
Zelensky a demandé à Trump l’usage de Starlink pour des frappes en Russie
Lors d’une rencontre à la Maison Blanche le 28 juillet, le président ukrainien a sollicité l’autorisation d’utiliser le réseau satellitaire pour guider des drones vers des cibles en territoire russe, sans obtenir d’engagement ferme.
Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a demandé à son homologue américain, Donald Trump, d’autoriser l’utilisation du réseau de communication par satellite Starlink pour le guidage de drones lors de frappes en profondeur sur le territoire russe. Selon trois responsables cités par le magazine The Atlantic et repris par plusieurs médias internationaux, cette requête a été formulée durant la partie à huis clos d’un entretien à la Maison Blanche le 28 juillet. M. Zelensky a justifié sa demande par la nécessité de neutraliser les lanceurs mobiles de missiles balistiques russes avant qu’ils ne soient mis à feu, réduisant ainsi la dépendance de Kiev envers les intercepteurs Patriot, dont les stocks sont limités.
La réponse de Washington est restée évasive. D’après les mêmes sources, Donald Trump s’est engagé à examiner la proposition et à en discuter avec Elon Musk, propriétaire de SpaceX, mais n’a fourni aucune assurance. Un responsable ukrainien anonyme a confié à The Atlantic que l’administration américaine abordait ce dossier avec prudence : « Permettre à l’Ukraine d’agir ainsi sur son propre territoire est une chose ; utiliser une technologie américaine sur le territoire russe pour détruire des moyens de défense aérienne ou des lanceurs de missiles balistiques en est une autre. C’est un geste inamical. Nul ne sait comment la Russie pourrait réagir. »
La position d’Elon Musk constitue un verrou central. Le milliardaire a toujours affirmé que Starlink était conçu pour un usage civil, mais son attitude a varié au fil du conflit : il a refusé en septembre 2022 une demande ukrainienne visant des navires russes en Crimée, avant de couper début 2026 l’accès des forces russes aux terminaux Starlink sur le sol ukrainien. The Atlantic souligne que les canaux de dialogue privilégiés entre Kiev et M. Musk, notamment via l’ancien ministre de la Défense Mykhaïlo Fedorov, se sont distendus après le départ de ce dernier. Une source proche de M. Fedorov affirme que l’ex-ministre avait obtenu de M. Musk un accord de principe pour des frappes en Russie, à condition que le président Trump en donne l’ordre, mais les discussions ont été interrompues par son limogeage.
La requête ukrainienne s’inscrit dans la perspective d’une nouvelle campagne hivernale de frappes russes contre les infrastructures énergétiques. M. Zelensky a présenté ce recours à Starlink comme un moyen de « viser les archers plutôt que d’abattre les flèches », selon la formule d’un ingénieur de la société Fire Point citée par The Atlantic. En marge de la rencontre, le président ukrainien a également sollicité un entretien direct avec Elon Musk, que l’intéressé a décliné. Le dossier reste en suspens : la décision finale dépendra, selon les sources, de l’évaluation par Donald Trump de l’efficacité d’une telle mesure pour accélérer la fin du conflit ou, au contraire, du risque d’escalade qu’elle comporterait.
| Presse russe et CEI | −0.60 | critical |
|---|---|---|
| Presse européenne continentale | 0.00 | neutral |
La Russie projette la demande ukrainienne comme une preuve de la nature agressive de Kiev, appelant la communauté internationale à reconnaître la menace.
Il souligne le manque de réponse claire de Trump et le refus de Musk pour suggérer que la demande est déraisonnable et dangereuse.
Omet le contexte de l'agression russe et le besoin de l'Ukraine de se défendre, se concentrant uniquement sur la dimension offensive.
L'Europe maintient un ton neutre, rapportant les faits sans prendre parti, tout en soulignant le contexte diplomatique et les besoins de défense de l'Ukraine.
Il utilise des sources anonymes et des déclarations officielles pour créer un récit équilibré qui n'attribue pas de blâme.
Omet la caractérisation de la demande comme une escalade, présente dans la presse russe, et ne discute pas des implications pour le conflit.
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