
Affaire Epstein : l’ex-ministre de la Justice américaine met en cause son successeur devant le Congrès
Auditionnée à huis clos, Pam Bondi défend sa gestion tout en rejetant les erreurs sur Todd Blanche, et refuse d’évoquer Trump. Au Royaume-Uni, la défiance des victimes envers la police persiste.
L’ancienne procureure générale des États-Unis, Pam Bondi, a livré une défense acharnée, tout en reconnaissant des « erreurs d’édition », lors de son audition à huis clos, ce vendredi, devant la commission de surveillance de la Chambre des représentants. Convoquée pour s’expliquer sur la publication chaotique des millions de documents liés à Jeffrey Epstein, cette comparution volontaire – mais non sous serment – a cristallisé les frustrations de législateurs démocrates comme républicains, qui dénoncent depuis des mois un manque de transparence. Selon des fuites dans la presse américaine, Bondi aurait réaffirmé que le ministère de la Justice avait fourni « tout ce qui était exigé par la loi sur la transparence des fichiers Epstein », tout en admettant des négligences dans le caviardage de noms de victimes.
L’affaire prend une dimension politique supplémentaire lorsque l’ex-ministre, limogée par Donald Trump début avril, affirme avoir délégué la supervision de la publication à son adjoint de l’époque, Todd Blanche, devenu depuis procureur général par intérim. Des démocrates présents à l’audience, tel le représentant Robert Garcia, rapportent que Bondi a attribué à Blanche la responsabilité des ratés – erreurs de masquage, protection insuffisante des survivantes – sans fournir d’explication convaincante sur l’intervention de la Maison-Blanche. Refusant obstinément de répondre aux questions portant sur le président Trump, dont le nom apparaît pourtant plus de mille fois dans les documents publiés, Pam Bondi a suscité l’accusation d’une audition « bidon » de la part de l’opposition.
Au-delà des joutes washingtoniennes, les retombées du scandale Epstein continuent d’ébranler les deux rives de l’Atlantique. Au Royaume-Uni, des victimes hésitent encore à coopérer avec la police britannique dans l’enquête visant le prince Andrew, par crainte d’intrusion médiatique et de traitement inéquitable, d’après l’avocat américain Brad Edwards, qui représente des centaines de plaignants. Si le Conseil national des chefs de police assure que toute personne se manifestant sera « traitée avec soin, compassion et respect », la défiance persistante illustre combien la puissance judiciaire et médiatique dissuade, de part et d’autre, les témoignages à charge contre les puissants.
Cette audition à portes closes, dont la transcription sera rendue publique dans les prochains jours, s’inscrit dans un bras de fer plus large entre le Congrès et l’administration Trump sur la divulgation complète des liasses Epstein. Alors que Bondi martèle un engagement « sans précédent » à la transparence – près de trois millions de pages de matériel dévoilées –, les critiques, relayées par des experts, pointent l’absence de véritables révélations sur l’implication de personnalités influentes. Pour les législateurs qui traquent les accointances entre élites politiques et criminelles, la bataille sur les fichiers Epstein est loin d’être close ; elle pourrait même alimenter la campagne en vue des prochaines élections de mi-mandat, où la question de l’intégrité judiciaire pèsera dans le débat public.
| Presse atlantique / anglosphère | −0.70 | critical |
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| Presse iranienne et apparentée | −0.80 | critical |
| Presse indienne et sud-asiatique | +0.40 | aligned |
L'audition à huis clos de l'ancienne procureure générale Bondi a viré à l'affrontement partisan. Les démocrates reprochent au président républicain de la commission d'avoir dénaturé la citation à comparaître en acceptant un entretien volontaire, tandis que Bondi a refusé de parler du rôle de Trump, qualifiant l'audience de mascarade. Des survivantes et des détracteurs dénoncent une opacité persistante dans la publication des dossiers Epstein.
À huis clos au Congrès, l'ancienne ministre de la justice Bondi a dû répondre de la censure et de la publication tardive des dossiers Epstein. Les médias iraniens soulignent le soupçon que la Maison Blanche ait protégé des personnalités puissantes, le nom de Trump étant mentionné plus de mille fois dans les documents. La séance secrète devient le symbole d'un système qui dissimule les liens entre les élites et les crimes sexuels.
L'ancienne procureure générale Pam Bondi a déclaré devant la Chambre que le ministère de la Justice avait rendu publics tous les documents exigés par la loi sur la transparence des dossiers Epstein. Dans sa déclaration liminaire, elle a affirmé que 'justice et transparence ont été assurées', balayant les critiques. L'audition est présentée comme une formalité administrative accomplie, sans insistance sur le conflit politique.
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