
Washington et Téhéran signent un mémorandum de 14 points pour suspendre la guerre au Moyen-Orient
L'accord intérimaire, qui prévoit un cessez-le-feu immédiat et la réouverture du détroit d'Ormuz, suscite espoirs de désescalade et vives critiques aux États-Unis comme en Iran.
Mercredi 27 khordad 1405, les présidents américain Donald Trump et iranien Massoud Pezeshkian ont signé à distance un « Mémorandum d’entente d’Islamabad » en quatorze points, destiné à mettre fin à la guerre en cours au Moyen-Orient. Le texte, lu par un haut responsable américain, proclame un arrêt immédiat et permanent des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban, et engage les deux parties à respecter leur souveraineté mutuelle, à s’abstenir de toute menace ou usage de la force, et à garantir l’intégrité territoriale libanaise. Dans la foulée, le détroit d’Ormuz doit être rouvert et le blocus naval américain contre les ports iraniens levé, tandis qu’un cycle de négociations techniques de soixante jours s’ouvrira dès vendredi en Suisse en vue d’un accord définitif.
Le mémorandum reporte toutefois les questions les plus épineuses. S’il évoque la destruction par l’Iran de ses « poussières d’uranium » et un allègement de certaines restrictions financières, Téhéran a immédiatement précisé, par la voix de son ministère des Affaires étrangères, qu’aucun matériau nucléaire enrichi ne quitterait le pays. Le porte-parole Esmaïl Baghaï a ajouté que l’Iran percevrait des redevances pour les services rendus dans le détroit d’Ormuz. Dans le même temps, un membre de la commission de la sécurité nationale du Parlement a déclaré le programme balistique « non négociable », tandis que la diplomatie iranienne ironisait : « Nos missiles n’aiment pas qu’on parle d’eux. »
Aux États-Unis, l’initiative a provoqué une levée de boucliers dans les rangs conservateurs. L’ancienne ambassadrice Nikki Haley a dénoncé la « reconstruction de la menace que l’Amérique avait ciblée durant la guerre », et le commentateur Mark Levin a dit ne pas croire à un respect de l’accord par Téhéran. Le vice-président J. D. Vance, qui devait parapher le document aux côtés du président du Parlement iranien Mohammad-Bagher Ghalibaf, a défendu un texte « centré sur la performance de Téhéran, pas sur ses slogans ». À Téhéran, Ghalibaf a confié la difficulté de négocier avec « le meurtrier de Qassem Soleimani » et souligné que les forces armées iraniennes avaient besoin d’une « reconstruction et d’une attention particulières ».
Les réactions internationales ont été plus mesurées. Emmanuel Macron s’est félicité qu’un tel compromis rende possible une baisse des prix de l’énergie pour les Français, tandis que le Premier ministre australien Anthony Albanese y a vu un pas vers la réduction des tensions et la réouverture du corridor stratégique. Un député australien a toutefois mis en garde contre la marginalisation des aspirations démocratiques du peuple iranien. Sur les marchés, le prix du pétrole a fléchi, signe de l’importance du détroit d’Ormuz pour l’économie mondiale. Reste que ce mémorandum n’est qu’un cadre provisoire : les négociations helvétiques devront transformer une trêve fragile en architecture de sécurité durable, sous le regard sceptique des opinions publiques des deux rives de l’Atlantique et du Moyen-Orient.
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L'administration américaine a publié les détails d'un mémorandum en 14 points instaurant un cessez-le-feu immédiat et permanent sur tous les fronts, y compris au Liban, et la réouverture du détroit d'Ormuz. L'accord, signé à distance par les présidents Trump et Pezeshkian, constitue une avancée concrète vers la stabilisation régionale et la protection des intérêts de sécurité américains. Le document fixe des engagements contraignants pour éviter toute escalade militaire future.
Le texte du mémorandum temporaire entre Washington et Téhéran prévoit un cessez-le-feu immédiat et la réouverture du détroit d'Ormuz, mais reporte les questions les plus épineuses, comme le démantèlement du programme nucléaire iranien, à une négociation finale. L'accord, signé à distance, lance une période de pourparlers de 60 jours en Suisse, laissant les nœuds cruciaux en suspens. Le cadre convenu semble davantage un report qu'une solution définitive.
La publication du mémorandum a déclenché de vives critiques contre Trump aux États-Unis, tandis que Téhéran obtient la réouverture du détroit d'Ormuz et un allègement des restrictions financières. Le document, signé à distance et intitulé 'Mémorandum d'Islamabad', reporte la question nucléaire à des discussions techniques, mais constitue un succès pour la République islamique en forçant Washington à des concessions. La réaction intérieure américaine expose la faiblesse de la position américaine.
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