations iraniennes ni le rôle de la Chine.
Les pourparlers se déroulent comme prévu. Il n'y a rien à ajouter.
Il adopte un ton détaché et factuel, évitant toute évaluation, suggérant que la Russie n'a pas d'intérêt direct ou préfère ne pas prendre parti.
Il ne mentionne pas la condition israélienne ni la reprise des exportations iraniennes.
L'Iran a obtenu ce qu'il voulait : la fin du blocus et le début de négociations sérieuses. Il appartient désormais aux États-Unis de tenir leurs promesses.
Il présente le résultat comme une victoire iranienne, mettant l'accent sur les bénéfices immédiats (reprise des exportations) et la détermination à faire respecter les accords, tout en dénonçant Israël comme un obstacle.
Il ne mentionne pas la condition posée par l'Europe selon laquelle Israël doit cesser de bombarder le Liban pour que les pourparlers réussissent.
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