
Washington lève temporairement ses sanctions pour l’aide d’urgence au Venezuela après les séismes
Le Trésor américain émet une licence jusqu’en octobre 2026 pour les opérations de secours, sans dégeler les avoirs ni modifier le régime de sanctions en vigueur.
Le 26 juin, l’Office of Foreign Assets Control (OFAC) du département du Trésor des États-Unis a émis une licence autorisant toutes les transactions liées aux secours après les deux séismes qui ont frappé le Venezuela la veille. D’une magnitude de 7,2 et 7,4, survenus à 39 secondes d’intervalle, ces tremblements de terre ont causé la mort d’au moins 235 personnes, selon le ministère vénézuélien de la Santé, et fait plus de 4 300 blessés, principalement dans l’État côtier de La Guaira. La licence, valable jusqu’au 23 octobre 2026, lève temporairement l’interdiction de transactions financières et commerciales imposée par le Règlement sur les sanctions visant le Venezuela (VSR), mais exclut explicitement tout dégel d’avoirs ou toute autre activité prohibée par d’autres décrets exécutifs.
Cette décision humanitaire s’accompagne d’une aide de 150 millions de dollars annoncée par le département d’État, dont 100 millions destinés au Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA) au Venezuela et 50 millions pour les opérations sur le terrain. Le secrétaire d’État Marco Rubio a précisé que des équipes de recherche et de sauvetage, du matériel médical et une assistance humanitaire seraient « immédiatement » déployés. Du côté vénézuélien, la présidente par intérim Delcy Rodríguez a remercié le président Donald Trump pour sa « solidarité avec le peuple vénézuélien ». Les capitales latino-américaines, à l’image de Brasilia qui a dépêché une mission de 36 pompiers et un hôpital de campagne, ont également réagi, tandis que les organisations internationales s’efforcent de coordonner l’aide.
La licence de l’OFAC permet aux banques, aux agences onusiennes et aux ONG de transférer des fonds sans crainte de sanctions secondaires, mais elle ne modifie pas l’architecture globale des sanctions américaines. Depuis 2017, Washington a imposé des restrictions sévères au secteur financier et pétrolier vénézuélien, accusant le gouvernement de Caracas de saper la démocratie et de faciliter le narcotrafic. La capture de Nicolás Maduro en janvier 2026 a ouvert une période de transition politique, durant laquelle les États-Unis ont accordé quelques licences limitées dans le domaine pétrolier, avant de les révoquer en mai dernier. L’exception humanitaire actuelle s’inscrit donc dans une stratégie de pression économique maintenue, tout en répondant à une catastrophe naturelle d’ampleur.
Les secours font face à une situation encore incertaine : un site non officiel de personnes disparues recense plus de 50 000 signalements, tandis que les équipes de sauvetage recherchent des survivants sous les décombres. La licence expire le 23 octobre 2026, laissant aux acteurs humanitaires une fenêtre de plusieurs mois pour acheminer l’aide. Au-delà de cette échéance, le régime de sanctions reste en vigueur, et le dossier vénézuélien demeure un levier dans les relations entre Washington et Caracas. Aucune annonce n’a été faite quant à une éventuelle révision plus large des sanctions, alors que la reconstruction du pays s’annonce longue et coûteuse.
| Presse latino-américaine | 0.00 | neutral |
|---|---|---|
| Presse russe et CEI | 0.00 | neutral |
L'USGS lance une alerte rouge : le tremblement de terre au Venezuela pourrait tuer des dizaines de milliers de personnes.
Utilisation d'une source autorisée (USGS) pour établir la gravité du désastre, détournant l'attention de la décision politique américaine.
L'article ne mentionne pas la suspension des sanctions américaines, qui est l'élément central du titre original.
Moscou et les médias russes ignorent l'événement, privilégiant les informations sur l'Ukraine, les sanctions et les affaires intérieures.
Omission sélective : ne pas mentionner l'événement pour éviter de légitimer l'action américaine ou pour ne pas détourner l'attention de récits plus importants.
Le bloc russe omet complètement l'histoire, ne fournissant aucune information sur la suspension des sanctions ou le tremblement de terre.
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