
Trump presse les dirigeants musulmans d’adhérer aux accords d’Abraham après un éventuel accord avec l’Iran
Lors d’un appel téléphonique, le président américain a demandé aux pays arabes et musulmans de normaliser leurs relations avec Israël, suscitant un silence glacial.
L’événement le plus marquant fut le silence. Lors d’une conférence téléphonique samedi avec les dirigeants de huit pays à majorité musulmane, Donald Trump les a exhortés à signer des accords de paix avec Israël si un accord mettant fin à la guerre contre l’Iran était conclu. Selon des responsables américains cités par Axios, la ligne est restée muette. Cette révélation, confirmée par plusieurs sources, souligne la profonde réticence des capitales régionales à abandonner la cause palestinienne au seul profit d’une normalisation dictée par Washington.
D’après ces mêmes sources, Trump a explicitement déclaré à ses interlocuteurs — parmi lesquels l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Qatar, le Pakistan, la Turquie, l’Égypte, la Jordanie et Bahreïn — qu’il attendait de ceux sans liens officiels avec l’État hébreu qu’ils rejoignent les accords d’Abraham. La Maison-Blanche voit dans un rapprochement historique entre Riyad et Jérusalem une pièce maîtresse de sa stratégie, mais cet appel révèle une ambition plus large : créer un front uni d’États musulmans en paix avec Israël, en parallèle du containment de l’Iran. Du point de vue américain, l’approche à deux volets — négocier un accord nucléaire avec Téhéran tout en bâtissant une alliance anti-iranienne — redessinerait le Moyen-Orient. Ce grand dessein se heurte toutefois aux réalités politiques du moment.
En Israël, l’élargissement des accords est assombri par des élections imminentes et un climat intérieur inflammable. Benyamin Netanyahou, que Trump s’apprêtait à appeler juste après la conversation, en a fait un triomphe stratégique, mais sa fragile coalition pourrait ne pas survivre à des initiatives diplomatiques audacieuses. De l’autre côté de l’Atlantique, les capitales européennes, notamment Paris et Bruxelles, observent ces manœuvres avec un mélange d’intérêt et de scepticisme. La diplomatie française, historiquement attentive à la question palestinienne et acteur clé au Liban et au Maghreb, exigerait probablement que tout processus de normalisation ne court-circuite pas la solution à deux États. Le silence des dirigeants, en particulier ceux du Pakistan ou de l’Arabie saoudite — où l’opinion publique reste farouchement pro-palestinienne — rappelle que même les régimes autoritaires ne peuvent ignorer la « rue arabe ».
À l’avenir, la voie vers un accord israélo-saoudien demeure escarpée. Riyad a conditionné un tel geste à des progrès tangibles vers un État palestinien, condition que l’actuel gouvernement israélien est peu susceptible de remplir. Le rôle de l’Union européenne pourrait s’avérer déterminant, celle-ci cherchant à concilier son appui aux accords d’Abraham avec son attachement au droit international. Le silence sur la ligne a peut-être constitué un camouflet diplomatique pour Trump, mais il a aussi rappelé avec force que la question palestinienne, souvent reléguée au second plan dans les chancelleries occidentales, conserve une puissance mobilisatrice intacte dans les opinions du monde musulman. Alors que la région se prépare à un possible accord avec l’Iran, ce mutisme en dit plus long que tous les communiqués.
| Presse iranienne et apparentée | −0.80 | critical |
|---|---|---|
| Presse israélienne | +0.60 | aligned |
| Presse russe et CEI | −0.30 | critical |
Iranian press portrays Trump's request as an attempt to impose a peace deal with Israel after ending a war against Iran. It emphasizes that Trump asked Arab leaders to sign the Abraham Accords only if an agreement to end the war against Iran is reached, highlighting a view where Iran is seen as a victim of aggression. The tone is critical and alarmed, accusing the US of wanting to dictate terms in the region.
Israeli press reports with emphasis Trump's request to Arab leaders to join the Abraham Accords, presenting it as a historic step toward normalization. It highlights that Arab leaders, including Mohammed bin Zayed, expressed support for the Iran deal, but Trump then asked them to sign peace with Israel. The tone is triumphant and pragmatic, underscoring Israel's role as a key partner in the region.
Russian press reports the news with detachment, noting that some Arab leaders met Trump's request with silence. It highlights that Trump asked countries like Saudi Arabia, Qatar, and Pakistan to join the Abraham Accords after the end of the war in the Middle East. The tone is skeptical and measured, without enthusiasm, focusing on the lukewarm reactions of the interlocutors.
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