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Médias & Divertissementmercredi 17 juin 2026

Toy Story 5 : quand les jouets partent en guerre contre les tablettes

Le cinquième volet de la saga Pixar, porté par la cow-girl Jessie et une chanson de Taylor Swift, interroge la place des écrans dans l’enfance.

Un matin de juin, Taylor Swift assiste à une projection privée de Toy Story 5. À 11 heures, elle découvre le film encore inachevé ; le soir même, elle a écrit et enregistré « I Knew It, I Knew You », la chanson du générique de fin. « J’ai toujours rêvé d’écrire pour ces personnages que j’adore depuis l’âge de cinq ans », confie-t-elle sur les réseaux sociaux. La productrice Jessica Choi lui avait adressé une lettre manuscrite, soulignant que ce cinquième opus serait le premier à placer Jessie, la cow-girl yodleuse, au centre du récit – un choix inspiré, selon elle, par le parcours de la chanteuse dans une industrie dominée par les hommes. En huit heures, Swift a composé un morceau aux accents country, renouant avec ses racines et offrant à Jessie une voix intérieure.

Ce geste créatif éclaire la mécanique émotionnelle du film. Pour la première fois, Woody et Buzz Lightyear s’effacent derrière Jessie, dont la peur de l’abandon ressurgit lorsque Bonnie, sa nouvelle propriétaire de huit ans, reçoit une tablette interactive nommée Lilypad. La peluche à l’écran grenouille, doublée par Greta Lee, vampirise l’attention de l’enfant et de ses camarades, reléguant les jouets au garage. Le scénario, signé Andrew Stanton et Kenna Harris, transforme cette rivalité en fable sur l’enfance hyperconnectée. Jessie, accidentellement transportée devant la maison de son ancienne propriétaire Emily, y découvre une boîte à souvenirs enfouie et un mot : « Jessie, tu seras toujours ma petite cow-girl. » La scène, selon plusieurs critiques anglo-saxons, constitue le point culminant lacrymal du récit.

La réception du film dessine une cartographie des sensibilités. Au Royaume-Uni, où le Premier ministre Keir Starmer vient d’annoncer une interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 16 ans, la presse conservatrice salue un « conte moral » opportun, tandis que le Guardian juge la franchise « épuisée ». En Amérique latine, le doublage a mobilisé des figures populaires : au Mexique, Belinda prête sa voix à Lilypad et Irán Castillo reprend Jessie pour la quatrième fois, célébrant un « pouvoir féminin » inédit dans la saga. En Russie, le critique Anton Doline estime que ce volet, le premier sans John Lasseter, « n’est pas mauvais, mais simplement pas assez bon », et qu’il sert avant tout les intérêts financiers de Disney. En Inde, la presse souligne la pertinence du message dans un pays où l’addiction aux écrans des enfants inquiète. Partout, le film ravive une nostalgie pour les jouets tangibles, tout en évitant de diaboliser la technologie : Lilypad n’est pas un ennemi, mais un anti-héros.

La chanson de Taylor Swift, qui a immédiatement atteint la deuxième place des titres les plus écoutés aux États-Unis et la première au Royaume-Uni, prolonge cette ambivalence. Écrite du point de vue de Jessie, elle scelle la rencontre entre une icône pop et un personnage animé, toutes deux façonnées par la résilience. Le générique de fin, lui, réserve une surprise : des drones Buzz Lightyear, convertis à partir des figurines high-tech, s’abattent sur une cour d’école où chaque enfant reçoit son propre jouet volant. Un clin d’œil final montre un élève sortir de son sac un Empereur Zurg amélioré, qui lance à Buzz : « Nous nous retrouvons, mon fils ! » L’image fugace d’un principal d’école cachant un drone derrière son dos rappelle que, même chez les adultes, le désir de jeu n’est jamais tout à fait éteint.

Divergence — qui la raconte comment
49%Moyenne
2 blocs · positions de −0.20 à 0.00
CritiqueFavorable
EURLAT
Divergence entre blocs de presse
Presse européenne continentale−0.20neutral
Presse latino-américaine0.00neutral
Presse européenne continentale−0.20

La presse continentale européenne voit dans Toy Story 5 un geste de défi contre l'ère numérique, où les jouets en plastique et en bois luttent contre la dépendance aux écrans. Le film est porté par la nostalgie d'une époque plus simple et plus douce, même si les critiques notent qu'il n'offre guère plus que ce message. L'imagination des jouets est célébrée comme le moyen de gagner la guerre contre l'IA.

ScepticismeIronie
Presse latino-américaine0.00

La couverture latino-américaine présente Toy Story 5 comme un film qui aborde le dilemme numérique auquel chaque parent et enfant est confronté aujourd'hui, avec la tablette comme nouvel antagoniste. Les médias se concentrent sur ce que les parents doivent savoir, les nouveaux personnages et le message sur l'équilibre entre technologie et jeu. La sortie est également traitée comme un événement commercial et nostalgique, avec des collaborations mode et des rétrospectives sur les 31 ans de la franchise.

PragmatismePaternalisme
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mercredi 17 juin 2026

Toy Story 5 : quand les jouets partent en guerre contre les tablettes

Le cinquième volet de la saga Pixar, porté par la cow-girl Jessie et une chanson de Taylor Swift, interroge la place des écrans dans l’enfance.

Un matin de juin, Taylor Swift assiste à une projection privée de Toy Story 5. À 11 heures, elle découvre le film encore inachevé ; le soir même, elle a écrit et enregistré « I Knew It, I Knew You », la chanson du générique de fin. « J’ai toujours rêvé d’écrire pour ces personnages que j’adore depuis l’âge de cinq ans », confie-t-elle sur les réseaux sociaux. La productrice Jessica Choi lui avait adressé une lettre manuscrite, soulignant que ce cinquième opus serait le premier à placer Jessie, la cow-girl yodleuse, au centre du récit – un choix inspiré, selon elle, par le parcours de la chanteuse dans une industrie dominée par les hommes. En huit heures, Swift a composé un morceau aux accents country, renouant avec ses racines et offrant à Jessie une voix intérieure.

Ce geste créatif éclaire la mécanique émotionnelle du film. Pour la première fois, Woody et Buzz Lightyear s’effacent derrière Jessie, dont la peur de l’abandon ressurgit lorsque Bonnie, sa nouvelle propriétaire de huit ans, reçoit une tablette interactive nommée Lilypad. La peluche à l’écran grenouille, doublée par Greta Lee, vampirise l’attention de l’enfant et de ses camarades, reléguant les jouets au garage. Le scénario, signé Andrew Stanton et Kenna Harris, transforme cette rivalité en fable sur l’enfance hyperconnectée. Jessie, accidentellement transportée devant la maison de son ancienne propriétaire Emily, y découvre une boîte à souvenirs enfouie et un mot : « Jessie, tu seras toujours ma petite cow-girl. » La scène, selon plusieurs critiques anglo-saxons, constitue le point culminant lacrymal du récit.

La réception du film dessine une cartographie des sensibilités. Au Royaume-Uni, où le Premier ministre Keir Starmer vient d’annoncer une interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 16 ans, la presse conservatrice salue un « conte moral » opportun, tandis que le Guardian juge la franchise « épuisée ». En Amérique latine, le doublage a mobilisé des figures populaires : au Mexique, Belinda prête sa voix à Lilypad et Irán Castillo reprend Jessie pour la quatrième fois, célébrant un « pouvoir féminin » inédit dans la saga. En Russie, le critique Anton Doline estime que ce volet, le premier sans John Lasseter, « n’est pas mauvais, mais simplement pas assez bon », et qu’il sert avant tout les intérêts financiers de Disney. En Inde, la presse souligne la pertinence du message dans un pays où l’addiction aux écrans des enfants inquiète. Partout, le film ravive une nostalgie pour les jouets tangibles, tout en évitant de diaboliser la technologie : Lilypad n’est pas un ennemi, mais un anti-héros.

La chanson de Taylor Swift, qui a immédiatement atteint la deuxième place des titres les plus écoutés aux États-Unis et la première au Royaume-Uni, prolonge cette ambivalence. Écrite du point de vue de Jessie, elle scelle la rencontre entre une icône pop et un personnage animé, toutes deux façonnées par la résilience. Le générique de fin, lui, réserve une surprise : des drones Buzz Lightyear, convertis à partir des figurines high-tech, s’abattent sur une cour d’école où chaque enfant reçoit son propre jouet volant. Un clin d’œil final montre un élève sortir de son sac un Empereur Zurg amélioré, qui lance à Buzz : « Nous nous retrouvons, mon fils ! » L’image fugace d’un principal d’école cachant un drone derrière son dos rappelle que, même chez les adultes, le désir de jeu n’est jamais tout à fait éteint.

Divergence — qui la raconte comment
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CritiqueFavorable
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La presse continentale européenne voit dans Toy Story 5 un geste de défi contre l'ère numérique, où les jouets en plastique et en bois luttent contre la dépendance aux écrans. Le film est porté par la nostalgie d'une époque plus simple et plus douce, même si les critiques notent qu'il n'offre guère plus que ce message. L'imagination des jouets est célébrée comme le moyen de gagner la guerre contre l'IA.

ScepticismeIronie
Presse latino-américaine0.00

La couverture latino-américaine présente Toy Story 5 comme un film qui aborde le dilemme numérique auquel chaque parent et enfant est confronté aujourd'hui, avec la tablette comme nouvel antagoniste. Les médias se concentrent sur ce que les parents doivent savoir, les nouveaux personnages et le message sur l'équilibre entre technologie et jeu. La sortie est également traitée comme un événement commercial et nostalgique, avec des collaborations mode et des rétrospectives sur les 31 ans de la franchise.

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