
Le pétrole repasse au-dessus de 90 dollars après une nouvelle flambée de violences au Moyen-Orient
La rupture de la trêve entre Washington et Téhéran, les menaces de Donald Trump et les attaques contre des pétroliers dans le détroit d’Ormuz ont fait bondir les cours de plus de 7 %.
Mercredi 29 juillet, le baril de Brent a franchi les 90 dollars (90,52 dollars à 18 heures de Moscou, +7,65 %) et le WTI a dépassé les 85 dollars, après une accalmie de trois jours qui avait vu le Brent retomber sous les 83 dollars. Cette flambée est directement liée à la reprise des hostilités : les Gardiens de la révolution iraniens ont tiré plusieurs missiles balistiques contre une base aérienne et un centre de commandement américains en Jordanie, tandis que les forces des États-Unis et de l’Arabie saoudite ont frappé des milices alignées sur Téhéran en Irak.
Les tensions se sont encore aggravées lorsque le Corps des gardiens a attaqué et arrêté trois pétroliers dans le détroit d’Ormuz, les accusant d’emprunter une « route non sécurisée et illégale ». Les déclarations du président Trump, qui a promis sur Fox News de « frapper sans pitié », ont accéléré la hausse. Le trafic dans le détroit, par où transite environ 20 % du brut mondial, reste quasi paralysé : seuls deux cargos y ont navigué mardi. L’Iran a rejeté une proposition omanaise de couloir partagé, exigeant le contrôle total de la voie d’entrée.
Parallèlement, les stocks commerciaux de pétrole américains ont chuté de 7,17 millions de barils la semaine dernière, selon l’Agence d’information sur l’énergie (EIA), soit bien plus que la baisse de 1,3 million anticipée, ce qui a accentué la pression sur les prix. Les analystes de RBC Capital Markets jugent improbable un règlement diplomatique rapide du conflit nucléaire sous-jacent, et l’analyste Samer Hasn (XS.com) prévient que la poursuite de la guerre endommagera durablement les infrastructures pétrolières du Golfe et de l’Iran, maintenant les prix à des niveaux élevés.
Dans ce contexte, les marchés restent suspendus aux efforts de médiation menés par Oman pour rouvrir le détroit, mais le blocage persistant alimente les scénarios les plus sombres, certains experts évoquant la possibilité de voir le baril atteindre 200 dollars si la libre circulation n’est pas rétablie.
| Presse russe et CEI | −0.10 | neutral |
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| Presse atlantique / anglosphère | 0.00 | neutral |
| Presse africaine subsaharienne | 0.00 | neutral |
| Presse latino-américaine | 0.00 | neutral |
Oil prices rebound after a drop, driven by Trump's threats to Iran. Volatility is attributed to US-Iran tensions, with the market pricing in possible disruptions. The Kremlin observes how American policy directly affects energy markets.
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Oil prices rise after Iranian missile attack and US-Saudi countermeasures. The report focuses on market reactions and Trump's statements, with a measured tone leaving room for skepticism about the truce.
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