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samedi 2 mai 2026

Tragédie à Zanjan : quatorze démineurs iraniens tués par des restes de la « guerre du Ramadan »

Quatorze membres du génie du Corps des gardiens de la révolution islamique ont péri vendredi près de Zanjan, dans le nord-ouest de l’Iran, lors d’une opération de neutralisation de munitions non explosées. L’accident, survenu dans des terrains agricoles contaminés par des bombardements antérieurs, constitue la plus lourde perte enregistrée parmi les pasdarans depuis l’instauration du fragile cessez-le-feu que les médias iraniens baptisent désormais la « guerre du Ramadan ». Selon le communiqué officiel de l’unité Ansar al-Mahdi, les victimes faisaient partie d’un bataillon spécialisé dépêché dans une zone délibérément polluée par des « bombes à sous-munitions, des bombinettes et des mines aériennes » larguées par des avions « ennemis » – une formulation qui, dans le lexique de Téhéran, désigne les forces israéliennes et américaines. L’étendue sinistrée atteindrait mille deux cents hectares, dont une large part de terres cultivées, ce qui illustre une stratégie d’entrave durable aux activités civiles.

Les sources russes, notamment le quotidien économique Kommersant, citent l’agence iranienne Nournews pour rappeler que les équipes de déminage ont découvert et désamorcé plus de quinze mille engins depuis le début des hostilités. Elles insistent sur la dimension chronique du péril : plusieurs semaines après les frappes, les restes explosifs continuent de piéger un territoire rural où cohabitent paysans et troupeaux. Ce regard venu de Moscou, fidèle à une approche qui souligne les conséquences humanitaires des interventions occidentales, trouve un écho dans les capitales européennes, où la disqualification des armes à sous-munitions est érigée en principe depuis la Convention d’Oslo de 2008.

Depuis Washington, la rédaction en persan de Voice of America apporte un éclairage stratégique différent : l’Iran, selon des analystes occidentaux, accélérerait le ratissage des zones touchées par crainte d’une reprise des opérations américano-israéliennes. Les munitions enfouies sous les décombres ou dissimulées dans les champs représenteraient un double handicap – à la fois une menace pour les civils et un obstacle à la mobilité des forces armées iraniennes en cas d’escalade. Cet empressement, dicté par la vulnérabilité, confère au drame de Zanjan une dimension tactique qui dépasse la simple catastrophe de sortie de guerre.

Pour les opinions publiques francophones, au Canada, en Belgique comme dans plusieurs pays d’Afrique subsaharienne, le drame iranien réveille des mémoires douloureuses. Ottawa et Bruxelles comptent parmi les promoteurs les plus actifs de la Convention d’Oslo, et des États comme le Sénégal ou le Burkina Faso en sont signataires. Dans ces régions, où les résidus explosifs de conflits anciens mutilent encore des paysans et des écoliers, l’hécatombe de Zanjan rappelle l’universalité d’un fléau que les traités suffisent rarement à éradiquer. Elle relance aussi le constat d’une asymétrie juridique : ni Israël, ni les États-Unis, ni l’Iran n’ont adhéré à la Convention, laissant planer une impunité de fait sur l’emploi de ces engins.

En portant à quatorze le nombre de ses morts d’un seul coup, le Corps des gardiens enregistre un tribut humain qui met en lumière le coût souterrain de la confrontation aérienne. Alors que la trêve reste précaire, les champs minés du nord-ouest iranien deviennent le symbole d’une paix piégée, où chaque épi de blé peut dissimuler une menace. L’urgence du déminage, menée à marche forcée dans un contexte de peur et de rumeurs de reprise, dessine en creux une course contre la montre qui engage autant la sécurité des populations que les équilibres géopolitiques à venir.

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samedi 2 mai 2026

Tragédie à Zanjan : quatorze démineurs iraniens tués par des restes de la « guerre du Ramadan »

Quatorze membres du génie du Corps des gardiens de la révolution islamique ont péri vendredi près de Zanjan, dans le nord-ouest de l’Iran, lors d’une opération de neutralisation de munitions non explosées. L’accident, survenu dans des terrains agricoles contaminés par des bombardements antérieurs, constitue la plus lourde perte enregistrée parmi les pasdarans depuis l’instauration du fragile cessez-le-feu que les médias iraniens baptisent désormais la « guerre du Ramadan ». Selon le communiqué officiel de l’unité Ansar al-Mahdi, les victimes faisaient partie d’un bataillon spécialisé dépêché dans une zone délibérément polluée par des « bombes à sous-munitions, des bombinettes et des mines aériennes » larguées par des avions « ennemis » – une formulation qui, dans le lexique de Téhéran, désigne les forces israéliennes et américaines. L’étendue sinistrée atteindrait mille deux cents hectares, dont une large part de terres cultivées, ce qui illustre une stratégie d’entrave durable aux activités civiles.

Les sources russes, notamment le quotidien économique Kommersant, citent l’agence iranienne Nournews pour rappeler que les équipes de déminage ont découvert et désamorcé plus de quinze mille engins depuis le début des hostilités. Elles insistent sur la dimension chronique du péril : plusieurs semaines après les frappes, les restes explosifs continuent de piéger un territoire rural où cohabitent paysans et troupeaux. Ce regard venu de Moscou, fidèle à une approche qui souligne les conséquences humanitaires des interventions occidentales, trouve un écho dans les capitales européennes, où la disqualification des armes à sous-munitions est érigée en principe depuis la Convention d’Oslo de 2008.

Depuis Washington, la rédaction en persan de Voice of America apporte un éclairage stratégique différent : l’Iran, selon des analystes occidentaux, accélérerait le ratissage des zones touchées par crainte d’une reprise des opérations américano-israéliennes. Les munitions enfouies sous les décombres ou dissimulées dans les champs représenteraient un double handicap – à la fois une menace pour les civils et un obstacle à la mobilité des forces armées iraniennes en cas d’escalade. Cet empressement, dicté par la vulnérabilité, confère au drame de Zanjan une dimension tactique qui dépasse la simple catastrophe de sortie de guerre.

Pour les opinions publiques francophones, au Canada, en Belgique comme dans plusieurs pays d’Afrique subsaharienne, le drame iranien réveille des mémoires douloureuses. Ottawa et Bruxelles comptent parmi les promoteurs les plus actifs de la Convention d’Oslo, et des États comme le Sénégal ou le Burkina Faso en sont signataires. Dans ces régions, où les résidus explosifs de conflits anciens mutilent encore des paysans et des écoliers, l’hécatombe de Zanjan rappelle l’universalité d’un fléau que les traités suffisent rarement à éradiquer. Elle relance aussi le constat d’une asymétrie juridique : ni Israël, ni les États-Unis, ni l’Iran n’ont adhéré à la Convention, laissant planer une impunité de fait sur l’emploi de ces engins.

En portant à quatorze le nombre de ses morts d’un seul coup, le Corps des gardiens enregistre un tribut humain qui met en lumière le coût souterrain de la confrontation aérienne. Alors que la trêve reste précaire, les champs minés du nord-ouest iranien deviennent le symbole d’une paix piégée, où chaque épi de blé peut dissimuler une menace. L’urgence du déminage, menée à marche forcée dans un contexte de peur et de rumeurs de reprise, dessine en creux une course contre la montre qui engage autant la sécurité des populations que les équilibres géopolitiques à venir.

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