
Washington conditionne son accord nucléaire avec Riyad à une normalisation avec Israël
Signé le 22 juillet 2026, le pacte de coopération atomique américano-saoudien a été immédiatement subordonné par Donald Trump à l’adhésion de l’Arabie saoudite aux accords d’Abraham, provoquant une onde de choc diplomatique et parlementaire.
La signature, le 22 juillet 2026, d’un accord de coopération nucléaire civile entre les États-Unis et l’Arabie saoudite a été suivie, dès le lendemain, d’un ultimatum du président Donald Trump : le texte n’entrera en vigueur que si Riyad normalise ses relations avec Israël dans le cadre des accords d’Abraham. Selon le quotidien bengali Prothom Alo, cette condition, absente de l’annonce initiale, a immédiatement plongé l’accord dans l’incertitude, menaçant de faire dérailler un projet présenté par Washington comme un levier commercial de plusieurs milliards de dollars et une coopération de long terme.
Au Congrès américain, la fracture est nette. Des élus démocrates, cités par Fox News et Khabar Online, dénoncent un risque de course aux armements. Le représentant Gregory Meeks estime que permettre à l’Arabie saoudite d’enrichir de l’uranium sans garanties strictes pourrait pousser l’Égypte ou d’autres États de la région à vouloir se doter de l’arme nucléaire. Son collègue Jamie Raskin a qualifié l’accord de « scandaleux », établissant un lien entre les autorisations accordées à Riyad et les intérêts financiers de la famille Trump. À l’inverse, des républicains comme Tim Burchett jugent indispensable de « développer des alliés », pour peu que des vérifications soient possibles, tandis que Mark Alford insiste sur le rôle central que devra jouer le Congrès dans l’examen du texte.
L’accord rompt avec la doctrine américaine antérieure en matière de non-prolifération. D’après le site israélien Kikar HaShabbat, il ouvre la voie à un enrichissement d’uranium sur le sol saoudien après une simple période d’études, sans exiger le protocole additionnel renforcé de l’AIEA. Cette flexibilité contraste avec le « standard d’or » imposé en 2009 aux Émirats arabes unis, qui avaient renoncé à l’enrichissement et au retraitement. Or, l’accord émirati contenait une clause de sauvegarde : si un voisin obtenait des conditions plus favorables, Abou Dhabi pourrait exiger une renégociation. Selon le New York Times, cité par le même média, les Émirats menacent désormais d’activer ce mécanisme, ce qui, préviennent des experts, pourrait déclencher un effet domino impliquant la Turquie ou l’Égypte.
La perspective d’un enrichissement saoudien est d’autant plus sensible qu’elle intervient après l’offensive militaire américano-israélienne contre l’Iran, justifiée par la volonté d’empêcher Téhéran d’acquérir la bombe. Pour le représentant démocrate Ro Khanna, cité par Khabar Online, ce deux poids deux mesures pose la question de savoir si la priorité du président est l’Amérique ou Israël. La Neue Zürcher Zeitung rapporte que le gouvernement israélien redoute une course aux armements régionale, tandis que l’ancien directeur adjoint de l’AIEA, Olli Heinonen, juge que l’accord suspend de facto le régime de non-prolifération. Le dossier est désormais soumis à un examen de 90 jours par le Congrès, assorti d’une étude de faisabilité de deux ans, période durant laquelle Riyad ne pourra pas se tourner vers d’autres fournisseurs.
| Presse iranienne et apparentée | −0.60 | critical |
|---|---|---|
| Presse israélienne | +0.30 | aligned |
The Saudi nuclear pact tied to Israel normalization is a US-Israeli conspiracy to encircle Iran. The UAE demands equal terms, but Washington gives Riyadh privileged access. This deal threatens regional security and legitimizes Israel's nuclear program.
Normalization with Saudi Arabia, brokered by the US, is a historic step for Israel's security. The UAE's demand for equal terms is a manageable hurdle. The Saudi nuclear deal is conditional on recognizing Israel.
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