
Trump menace de bombarder les infrastructures iraniennes en cas d'attaque dans le détroit d'Ormuz
Le président américain a promis de détruire un pont ou une centrale électrique iranienne pour chaque navire visé, provoquant une riposte de Téhéran sur le mode « œil pour œil ».
Le président des États-Unis, Donald Trump, a annoncé mercredi sur son réseau Truth Social que son administration bombarderait et détruirait « un pont ou une centrale électrique » iranien, y compris dans la capitale Téhéran, chaque fois que la République islamique d'Iran ouvrirait le feu sur un navire dans le détroit d'Ormuz, que ce soit « par missile, roquette, drone ou tout autre dispositif ou arme ». Cette menace intervient après onze nuits consécutives de frappes américaines contre des cibles iraniennes, selon plusieurs médias, et alors que le conflit, déclenché fin février par des frappes israélo-américaines, a déjà coûté 37,5 milliards de dollars aux États-Unis, d'après le secrétaire à la Défense Pete Hegseth.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a répondu sur X que « notre doctrine de défense est claire : œil pour œil. Toute agression contre l'Iran, y compris contre nos infrastructures, provoquera une réponse puissante et décisive ». Une source militaire iranienne citée par l'agence Tasnim a précisé que si les Américains frappaient un pont ou une centrale, la riposte viserait des infrastructures et des installations énergétiques dans la région où les États-Unis ont des intérêts. Le chef de la Force aérospatiale des Gardiens de la révolution, le général Majid Mousavi, a averti que des coupures d'électricité frapperaient les « alliés et les hôtes des assassins d'enfants ».
Le détroit d'Ormuz, par lequel transite environ un cinquième du pétrole et du gaz naturel commercialisé dans le monde, est au cœur des tensions. L'Iran n'y autorise qu'un seul itinéraire, le long de ses côtes, et menace de s'en prendre à tout navire contrevenant. Selon des sources concordantes, le prix du baril de Brent a grimpé mercredi au-dessus de 95 dollars, son plus haut niveau en six semaines, tandis que le prix moyen de l'essence aux États-Unis a dépassé 4 dollars le gallon. Par ailleurs, les rebelles houthis, alliés de Téhéran, ont menacé de bloquer le détroit de Bab el-Mandeb aux navires saoudiens, provoquant le demi-tour de deux pétroliers, selon la société de gestion des risques maritimes Vanguard.
Sur le plan diplomatique, le secrétaire d'État américain Marco Rubio a déclaré que Washington restait « ouvert à la diplomatie », mais que les Iraniens « ne semblent pas prendre cela au sérieux ». De son côté, Donald Trump a affirmé lors d'un meeting en Géorgie que l'Iran n'était « pas prêt » à conclure un accord. Le négociateur iranien Mohammad Bagher Ghalibaf a prévenu sur X que « la situation du détroit ne reviendra pas aux conditions d'avant-guerre » et que « si notre sécurité n'est pas assurée, aucune infrastructure ne sera en sécurité ». Un mémorandum d'entente signé en juin entre Washington et Téhéran, censé ouvrir la voie à un cessez-le-feu, a volé en éclats après la reprise des hostilités début juillet. Aucune nouvelle échéance diplomatique n'a été annoncée.
| Presse atlantique / anglosphère | −0.20 | neutral |
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| Presse d'Asie du Sud-Est | 0.00 | neutral |
| Presse africaine subsaharienne | −0.30 | critical |
Trump's threat to bomb Iranian infrastructure sends oil prices above $100 and triggers stock market losses. The conflict is primarily viewed through an economic lens, as a risk factor for global supply chains.
The Malaysian ringgit remains almost flat amid Middle East uncertainty. The conflict is seen as an external factor keeping investors waiting, with no direct involvement in the region.
The US launches fresh strikes on Iran, and Trump warns of retaliation for soldier deaths. Iran responds by hitting tankers and bases, in an escalation described as 'full-scale war'.
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