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jeudi 30 avril 2026

Artémis II à la Maison-Blanche : Trump mise sur la Lune avant 2029

Le président américain a reçu le 29 avril, dans le Bureau ovale, les quatre astronautes de la mission Artémis II, dont le Canadien Jeremy Hansen. Devant eux, Donald Trump a estimé que la Nasa avait « de bonnes chances » de renvoyer des humains sur la Lune avant la fin de son mandat, en janvier 2029. Une déclaration qui conjugue ambition politique et prudence rhétorique : « Je ne dirais pas “certainement”, parce qu’alors vous diriez : “Oh, nous avons échoué” », a-t-il nuancé, cité par plusieurs agences. La rencontre, trois semaines après le retour triomphal de l’équipage, visait à capitaliser sur un exploit qui a redonné une visibilité mondiale au programme lunaire américain.

Le vol d’Artémis II, lancé le 1er avril depuis Cap Canaveral, a marqué un record : celui de la plus grande distance jamais parcourue par des humains dans l’espace. Les quatre membres — les Américains Reid Wiseman, Victor Glover et Christina Koch, ainsi que le Canadien Jeremy Hansen — ont effectué un survol de la Lune à bord du vaisseau Orion, propulsé par le nouveau lanceur Space Launch System. Leur amerrissage au large de la Californie, le 11 avril, a clos une mission de dix jours qui a permis de tester en conditions réelles des systèmes critiques pour le retour sur le sol lunaire. Pour Ottawa, la présence de Hansen incarne une participation concrète au projet Artémis, dans le cadre d’un partenariat qui prévoit aussi un rôle pour l’Agence spatiale canadienne dans la future station orbitale Lunar Gateway.

Au-delà de la prouesse technique, l’échéance fixée par Trump révèle les pressions qui pèsent sur la Nasa. L’agence spatiale vise officiellement un alunissage habité pour « début 2028 », mais les aléas budgétaires et les retards techniques ont érodé les marges de manœuvre. De Moscou, où le programme lunaire russe reste embryonnaire, les déclarations trumpiennes sont perçues avec un scepticisme teinté de concurrence : les médias russes soulignent que la fenêtre 2026-2029 coïncide avec la fin du second mandat, transformant la conquête spatiale en enjeu de legs politique. En Iran, la couverture de l’événement par Voice of America en persan insiste sur la portée symbolique du moment pour un président qui cherche à restaurer la prééminence américaine après des années de doutes.

L’étape suivante, Artémis III, devrait poser des astronautes — peut-être la première femme et la première personne noire — près du pôle Sud lunaire, une zone convoitée pour ses ressources en glace d’eau. Mais le calendrier reste suspendu aux performances du vaisseau Orion et au développement du module d’atterrissage Starship de SpaceX, dont les essais en vol ont connu des revers. En Europe et au Canada, les partenaires de la Nasa observent avec attention : leurs contributions technologiques sont engagées, mais le rythme américain dictera la cadence. Trump, en courtisant les héros d’Artémis II, a choisi de lier son héritage présidentiel à une renaissance lunaire — pari dont l’issue, comme il l’a lui-même reconnu, n’a rien de certain.

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jeudi 30 avril 2026

Artémis II à la Maison-Blanche : Trump mise sur la Lune avant 2029

Le président américain a reçu le 29 avril, dans le Bureau ovale, les quatre astronautes de la mission Artémis II, dont le Canadien Jeremy Hansen. Devant eux, Donald Trump a estimé que la Nasa avait « de bonnes chances » de renvoyer des humains sur la Lune avant la fin de son mandat, en janvier 2029. Une déclaration qui conjugue ambition politique et prudence rhétorique : « Je ne dirais pas “certainement”, parce qu’alors vous diriez : “Oh, nous avons échoué” », a-t-il nuancé, cité par plusieurs agences. La rencontre, trois semaines après le retour triomphal de l’équipage, visait à capitaliser sur un exploit qui a redonné une visibilité mondiale au programme lunaire américain.

Le vol d’Artémis II, lancé le 1er avril depuis Cap Canaveral, a marqué un record : celui de la plus grande distance jamais parcourue par des humains dans l’espace. Les quatre membres — les Américains Reid Wiseman, Victor Glover et Christina Koch, ainsi que le Canadien Jeremy Hansen — ont effectué un survol de la Lune à bord du vaisseau Orion, propulsé par le nouveau lanceur Space Launch System. Leur amerrissage au large de la Californie, le 11 avril, a clos une mission de dix jours qui a permis de tester en conditions réelles des systèmes critiques pour le retour sur le sol lunaire. Pour Ottawa, la présence de Hansen incarne une participation concrète au projet Artémis, dans le cadre d’un partenariat qui prévoit aussi un rôle pour l’Agence spatiale canadienne dans la future station orbitale Lunar Gateway.

Au-delà de la prouesse technique, l’échéance fixée par Trump révèle les pressions qui pèsent sur la Nasa. L’agence spatiale vise officiellement un alunissage habité pour « début 2028 », mais les aléas budgétaires et les retards techniques ont érodé les marges de manœuvre. De Moscou, où le programme lunaire russe reste embryonnaire, les déclarations trumpiennes sont perçues avec un scepticisme teinté de concurrence : les médias russes soulignent que la fenêtre 2026-2029 coïncide avec la fin du second mandat, transformant la conquête spatiale en enjeu de legs politique. En Iran, la couverture de l’événement par Voice of America en persan insiste sur la portée symbolique du moment pour un président qui cherche à restaurer la prééminence américaine après des années de doutes.

L’étape suivante, Artémis III, devrait poser des astronautes — peut-être la première femme et la première personne noire — près du pôle Sud lunaire, une zone convoitée pour ses ressources en glace d’eau. Mais le calendrier reste suspendu aux performances du vaisseau Orion et au développement du module d’atterrissage Starship de SpaceX, dont les essais en vol ont connu des revers. En Europe et au Canada, les partenaires de la Nasa observent avec attention : leurs contributions technologiques sont engagées, mais le rythme américain dictera la cadence. Trump, en courtisant les héros d’Artémis II, a choisi de lier son héritage présidentiel à une renaissance lunaire — pari dont l’issue, comme il l’a lui-même reconnu, n’a rien de certain.

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