
Une Brésilienne condamnée avec sursis en Corée du Sud pour le harcèlement de Jungkook (BTS)
La justice sud-coréenne a prononcé une peine d’un an de prison avec sursis et une expulsion à l’encontre d’une ressortissante brésilienne ayant sonné 133 fois à la porte du chanteur.
Un tribunal de Séoul a condamné une Brésilienne de 30 ans à un an d’emprisonnement assorti d’un sursis de deux ans pour avoir enfreint la loi sud-coréenne sur le harcèlement et pénétré sans autorisation dans la résidence de Jungkook, membre du groupe BTS. La peine, prononcée par le juge Park Ji-won du tribunal du district occidental de Séoul, s’accompagne d’une mesure d’expulsion du territoire dès que le jugement sera définitif.
Selon les attendus du tribunal rapportés par la presse sud-coréenne, la prévenue a visité le domicile de l’artiste à 22 reprises en l’espace d’un mois, a sonné 133 fois à sa porte en une seule nuit et s’est introduite dans la propriété en suivant un livreur, et ce après avoir été avertie par la police et visée par une mesure d’urgence lui interdisant de s’approcher à moins de 100 mètres. La juridiction a retenu comme circonstance aggravante la réitération des faits malgré ces injonctions, ainsi que la demande de sanction sévère formulée par Jungkook. Elle a toutefois estimé que l’intention de causer un dommage physique direct n’était pas établie, que le chanteur n’avait pas été témoin direct de l’intrusion et que le risque de récidive était faible, la condamnée devant être expulsée.
La presse brésilienne a relayé les déclarations de la famille, qui affirme que la jeune femme, originaire de l’État de Paraíba, souffre de troubles psychiatriques et avait voyagé en Corée du Sud sans prévenir ses proches. Les parents, cités par des médias comme G1, décrivent un état de « surto » (crise) lié à la conviction que Jungkook serait « l’amour de sa vie » et réclament son retour au Brésil pour qu’elle puisse bénéficier d’un suivi médical. La défense a plaidé que les actes étaient motivés par l’expression de sentiments et non par une volonté de nuire, argument partiellement retenu par la cour.
Les médias européens et russes, notamment la BBC, Il Fatto Quotidiano et Kommersant, ont qualifié ce comportement de « niveau extrême d’obsession », soulignant la sévérité des lois sud-coréennes contre le stalking, renforcées après plusieurs affaires impliquant des idols de K-pop. L’agence Bighit Music avait déjà durci les protocoles de sécurité autour de Jungkook, qui avait été visé en 2025 par une tentative d’intrusion d’une ressortissante chinoise à sa sortie du service militaire. L’affaire illustre la tension entre la protection de la vie privée des célébrités et la gestion transnationale de fans obsessionnels, souvent désignés sous le terme de « sasaeng » dans l’industrie coréenne.
La condamnée, actuellement détenue depuis fin février selon les autorités, devrait être expulsée vers le Brésil une fois le jugement devenu définitif, sauf appel. L’ambassade du Brésil à Séoul a été sollicitée par la presse brésilienne mais n’a pas encore communiqué sa position officielle. La suspension de la peine d’emprisonnement est conditionnée au respect des obligations judiciaires et à l’absence de nouvelle infraction pendant deux ans.
| Presse latino-américaine | −0.30 | critical |
|---|---|---|
| Presse russe et CEI | +0.20 | neutral |
Latin America looks with concern at a fellow citizen punished by a distant and inflexible judiciary, calling for leniency and cultural understanding.
The convicted woman is humanized by describing her emotional and cultural background, while the proportionality of the sentence is questioned, shifting judgment from the act to the person.
The severity of the stalking suffered by the BTS member and the duration of the harassment are omitted, facts that would justify the sentence.
Russia watches from afar the spectacle of a globalized world where fanatics and judges clash, reducing the event to a bizarre anecdote.
The most grotesque elements (obsession with an idol, conviction in a distant country) are emphasized to turn a judicial fact into a moralizing tale about Western decadence.
The legal details and the victim's suffering are not explored, preferring a superficial narrative that trivializes the crime.
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