
Royaume-Uni : le Labour en crise, entre défi politique et pubs en péril
Andy Burnham promet des baisses d’impôts pour les pubs s’il prend la tête du parti, sur fond de rivalité avec Keir Starmer et de mobilisation princière.
Le maire de Manchester, Andy Burnham, a officialisé son intention de défier Keir Starmer pour la direction du Parti travailliste britannique, sous réserve de sa victoire à la partielle de Makerfield le 18 juin. Depuis l'Allemagne, la Frankfurter Allgemeine Zeitung souligne que ce rival de poids, très populaire parmi les militants, entend capitaliser sur le mécontentement contre la hausse des taxes décidée par le gouvernement. M. Burnham a annoncé vouloir réduire de 20 % la taxe professionnelle («business rates») qui pèse sur les pubs, cafés et petits commerces, et promet d'annuler les récentes augmentations fiscales touchant le secteur de l'hôtellerie.
Ces propositions surviennent alors que les pubs britanniques traversent une crise sans précédent. La presse italienne, dans Adnkronos et La Stampa, rapporte que le prince William a lancé une campagne pour les sauver, les qualifiant de «fierté nationale» et de lieux essentiels de sociabilité. En quelques semaines, plus de 160 établissements ont baissé le rideau, et depuis 2000, environ 15 000 pubs ont disparu. L'augmentation des charges, la fin des aides post-Covid et une réforme de la fiscalité commerciale sont en cause. Le prince a même tiré une pinte dans un pub londonien pour attirer l'attention sur ce patrimoine en danger.
La dimension économique dépasse les frontières britanniques. En Suède, le débat sur la fiscalité locale mobilise les partis de droite : le journal Norrköpings Tidningar appelle ainsi les Modérés à se présenter aux élections sur une promesse de baisse de l'impôt communal, pour stimuler l'emploi et le pouvoir d'achat. Ce miroir scandinave éclaire la stratégie d'Andy Burnham, qui voit dans les petits commerces un levier électoral. L'enjeu dépasse la simple survie des pubs : il s'agit de redonner confiance à une base électorale fragilisée.
Les perspectives restent incertaines. The Independent note que l'entourage de Starmer, notamment le ministre de la Justice Lord Hermer, assure que le Premier ministre a toujours été sous-estimé et qu'il saurait repousser toute contestation. Mais la baisse des soutiens lors des derniers scrutins locaux et la grogne des députés travaillistes pourraient précipiter une élection interne. Si Burnham l'emporte à Makerfield, la bataille pour le leadership s'annonce rude, avec en toile de fond une question centrale pour l'Europe : la taxation des commerces de proximité est-elle compatible avec la relance économique ?
| Presse européenne continentale | −0.30 | critical |
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| Presse chinoise | 0.00 | neutral |
Une lutte de pouvoir ouverte se dessine au sein du Labour : le maire du Grand Manchester, Andy Burnham, a déclaré sans détour vouloir succéder à Keir Starmer à la tête du parti et comme Premier ministre. Il devra d'abord remporter l'élection partielle du 18 juin, mais sa démarche est déjà perçue comme un signal en faveur d'un retour à une politique tournée vers l'UE, dossier sur lequel Starmer est sous pression. La popularité de Burnham parmi les adhérents contraste avec les difficultés internes de Starmer.
Le maire de Manchester, Andy Burnham, a confirmé son intention de défier Keir Starmer pour la direction du Royaume-Uni. Il a indiqué qu'il se présenterait d'abord à une élection législative partielle le 18 juin, étape avant une éventuelle candidature au poste de Premier ministre. L'annonce, faite lors de l'émission Question Time de la BBC, a entraîné une réaction du chef du gouvernement actuel, qui a affirmé ne pas vouloir céder sa place.
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