
Panique équestre à Rome : le chaos d'une répétition militaire aux airs de satire politique
Des feux d'artifice allumés par un policier municipal ont fait fuir une trentaine de chevaux sur une artère romaine, blessant quatre personnes et exposant les fragilités sécuritaires italiennes.
Dans la nuit romaine du 30 mai, aux abords des thermes de Caracalla, une répétition nocturne pour le défilé du 2 juin, Jour de la République italienne, a viré à la scène de chaos. Vers 23h30, des pétards ont retenti, semant la panique parmi les chevaux de la parade. Une trentaine d'animaux, certains montés, d'autres tenus à la main, se sont enfuis au galop sur la Via Cristoforo Colombo, axe fréquenté de la capitale. Les vidéos amateurs, devenues virales, montrent une cavalcade surréaliste entre les voitures, sans blessé parmi les automobilistes. Le bilan matériel et humain est lourd : quatre blessés, dont un jeune soldat de 22 ans souffrant de côtes fracturées et d'un poumon perforé, et une quinzaine de chevaux atteints, aucun heureusement euthanasié. Le dernier fuyard a été rattrapé à l'aube, à 14 kilomètres du point de départ.
L'enquête a rapidement ciblé des policiers municipaux, les « vigili urbani ». Selon les reconstitutions de la presse italienne, un fonctionnaire chevronné de soixante ans aurait remis des batteries de feux d'artifice à un jeune collègue en poste depuis un an, qui les a allumés sans autorisation. L'affaire a pris une dimension politique immédiate. Le commandant général des vigiles, Mario De Sclavis, a dénoncé une « histoire très grave » et promis de ne faire « aucune remise », tandis que le policier incriminé murmurait un « je ne voulais pas » rapporté par les médias. Mais au-delà de la faute individuelle, c'est l'image de la sécurité publique qui est écornée, dans un pays où les célébrations nationales cristallisent les tensions partisanes. Le quotidien de droite Libero a ironisé sur les « chevaux déserteurs contre la droite », moquant les commentaires en ligne de la gauche qui exaltait la cavale comme un acte de résistance à un gouvernement jugé autoritaire. Ce détournement symbolique, typique de l'infosphère transalpine, illustre combien le moindre incident devient un terrain d'affrontement idéologique.
À l'étranger, la nouvelle a été reprise avec un mélange de stupéfaction et de retenue. Des médias comme l'Australian Broadcasting Corporation ou le suisse Tages-Anzeiger ont mis l'accent sur la séquence absurde et les défaillances de coordination, tandis que la chaîne arabe Sky News Arabia s'est fait l'écho des excuses officielles. Partout, on souligne le paradoxe d'un État qui ne parvient pas à sécuriser ses propres symboles. Le fait que des feux d'artifice aient pu être introduits et allumés à proximité d'un rassemblement militaire sans feu vert de la hiérarchie interroge, dans un contexte européen où la menace terroriste a imposé des protocoles de plus en plus stricts. Les observateurs francophones, notamment en Belgique et en Suisse romande, y voient un symptôme des dysfonctionnements de l'administration italienne, souvent raillée pour sa lourdeur bureaucratique.
Cet épisode, pour anecdotique qu'il paraisse, révèle une tension plus profonde : celle d'une Italie où la préparation des grands événements publics semble constamment à la merci d'un grain de sable. La justice militaire et civile devra faire la lumière sur les responsabilités, mais le mal est fait : les chevaux de la République ont, l'espace d'une nuit, incarné le désordre. À l'heure où Rome aspire à redorer son image internationale, cette escapade équestre rappelle que la grandeur des célébrations n'a d'égale que leur vulnérabilité.
| Presse atlantique / anglosphère | −0.10 | neutral |
|---|---|---|
| Presse européenne continentale | −0.80 | critical |
| Presse indienne et sud-asiatique | 0.00 | neutral |
Environ 35 chevaux se sont échappés dans les rues de Rome après qu'un agent de la circulation a déclenché un feu d'artifice non autorisé lors d'une répétition nocturne du défilé. Plusieurs cavaliers ont été désarçonnés et un soldat blessé ; le dernier cheval a été retrouvé à l'aube à près de 14 kilomètres du lieu de la répétition.
Un agent de la police municipale a déclenché un feu d'artifice non autorisé lors de la répétition du défilé de la fête nationale, provoquant la fuite de trente chevaux effrayés à travers une grande avenue de Rome. Au-delà des blessés et de la pagaille, l'affaire a suscité indignation, critiques du commandement et une ironie politique : certains à gauche y voient des 'chevaux déserteurs' face au pouvoir en place.
Des chevaux se sont emballés dans Rome après qu'un policier a allumé des feux d'artifice lors d'une répétition de défilé, éjectant plusieurs cavaliers.
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