
Usyk triomphe dans la controverse face à Verhoeven aux pieds des pyramides
Le champion ukrainien a conservé son titre WBC en battant le Néerlandais par arrêt technique à une seconde de la fin du 11e round. Mais le spectacle laisse un goût amer.
C’est dans un décor pharaonique, aux abords des grandes pyramides de Gizeh, que le champion du monde ukrainien Oleksandr Usyk a défendu sa ceinture WBC des poids lourds samedi soir. Mais la victoire, acquise aux dépens du Néerlandais Rico Verhoeven, s’est écrite dans la controverse. À une seconde du terme du onzième round, l’arbitre mettait fin aux hostilités après que Verhoeven, envoyé au tapis par un uppercut, se fut relevé. Un arrêt jugé prématuré par le camp néerlandais, alors même que le gong semblait avoir déjà retenti.
L’affiche tenait plus du spectacle que du sport légitime. D’un côté, Usyk, maître des lourds invaincu, de l’autre, le « roi du kickboxing » Verhoeven, qui n’avait disputé qu’un seul combat de boxe professionnelle, douze ans plus tôt. Pourtant, le Néerlandais a déjoué les pronostics. Selon des analystes anglo-saxons, il menaçait de créer l’une des plus grandes surprises de l’histoire de la boxe, et les cartes des juges au moment de l’arrêt – deux égalités et une avance pour Verhoeven, selon la presse russe – confirment la réalité du danger. La presse du Moyen-Orient souligne que le champion a même été ébranlé avant de renverser la situation, un scénario impensable avant la rencontre.
La polémique tient à la chronologie précise de la fin de round. Après avoir été compté, Verhoeven se replace, et l’arbitre lui accorde un délai supplémentaire pour réinsérer son protège-dents – une largesse inhabituelle relevée par les observateurs américains. Alors que le chronomètre touche à sa fin, l’arbitre intervient, alors que le gong aurait dû sauver le challenger. Le commentateur vedette Todd Grisham lance un « mais que faites-vous ? » incrédule. « J’aurais voulu que l’arbitre me laisse conclure le combat ou au moins aller au douzième round », a déclaré Verhoeven à l’issue, se disant néanmoins reconnaissant de l’opportunité et annonçant qu’Usyk lui avait proposé une revanche.
Cet épisode vient rappeler les ambiguïtés des combats dits « crossover », où l’instance sanctionnatrice, ici le WBC, mise sur l’attrait médiatique d’une confrontation déséquilibrée. Pour Usyk, qui ne mettait en jeu que ce titre, une défaite aurait paradoxalement pu entraîner la vacance de ses autres ceintures WBA et IBF, selon les médias australiens, ajoutant une pression supplémentaire. L’avenir du champion ukrainien, désormais âgé de 38 ans, s’inscrit dans la quête d’une unification définitive ou d’un affrontement avec la nouvelle garde. Quant à Verhoeven, sa prestation héroïque pourrait le convaincre de poursuivre une carrière en boxe, à condition que le public accepte cette nouvelle hybridation des disciplines.
| Presse russe et CEI | −0.70 | critical |
|---|---|---|
| Presse atlantique / anglosphère | +0.20 | neutral |
Russian press frames Usyk's win as controversial and undeserved, highlighting the dubious refereeing and the indignant reaction from many athletes. The verdict is described as a 'robbery' against Verhoeven, who was leading before the stoppage. The narrative emphasizes the injustice suffered by the Dutchman and questions the legitimacy of Usyk's title.
Atlantic press reports Usyk's win with measured tones, acknowledging the controversy but noting that the champion avoided a major upset. It highlights how Verhoeven nearly pulled off one of boxing's biggest surprises, but the referee's decision is described as premature. The analysis focuses on the implications for Usyk's titles and public reaction.
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