
Pam Bondi, malade d’un cancer, nommée au conseil IA de Trump
L’ancienne procureure générale, en rémission d’un cancer de la thyroïde, rejoint un comité consultatif sur l’intelligence artificielle où siègent déjà des géants de la tech, dans un contexte de rivalités transatlantiques sur la régulation.
À peine sortie du ministère de la Justice, Pam Bondi a révélé qu’elle luttait en secret contre un cancer de la thyroïde – et accepté dans le même temps une nomination au sein du conseil présidentiel chargé de l’intelligence artificielle. L’information, dévoilée par le média américain Axios et confirmée par l’entourage de la Maison-Blanche, a d’abord circulé sur les réseaux sociaux grâce à Katie Miller, épouse du chef de cabinet adjoint Stephen Miller, qui a salué le courage de l’ancienne procureure générale : « Pam botte tranquillement le cul du cancer depuis quelques semaines. »
La séquence est révélatrice de la recomposition en cours autour de Donald Trump. Pam Bondi, 60 ans, avait quitté début avril le département de la Justice sur décision présidentielle, officiellement pour laisser place à une nouvelle équipe. Elle réapparaît aujourd’hui au sein du Conseil des conseillers pour les sciences et la technologie (PCAST), une instance copilotée par David Sacks, ancien conseiller IA de la Maison-Blanche, et Michael Kratsios, conseiller scientifique. Le cénacle accueille déjà plusieurs figures des géants de la tech, dont Jensen Huang, le fondateur de Nvidia, symbole de la course mondiale aux semi-conducteurs.
Cette nomination intervient dans un climat de compétition technologique transatlantique de plus en plus marqué. Alors que Washington mise sur une approche dérégulée, favorable aux entreprises et pilotée directement depuis la présidence, l’Union européenne a finalisé son règlement sur l’intelligence artificielle (AI Act), qui impose des garde-fous stricts en matière de risques systémiques et de transparence. Des analystes à Bruxelles et à Paris s’inquiètent d’un possible affaiblissement des normes globales si la première puissance économique mondiale choisit de gouverner l’IA par simple décret exécutif, sans débat législatif. Dans les capitales africaines francophones, où les infrastructures numériques émergentes dépendent souvent des technologies américaines ou chinoises, on suit ces évolutions avec attention, conscients que les standards de régulation qui s’imposeront auront des répercussions durables sur la souveraineté des données.
En confiant cette mission à une fidèle au profil juridique plutôt que technologique, Donald Trump semble vouloir arrimer la politique de l’IA à l’agenda de l’exécutif, dans un esprit de loyauté et de discrétion. Le fait que Pam Bondi ait dû annuler sa participation à un sommet contre la traite des êtres humains pour raison médicale, il y a quelques semaines, souligne la difficulté de conjuguer traitement lourd et responsabilités publiques. À l’heure où les États-Unis entendent conserver leur hégémonie face à la Chine, ce mélange de vulnérabilité personnelle et de détermination politique donne à sa nomination une coloration inédite, entre guerre technologique et résilience intime.
| Presse arabe Levant-Maghreb | 0.00 | neutral |
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| Presse indienne et sud-asiatique | 0.00 | neutral |
Après avoir quitté le ministère de la Justice sur décision de Trump, Pam Bondi a été nommée au conseil consultatif de la Maison Blanche pour la science et la technologie, chargée de coordonner la collaboration entre le gouvernement et les grandes entreprises technologiques. L'ancienne procureure générale se concentrera sur la politique de l'IA, marquant un repositionnement politique rapide.
L'ancienne procureure générale Pam Bondi a reçu un diagnostic de cancer de la thyroïde peu après son départ et se remet d'un traitement. Katie Miller, épouse d'un haut responsable de la Maison Blanche, a salué sa lutte discrète, affirmant qu'elle a vaincu le cancer avec détermination. La nouvelle survient alors que Bondi a annulé sa participation à un sommet contre la traite des êtres humains.
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