
Le Canada annule la cérémonie conjointe d'inauguration du pont Gordie-Howe
En réaction aux nouvelles menaces tarifaires de Donald Trump, Ottawa a décidé de célébrer seul l'ouverture du pont reliant Détroit à Windsor.
Ottawa a annoncé mardi qu'il ne participerait pas à la cérémonie d'inauguration prévue vendredi avec les États-Unis pour le pont international Gordie-Howe, qui relie Windsor (Ontario) à Détroit (Michigan). « Compte tenu des mesures commerciales dont les États-Unis ont menacé le Canada cette semaine, il ne serait pas approprié de tenir un événement de célébration entre les deux pays », a déclaré Jenna Ghassabeh, porte-parole du ministre fédéral de l'Infrastructure, Gregor Robertson, dans un communiqué. Le Canada organisera sa propre cérémonie vendredi, tandis que l'ouverture du pont à la circulation reste prévue pour le 27 juillet.
La décision canadienne fait suite à l'annonce, lundi, par le président américain Donald Trump de l'imposition de droits de douane de 50 % sur une série de produits canadiens, dans un délai de trente jours. La Maison-Blanche a justifié ces tarifs en accusant le Canada de pratiques discriminatoires à l'encontre des automobiles, de l'alcool et des produits laitiers américains. Le premier ministre Mark Carney a indiqué avoir eu un entretien téléphonique avec Donald Trump mardi matin et que les deux parties étaient convenues d'intensifier les négociations commerciales.
Le pont, nommé en l'honneur du légendaire joueur de hockey canadien Gordie Howe, est un projet de plusieurs milliards de dollars dont la construction a débuté en 2018. Il doit permettre de désengorger le pont Ambassador, principal point de passage frontalier pour le fret entre les deux pays, qui a vu transiter 126 milliards de dollars de marchandises en 2023. L'ouverture du pont avait déjà été reportée en juin après que l'administration Trump eut cherché à renégocier l'accord de partage des revenus de péage.
Les modalités précises du nouvel accord de partage des revenus, conclu début juillet, restent floues. Selon certaines sources, le Canada conserverait la moitié des recettes nettes de péage pendant les quinze premières années, l'autre moitié étant versée à un fonds de développement économique régional contrôlé par les États-Unis. D'autres comptes rendus évoquent un partage plus complexe, le premier ministre Carney ayant déclaré que les revenus ne seraient répartis qu'après remboursement de la dette de construction du Canada. L'opposition parlementaire canadienne a réclamé la publication intégrale de l'accord.
Les droits de douane de 50 % annoncés par Washington doivent entrer en vigueur dans trente jours, laissant une fenêtre de négociation. Le premier ministre Carney a affirmé que son gouvernement croyait aux « bénéfices d'un commerce libre et équitable » et restait prêt à négocier. De son côté, le premier ministre de l'Ontario, Doug Ford, a appelé le Canada à répondre « tarif pour tarif, dollar pour dollar » si les taxes américaines étaient appliquées.
Élargis ton regard
Trump suspend les frappes contre l’Iran, en attendant un accord rapide
2 langues · 74 sources
Depuis Economy & MarketsMexique : le PIB bondit de 1,5 % au deuxième trimestre, son meilleur élan depuis 2020
1 langue · 18 sources
Depuis TechnologyGIIAS 2026 : la citadine électrique Chery Q enregistre 6 000 commandes, bousculant le marché indonésien
1 langue · 15 sources