
Washington sanctionne des alliés politiques du Hezbollah et son réseau financier transnational
Le Trésor américain cible Suleiman Franjieh, Mahmoud Qmati et un maillage d’entreprises au Liban, en Syrie, en Irak et à Oman, accusés de financer le parti chiite.
Le département du Trésor américain a annoncé jeudi une nouvelle salve de sanctions visant des figures politiques libanaises proches du Hezbollah ainsi qu’un réseau d’entreprises accusé de financer le mouvement chiite. Parmi les personnalités ciblées figurent Suleiman Franjieh, chef du courant Marada, et Mahmoud Qmati, vice-président du conseil politique du Hezbollah. Washington reproche au premier d’avoir monnayé son alliance stratégique avec le parti contre un soutien financier destiné à évincer des députés réformistes et indépendants lors des élections législatives. Le second est accusé d’avoir coordonné des transferts d’argent liquide depuis l’Iran. Ces mesures prolongent les sanctions imposées en mars 2026 à l’homme d’affaires Alaa Hamieh, présenté comme la cheville ouvrière d’un système de collecte de fonds et de contrats opaques.
Le dispositif mis au jour par l’Office de contrôle des avoirs étrangers (OFAC) révèle une architecture financière ramifiée, s’étendant du Liban à la Syrie, l’Irak et au sultanat d’Oman. Des sociétés écrans comme Globe Technology Providers, Al-Ahd for Trade and Investment ou Al-Shafa Administrative Services auraient servi à décrocher des contrats, notamment avec l’ancien régime syrien, pour un montant avoisinant les dix millions de dollars. Les bénéfices étaient ensuite redistribués entre des entités liées au Hezbollah. Des comptes bancaires omanais et européens ont facilité des transferts de centaines de milliers de dollars. Les analystes américains soulignent que cette stratégie de pression financière vise à asphyxier les sources de revenus du Hezbollah, au moment où les discussions sur son désarmement divisent la classe politique libanaise.
Du point de vue libanais, ces sanctions frappent au cœur des alliances qui structurent le paysage politique. En ciblant Suleiman Franjieh, allié chrétien du Hezbollah, Washington envoie un signal fort à ceux qui, au sein de la communauté maronite, continuent de pactiser avec le parti chiite. Les milieux réformistes, souvent marginalisés, y voient une reconnaissance implicite de leur combat contre la mainmise du Hezbollah sur les institutions. Toutefois, des observateurs européens mettent en garde contre le risque d’un durcissement des positions, le Hezbollah et ses alliés pouvant dénoncer une ingérence étrangère et resserrer les rangs. La mention par la presse israélienne de « négociations serrées » entre Israël et les États-Unis pour accentuer la pression suggère que ces sanctions s’intègrent dans une dynamique régionale plus large, où l’affaiblissement du Hezbollah est perçu comme un préalable à toute stabilisation durable.
L’administration américaine, qui a classé le Hezbollah comme organisation terroriste dès 1997, ne cache pas son objectif : pousser au désarmement du mouvement pour permettre au Liban de retrouver « un avenir sûr et prospère », selon le secrétaire au Trésor Scott Bessent. Les sanctions secondaires brandies contre les institutions financières étrangères qui faciliteraient des transactions avec les entités visées étendent la portée extraterritoriale de ces mesures. Pour les chancelleries occidentales, l’équation reste complexe : affaiblir le Hezbollah sans précipiter un effondrement de l’État libanais, déjà exsangue, ni attiser les tensions confessionnelles. La prochaine étape pourrait élargir encore la liste des personnalités politiques sanctionnées, accentuant la pression sur un establishment libanais contraint de choisir entre son allégeance au parti chiite et l’isolement financier international.
| Presse iranienne et apparentée | −1.00 | critical |
|---|---|---|
| Presse arabe Levant-Maghreb | 0.00 | neutral |
| Presse atlantique / anglosphère | 0.00 | neutral |
| Presse du Golfe arabe | 0.00 | neutral |
Les États-Unis, poursuivant leur soutien aux crimes sauvages du régime sioniste, ont imposé des sanctions à des responsables libanais sous prétexte de soutien au Hezbollah. C'est une nouvelle manœuvre de Washington pour cibler toute résistance à l'agression israélienne. Les sanctions sont condamnées comme injustes et politiquement motivées.
Le Trésor américain a imposé de nouvelles sanctions à des politiciens libanais alliés au Hezbollah et à un réseau financier transfrontalier opérant au Liban, en Syrie, en Irak et à Oman. Les mesures visent des personnalités comme Sleiman Frangié et un homme d'affaires accusé de gérer des fonds pour le parti. L'action est présentée comme un effort pour faire pression sur l'infrastructure financière du Hezbollah.
L'OFAC du Trésor américain a sanctionné des responsables libanais alignés sur le Hezbollah et des membres d'un réseau d'affaires qui génère des revenus pour le groupe. Le Trésor a déclaré que ces individus ont utilisé leur influence pour entraver le processus de paix au Liban et retarder le désarmement du Hezbollah. Les sanctions visent à perturber les réseaux financiers qui permettent les activités du Hezbollah.
Le Trésor américain a imposé des sanctions à des responsables libanais alliés au Hezbollah, les accusant d'entraver la paix et de retarder le désarmement du groupe. Le secrétaire au Trésor Bessent a souligné que le Hezbollah doit désarmer pour que le Liban puisse avoir un avenir sûr et prospère. Les sanctions visent les réseaux financiers qui sapent l'État libanais et menacent une paix durable.
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