
L’hymne « Dai Dai » de Shakira sacré meilleure chanson de Coupe du monde
Alors que la chanson officielle du Mondial 2026 est élue meilleur hymne de l’histoire de la compétition par le public, la performance de la star colombienne à Mexico bat tous les records d’audience et suscite une vague de spéculations sur son identité.
La dimension cérémonielle de la Coupe du monde de football trouve en Shakira son officiante suprême. Selon un sondage mené par la revue musicale Billboard auprès de ses lecteurs, « Dai Dai », l’hymne officiel du Mondial 2026 interprété par la Colombienne et le Nigérian Burna Boy, a été désignée meilleure chanson de l’histoire de la compétition. Avec 31,28 % des suffrages, elle devance « Waka Waka » (26,65 %), son propre titre emblématique de l’édition sud-africaine de 2010, et « La Copa de la Vida » de Ricky Martin (24,73 %). La presse latino-américaine, des quotidiens colombiens aux portails brésiliens, célèbre ce doublé qui ancre définitivement l’artiste dans la mythologie footballistique, tandis que les médias indonésiens n’hésitent pas à comparer son lien au Mondial à celui de Mariah Carey avec Noël, tant son retour scande le temps du spectacle global.
Ce sacre s’inscrit dans un raz-de-marée d’audience : la cérémonie d’ouverture au stade Ciudad de México a réuni près de 1,2 milliard de téléspectateurs, éclipsant très largement le show de la mi-temps du Super Bowl assuré par Bad Bunny (125 millions). Les observateurs européens y voient une illustration éclatante de la suprématie du ballon rond sur le football américain dans l’imaginaire mondial — un constat partagé de Paris à Dakar, où l’on sait que la planète se donne rendez-vous tous les quatre ans devant ce rituel fédérateur. Pour le public francophone d’Afrique et des Caraïbes, le souvenir de « Waka Waka » résonne encore comme un symbole de cette unité, et « Dai Dai » semble en prolonger l’élan.
Un étrange trouble a pourtant accompagné la performance. Dès son apparition, lunettes sombres rivées au visage, de nombreux internautes, au Mexique comme en Argentine, ont lancé une théorie conspirationniste : celle d’une imitatrice, une « Shakira de Temu », qui aurait pris sa place. La presse argentine rapporte en parallèle l’amabilité de la chanteuse, qui, surprise en tenue décontractée par le présentateur Marley avant les répétitions, a pris le temps d’échanger avec son équipe. L’incident, largement relayé, cristallise le paradoxe d’une icône à la fois familière et insaisissable — un trouble accentué par la révélation du journal colombien El Espectador selon laquelle Shakira était accompagnée au Mexique par son ancien compagnon Antonio de la Rúa.
Alors que la chanteuse doit également assurer le spectacle de la mi-temps de la finale aux côtés de Madonna et du groupe coréen BTS, cette séquence inaugurale préfigure une Coupe du monde où la musique et le sport continueront de tramer ensemble un récit planétaire, non sans ses zones d’ombre. L’hyperréalité médiatique engendre son lot de faux-semblants, mais une certitude demeure : comme l’écrit la presse indonésienne, le Mondial sans Shakira serait désormais aussi inconcevable que Noël sans Mariah.
| Presse latino-américaine | +0.40 | aligned |
|---|---|---|
| Presse d'Asie du Sud-Est | +0.80 | aligned |
| Presse chinoise | +0.10 | neutral |
| Presse du Golfe arabe | +0.70 | aligned |
Les médias latino-américains célèbrent Shakira comme la reine incontestée des hymnes de Coupe du monde, soulignant les records d’audience et la distinction Billboard, tout en saisissant le côté viral avec sosies et coulisses. Le récit mêle fierté et ironie.
Les médias d’Asie du Sud-Est comparent Shakira à Mariah Carey pour Noël, faisant de son passage en Coupe du monde un rendez-vous cyclique et iconique. Ils notent que 'Dai Dai' entre immédiatement dans la légende du football, mêlant émerveillement et pragmatisme face à ce spectacle planétaire.
Les médias d’État chinois rapportent l’événement de manière sobre, citant les 1,2 milliard de téléspectateurs et le vote Billboard sans aucune emphase. L’approche est technique et détachée, présentant la nouvelle comme une simple mise à jour de l’agenda sportif mondial.
Les médias saoudiens du Golfe saluent le succès de 'Dai Dai' comme une preuve du magnétisme indéfectible de la Coupe du monde, que leur propre édition au Qatar a contribué à redéfinir. Ils relèvent les records d’audience avec une satisfaction discrète, inscrivant le statut instantané de classique du morceau dans une continuité spectaculaire que la région considère désormais comme sienne.
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