
Trump moque Jill Biden après ses confidences sur le débat de 2024
L'ex-première dame révèle avoir craint un AVC de son mari lors du débat. Trump raille son inaction, tandis que les démocrates s'inquiètent de l'image d'un parti ayant dissimulé le déclin cognitif de l'ancien président.
Les révélations de Jill Biden dans ses mémoires, « View From the East Wing », ont déclenché une nouvelle salve d'attaques de Donald Trump. L'ex-président américain a raillé samedi l'ancienne première dame sur son réseau Truth Social, lui reprochant de ne pas être intervenue sur scène lorsqu'elle a cru son mari victime d'un accident vasculaire cérébral lors du débat fatidique de juin 2024. « Elle dit qu'elle pensait qu'il souffrait d'un AVC et de bien d'autres choses graves, et pourtant elle ne s'est jamais précipitée sur scène pour aider son mari en détresse, comme l'aurait fait toute bonne épouse », a écrit Trump, relayé par la presse financière mexicaine et arabophone, avant d'ironiser sur sa propre performance ce soir-là.
Dans son ouvrage, Jill Biden revient sur ce moment où, figée dans le public, elle s'est demandé si son époux ne subissait pas un court-circuitage cérébral ou s'il n'avait pas été drogué. La presse indienne, citant l'agence Associated Press, rapporte qu'elle reconnaît aujourd'hui avoir peut-être sous-estimé l'impact désastreux de cette prestation, qui allait précipiter le retrait de Joe Biden de la course présidentielle. Ce dernier, alors âgé de 81 ans, avait été submergé par les doutes sur son acuité mentale, malgré les assurances répétées de la Maison Blanche.
La polémique ne se limite pas aux attaques trumpistes. Aux États-Unis, la radio progressiste Charlamagne tha God a vivement dénoncé ce qu'il perçoit comme une dissimulation délibérée du déclin cognitif de l'ex-président, accusant les cercles démocrates d'avoir mis en péril la démocratie. Dans les colonnes de la presse conservatrice américaine, ce réquisitoire est repris pour pointer la responsabilité de l'entourage présidentiel. Parallèlement, des médias russes comme Meduza rapportent le mécontentement de nombreux démocrates, citant le site Politico, qui jugent ces confessions malvenues à l'approche des élections de mi-mandat et nuisibles à l'image d'un parti déjà en crise de leadership.
Au-delà des réactions étasuniennes, ces révélations trouvent un écho particulier dans la presse internationale. Les commentateurs arabes, à l'instar de la chaîne Sky News Arabia, mettent en exergue le narratif trumpien d'une performance dominatrice ayant précipité l'effondrement de l'adversaire. Cette lecture, qui resurgit à la faveur des mémoires, illustre la manière dont le débat de 2024 continue de structurer les rivalités politiques et médiatiques. Pour un lectorat francophone, cette affaire résonne avec les questionnements sur le vieillissement des dirigeants et la transparence des entourages.
Alors que le livre doit sortir début juin, l'offensive de Trump cherche manifestement à rouvrir les plaies du Parti démocrate et à le placer sur la défensive. La question de savoir si Joe Biden aurait dû se retirer plus tôt, ou si son équipe a failli dans son devoir de vérité, continuera de hanter la mémoire de son mandat. À l'heure où le parti peine à se rénover, ces mémoires, loin d'éteindre les soupçons, pourraient au contraire fournir de nouvelles armes aux adversaires de l'ancien président, tout en laissant un goût amer aux électeurs démocrates.
| Presse atlantique / anglosphère | −0.40 | critical |
|---|---|---|
| Presse iranienne et apparentée | −0.90 | critical |
| Presse du Golfe arabe | 0.00 | neutral |
| Presse indienne et sud-asiatique | 0.00 | neutral |
Certaines voix de la presse américaine ont défendu les récentes déclarations de l'ancienne première dame Jill Biden sur sa crainte que son mari ait fait un AVC pendant le débat, estimant qu'il fallait lui accorder un peu de répit. Elles critiquent le président Trump pour s'être moqué de sa détresse personnelle, qualifiant cette attaque de mesquine et non d'argument politique.
La presse d'État iranienne a rapporté les propos de Trump comme une nouvelle insulte aux Biden, qualifiant son langage de délirant et d'autoglorification. Elle a souligné qu'il accusait Jill Biden de ne pas avoir aidé son mari tout en se vantant de sa propre prestation, et a repris la rhétorique habituelle du « gouvernement terroriste américain ».
Les médias du Golfe ont rapporté l'attaque de Trump contre Jill Biden après que ses mémoires eurent évoqué un possible AVC pendant le débat. Ils ont noté que Trump lui reprochait de ne pas avoir suffisamment loué sa propre performance et laissait entendre que sa solide prestation avait provoqué l'effondrement de Biden, en présentant ces propos sans commentaire éditorial.
Les médias d'Asie du Sud ont mis en avant la révélation des mémoires de Jill Biden, où elle confiait avoir craint que son mari fasse un AVC pendant le débat, un moment perçu comme le tournant de la campagne. La couverture s'est demandée si l'équipe aurait dû reconnaître ouvertement la piètre performance au lieu de rassurer, présentant l'épisode comme une leçon de transparence politique.
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