
Mondial 2026 : les groupes D et E à l’heure des comptes
Australie-Paraguay et Curaçao-Côte d’Ivoire, deux affiches aux enjeux diamétralement opposés mais à l’impératif commun : gagner pour ne pas dépendre d’un hypothétique repêchage.
La troisième journée de la phase de groupes du Mondial 2026 livre ses premiers verdicts. Dans les groupes D et E, les deuxièmes places sont en jeu, avec des scénarios où le nul suffit aux uns quand les autres n’ont d’autre choix que la victoire. À Santa Clara, l’Australie et le Paraguay se disputent le droit d’accompagner les États-Unis, déjà qualifiés, en seizièmes de finale. À Philadelphie, la Côte d’Ivoire, dos au mur après sa défaite contre l’Allemagne, affronte un Curaçao qui rêve d’un exploit historique.
Les Socceroos abordent ce duel en position de force. Leur victoire initiale contre la Turquie (2-0) leur offre un matelas : un match nul leur assure la deuxième place du groupe D, quel que soit le résultat du Paraguay. La presse océanienne souligne que le sélectionneur Tony Popovic, malgré la défaite face aux Américains (0-2), dispose d’un effectif rompu aux joutes physiques et aux contres rapides. En face, la Albirroja, battue d’entrée par les États-Unis (1-4) avant de se relancer in extremis contre la Turquie (1-0), doit impérativement l’emporter. Les médias sud-américains rappellent que le Paraguay n’a jamais battu l’Australie en cinq confrontations, mais qu’il reste sur six troisièmes matchs de poule sans défaite en Coupe du monde. L’absence de Miguel Almirón, suspendu pour un geste d’obstruction verbale, prive l’attaque guarani d’un atout majeur.
À des milliers de kilomètres de là, le groupe E offre un contraste saisissant. La Côte d’Ivoire, emmenée par Emerse Faé, peut se contenter d’un nul face à Curaçao pour valider son billet. Les Éléphants, tombeurs de l’Équateur (1-0) avant de céder face à l’Allemagne (1-2), s’appuient sur un collectif où brillent Amad Diallo et Nicolas Pépé. La presse africaine met en garde contre un excès de confiance : quatre titulaires sont sous la menace d’une suspension, et le souvenir de l’élimination précoce au Qatar reste vivace. En face, Curaçao, 81e au classement FIFA, a déjà déjoué les pronostics en arrachant un nul héroïque contre l’Équateur (0-0), porté par les 15 arrêts de son gardien Eloy Room. Les commentateurs caribéens évoquent une « divine justice » espérée par le sélectionneur Dick Advocaat, dont les larmes après le match contre l’Équateur ont ému l’archipel.
L’enjeu dépasse la simple qualification. Le deuxième du groupe D affrontera le deuxième du groupe G, tandis que le troisième pourrait croiser l’Allemagne ou la France dès les seizièmes. Dans le groupe E, le deuxième héritera d’un adversaire a priori plus abordable, alors que le troisième devra patienter pour connaître son sort parmi les meilleurs repêchés. Pour le Paraguay, une victoire signerait la première qualification consécutive en phase à élimination directe depuis 2010 ; pour l’Australie, ce serait une deuxième présence de suite en seizièmes, une première dans son histoire. Curaçao, nation de 155 000 habitants, pourrait devenir la sélection la plus mal classée à franchir un premier tour de Coupe du monde.
Les coups d’envoi seront donnés à 23 heures, heure de Brasília, à Santa Clara, et à 17 heures à Philadelphie. Les regards se tourneront aussi vers les bancs de touche : Clément Turpin arbitrera le choc du groupe D, Glenn Nyberg celui du groupe E. Au-delà des chiffres et des scénarios, ces deux affiches rappellent que le football mondialisé réserve encore des histoires où la simple survie dans le tournoi se mue en épopée nationale.
| Presse latino-américaine | 0.00 | neutral |
|---|---|---|
| Presse d'Asie du Sud-Est | 0.00 | neutral |
Ecuador and Paraguay fight for survival in the World Cup, while Germany and Australia control their own destiny.
By framing qualification as a matter of life or death ('seguir vivo'), the coverage injects drama into a purely mathematical situation, making it more engaging without taking sides.
Australia only needs a draw to advance, Paraguay must win – the pressure is on them.
By comparing the points and goal difference, the coverage creates a clear hierarchy of advantage, subtly framing Australia as the team in control and Paraguay as the underdog.
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