
Trump plaisante sur une candidature au poste de Premier ministre israélien
Le président américain affirme une popularité de 99 % en Israël et évoque une future candidature, suscitant des interrogations sur l'équilibre des relations bilatérales.
Donald Trump a provoqué une onde de choc diplomatique en affirmant, mardi, jouir d'une popularité de 99 % en Israël et en plaisantant sur une éventuelle candidature au poste de Premier ministre après son mandat présidentiel. « Peut-être qu'après cela, j'irai en Israël et me présenterai », a-t-il lancé aux journalistes, ajoutant que Benyamin Netanyahou ferait « tout ce que je veux ». Cette déclaration, rapportée par plusieurs médias internationaux, intervient alors que le dirigeant israélien fait face à des tensions croissantes au sein de sa coalition gouvernementale, notamment avec les partis ultra-orthodoxes.
Netanyahou, au pouvoir depuis près de dix-sept ans, voit son alliance historique avec les formations religieuses se fissurer à l'approche d'élections législatives attendues dans les mois à venir. Les propos de Trump, bien que prononcés sur le ton de l'humour, relancent le débat sur l'influence américaine dans la politique intérieure israélienne. En Europe, plusieurs capitales s'interrogent sur la portée réelle de ce qu'elles perçoivent comme une ingérence déguisée, tandis que les chancelleries arabes restent prudentes, craignant un déséquilibre accru dans le processus de paix.
Sur le dossier iranien, le président américain a fait preuve d'une désinvolture remarquée, affirmant n'être « pas pressé » de finaliser un accord. Cette position contraste avec les efforts européens pour relancer les négociations sur le nucléaire et ravive les craintes d'une escalade régionale. L'absence d'urgence affichée par Washington complique la donne pour Netanyahou, qui mise sur un soutien ferme de son allié pour contrer l'influence de Téhéran.
À l'approche du scrutin israélien, les déclarations de Trump pourraient à la fois renforcer et fragiliser le Premier ministre sortant. Si elles galvanisent sa base nationaliste, elles exposent aussi les divisions au sein de son propre camp. Dans les chancelleries francophones, d'Ottawa à Bruxelles, on observe avec attention ces signaux, conscients que l'équilibre géopolitique du Moyen-Orient dépendra en partie de la relation entre ces deux figures imprévisibles.
| Presse iranienne et apparentée | −0.80 | critical |
|---|---|---|
| Presse indienne et sud-asiatique | −0.20 | neutral |
| Presse européenne continentale | 0.00 | neutral |
Trump boasts 99% popularity in Israel and jokes about running for PM, but Iranian media highlight his ignorance of Israel's electoral system, where the PM is not directly elected. The tone is sharply critical, framing Trump's remarks as a sign of arrogance and lack of knowledge.
Trump claims extremely high approval in Israel and hints he could replace Netanyahu, adding that Netanyahu will do whatever he wants. Indian media report the news neutrally but highlight Trump's perceived influence, with a hint of skepticism about the validity of his claims.
Trump jokes about running for Israeli prime minister, citing a poll showing 99% popularity. Continental European media report the statement factually and without commentary, treating it as a mere curiosity.
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