
Forte secousse de magnitude 4,4 dans les Champs Phlégréens : inquiétude croissante autour du supervolcan
Un séisme de magnitude 4,4 a secoué l'aube napolitaine, ravivant les craintes liées au bradyséisme qui agite la caldeira des Champs Phlégréens depuis plusieurs années.
Une secousse tellurique de magnitude 4,4 a violemment réveillé, ce jeudi 21 mai à 5 h 51, les habitants des Champs Phlégréens et de l'agglomération napolitaine. L'épicentre, localisé en mer à trois kilomètres de profondeur entre Bacoli et Pozzuoli, a provoqué un mouvement de panique dans les quartiers ouest de Naples, de Fuorigrotta au Vomero, et dans les communes de la caldeira. Des scènes de rue se sont répétées tandis que les lampadaires oscillaient et que les murs craquaient. L'Institut national de géophysique et de volcanologie (INGV) a enregistré un essaim sismique en cours, avec plusieurs répliques de moindre intensité. Les écoles ont été fermées par précaution à Bacoli, Pozzuoli, Quarto et Monte di Procida, et les services techniques procèdent à des vérifications. À Bacoli, des chutes d'enduit et un effondrement partiel du Belvedere Valenzi ont été signalés, sans faire de blessés.
Ce séisme s'inscrit dans une séquence de bradyséisme qui affecte depuis plusieurs années la grande caldeira des Champs Phlégréens, un supervolcan vieux de 110 000 ans. Deux super-éruptions, il y a 40 000 et 15 000 ans, ont marqué l'histoire de cette zone où vivent aujourd'hui près de 800 000 personnes réparties sur sept communes. La secousse de ce jeudi égale en intensité celle du 30 juin 2025 (magnitude 4,6), la plus forte depuis quarante ans, et rappelle le regain d'activité observé depuis 2023. Les autorités italiennes, tout en écartant tout danger immédiat d'éruption, surveillent de près l'évolution du phénomène, dans une région où le souvenir du tremblement de terre de 1984 reste vif.
La presse européenne s'est largement fait l'écho de cette alerte, soulignant le caractère préoccupant de l'activité sismique dans une zone densément peuplée et sous haute surveillance volcanologique. Au-delà de la gestion de l'urgence, cette nouvelle secousse relance le débat sur les mesures de prévention et d'adaptation à long terme face au risque bradysismique. Les scientifiques italiens insistent sur la nécessité de renforcer la résistance des bâtiments et d'affiner les protocoles d'évacuation, alors que le sol continue de se soulever et que la fréquence des secousse majeures semble s'accélérer. La vulnérabilité des infrastructures et la densité de l'urbanisation dans la caldeira rendent l'enjeu crucial pour les autorités locales et nationales.
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