
Washington suspend ses frappes et évoque une « ouverture » diplomatique avec Téhéran
Après treize nuits de bombardements, les États-Unis ont interrompu leurs opérations, tandis que l’Iran annonce une réciprocité conditionnelle et que des discussions techniques sur le détroit d’Ormuz progressent avec Oman.
L’ambassadeur américain aux Nations unies, Mike Waltz, a déclaré dimanche que le président Donald Trump accordait « un peu d’espace » et « une courte marge » aux négociations avec l’Iran, au lendemain de deux nuits consécutives sans frappe aérienne. Selon plusieurs médias, le Pentagone avait mené des bombardements pendant treize nuits d’affilée jusqu’à vendredi, constituant l’escalade la plus large depuis le cessez-le-feu d’avril. M. Waltz a précisé que les États-Unis demeuraient « prêts » à lancer de nouvelles offensives et que des moyens militaires supplémentaires avaient été dépêchés dans la région, tout en insistant sur la préférence affichée par le président pour une solution diplomatique.
Du côté iranien, un haut responsable cité par Reuters a indiqué que Téhéran cesserait ses propres attaques si Washington maintenait l’arrêt des siennes. « La position de l’Iran reste celle de la réciprocité : si les frappes s’arrêtent, l’Iran interrompra aussi ses opérations. Nous avons transmis ce message aux États-Unis », a affirmé cette source, tout en exprimant « plus de doutes que d’optimisme » quant à la sincérité de la pause, perçue comme « tactique et non réelle ». Le porte-parole de l’armée iranienne, Mohammad Akrami Nia, a confirmé que la stratégie de Téhéran était « vengeresse » et visait à instaurer une « dissuasion rétributive », les opérations ayant ciblé des installations radar et des centres de soutien ennemis.
Parallèlement, des discussions techniques entre l’Iran et le sultanat d’Oman se sont tenues vendredi et samedi à Téhéran au niveau des vice-ministres des Affaires étrangères. Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmail Baghaei, a fait état de « progrès » sur les principes communs et les mécanismes d’exécution pour la gestion de la navigation dans le détroit d’Ormuz, tout en précisant qu’aucun changement n’était intervenu dans le trafic maritime. Le site américain Axios a rapporté que le président Trump avait refusé d’approuver un plan du Pentagone visant à poursuivre les frappes, préférant relancer les pourparlers après l’arrivée d’une délégation omanaise à Téhéran pour discuter d’un nouvel arrangement sur le détroit.
Dans le même entretien à Fox News, l’ambassadeur Waltz a estimé que des « divergences internes » au sein du pouvoir iranien compliquaient l’obtention d’une solution diplomatique raisonnable, certains responsables suivant les directives du Guide suprême tandis que d’autres exploreraient une voie différente. Il n’a fixé aucun calendrier, indiquant que le président examinait « les options économiques, diplomatiques et militaires » pour atteindre un objectif stratégique. La Maison-Blanche, par la voix de son directeur de la communication Steven Cheung, a réaffirmé que toutes les options restaient sur la table si l’Iran poursuivait des « actes terroristes » dans le détroit d’Ormuz ou contre des alliés. Les consultations techniques et politiques entre Téhéran et Mascate se poursuivent, sans qu’une échéance pour d’éventuelles négociations élargies n’ait été annoncée.
| Presse iranienne et apparentée | −0.50 | critical |
|---|---|---|
| Presse du Golfe arabe | +0.30 | aligned |
| Presse atlantique / anglosphère | 0.00 | neutral |
Washington pauses strikes only after suffering losses; the truce is tactical and does not change the aggressive nature of the United States. Diplomacy is seen as a propaganda tool to cover up military defeat.
The pause in US strikes on Iran is met with relief by oil markets and neighboring countries, but security concerns persist. The Gulf remains vigilant and ready to defend its infrastructure.
The suspension of strikes is seen as a diplomatic opening but also as a calculated pause after a show of force. Trump has reiterated that military pressure will continue if necessary, while Iran suffers significant blows.
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