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vendredi 24 avril 2026

Le box-office indien se réinvente : déclin des blockbusters, essor des cinémas régionaux

Alors que le mastodonte « Dhurandhar 2 » ralentit nettement, avec à peine 1,4 crore de roupies encaissées lors de son trente-sixième jour d’exploitation et un total hebdomadaire de 23 crores, un vent nouveau souffle sur les salles obscures indiennes. La première place du box-office est désormais occupée par « Bhooth Bangla », le comeback d’Akshay Kumar et du réalisateur Priyadarshan, qui a réuni 84 crores en une semaine. Mais le phénomène le plus éloquent vient du sud du pays : le film malayalam « Vaazha II : Biopic of a Billion Bros », porté par quatre influenceurs amateurs, a rapporté 150 crores en dix jours pour un budget de seulement 13 crores, transformant une plaisanterie de réseau social en record d’audience.

Cette bascule illustre une fracture que le public francophone, notamment en Afrique de l’Ouest et au Canada, observe avec intérêt : l’hégémonie des grosses productions hindi cède face à des récits régionaux plus ancrés, portés par une jeunesse connectée qui bouscule les codes de production et de distribution. En Europe, où les diasporas tamoule et malayalam sont actives, cette effervescence locale renouvelle la cartographie du cinéma indien à l’export, loin des seuls blockbusters bollywoodiens. La modeste performance de « Dacoit », contraint de ne collecter que quelques lakhs, confirme que la recette des stars ne suffit plus.

L’avenir, en Inde comme ailleurs, sera sans doute celui d’un cinéma plus décentralisé, où le succès se construit d’abord dans les États, avant d’irradier vers les marchés mondiaux, y compris francophones.

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Alors que le mastodonte « Dhurandhar 2 » ralentit nettement, avec à peine 1,4 crore de roupies encaissées lors de son trente-sixième jour d’exploitation et un total hebdomadaire de 23 crores, un vent nouveau souffle sur les salles obscures indiennes. La première place du box-office est désormais occupée par « Bhooth Bangla », le comeback d’Akshay Kumar et du réalisateur Priyadarshan, qui a réuni 84 crores en une semaine. Mais le phénomène le plus éloquent vient du sud du pays : le film malayalam « Vaazha II : Biopic of a Billion Bros », porté par quatre influenceurs amateurs, a rapporté 150 crores en dix jours pour un budget de seulement 13 crores, transformant une plaisanterie de réseau social en record d’audience.

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L’avenir, en Inde comme ailleurs, sera sans doute celui d’un cinéma plus décentralisé, où le succès se construit d’abord dans les États, avant d’irradier vers les marchés mondiaux, y compris francophones.

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